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(5) Od. VIII 160 : 'AXXà tcu oj6' à[JLa yr^': ToÀuxÀr/iôt, 6a(ji.î!^a)V j àp'/^oç
va'JTawv, o'iTS Tzpr^y.-ripz^ l'aortv | çpopxou ts [xvrijJLtov jcal sTzi(sy.oûoç îTatv 6oa''tov I xîposwv 0' âp~aX£o>v, oùô' àôXrjT-np'. l'o'.xaç. Cfer Bùchsenschiitz Besitz 360 et Buchholtz 172.
Mais bien rares sont les mentions d'un commerce exercé par des Grecs, même concurremment avec la piraterie. Presque partout, il est aux mains d'étrangers, surtout des Phéniciens. Écoutons sur ce point l'histoire d'Eumée ('). Ses parents habitaient l'île deSyros dont le poète dit qu'elle était : t'j'io'zoc,, £'J|j.TiXo;, oi^^oizXr^h-f^!;, TïoX'j-'jpo;. Un jour arrive un navire monté par des Phéniciens va-jo-ixX'JTG!. avoGsç.Le poète les qualifie de Tpwxxat. et l'explication du scoliaste est curieuse : TpwxTr,; • â-o ToO TpoWst.v • xspoa'ivE'.v |3o'jAÔ!ji£voç, cp'AoxspOT,;, Travo'Jpyoç, â-aTE'jojv. Bûcher a remarqué la même association d'idée entre échanger et tromper : Tauschen = tauschen (^). Leur cargaison se compose de J^'-'P'" àyovTsç dQ'jpp.aTa, « des articles de luxe, des curiosités ». Dans la maison paternelle d'Eumée, se trouvait une femme phénicienne, habile ouvrière dyXaà epy' etouia. Enlevée autrefois par
(ij Od. XV 412.
(^) Voir sur l'apparition de l'échange chez les peuples encore à l'état de nature, K. Biicher DieWirtschaft der Naturvôlker 26. L'auteur insiste avec raison sur l'importance de la pratique des cadeaux qui se font en vertu des règles de l'hospitalité. Par cette coutume, les produits des peuples sont transportés de l'un à l'autre et souvent à des distances aussi grandes que celles que franchirait actuellement le commerce. Télémaque reçoit à Sparte comme présent de Ménélas une coupe d'argent que lui-même a reçue du roi de Sidon. Ulysse reçoit des Phéaciens des vêtements, de la toile, des objets d'or, etc. Il cache tout cela à son arrivée à Ithaque, dans la grotte des Nymphes. " Je me suis souvent demandé ce qui serait arrivé, si Ulysse avait été reconnu à temps par les prétendants et avait été tué par eux. Les présents des Piiéaciens auraient reposé jusqu'à notre époque dans la grotte des Nymphes; ils y auraient été découverts par un archéologue. N'aurait-il pas pris tout le trésor comme un dépôt de marchandises d'un commerçant du temps des héros, d'autant plus que l'échange véritable apparaît assez fréquemment chez Homère? „
des pirates Taphiens, elle a été vendue comme esclave. Le navire phénicien reste dans le port toute une année et se remplit de nombreuses marchandises acquises par échange. Mais Tesclave phénicienne a trahi ses maîtres : un de ses rusés compatriotes se présente avec un collier magnifique yoù'jzoy ôp[JLGv £'/wv, uisTa o' y.Ar/.Tpot.a-'.v è'soTo; les femmes se pressent autour de cette merveille et pendant ce temps, l'esclave enlève le petit Eumée et va rejoindre le navire, qui bientôt les emmène au loin.
Le commerce semble limité à des objets de luxe : coupes artistiques, toiles habilement tissées; il s'étend aussi aux esclaves, que ces négociants peu scrupuleux se procurent même par la force ou par la tromperie (-). Un autre peuple apparaît réunissant, à l'exemple des Phéniciens, la piraterie et le commerce : ce sont les Taphiens. Quand Athéna se présente aux regards de Télémaque, elle lui dit qu'elle est Mentes, roi des Taphiens [''): « je suis venu avec mon navire et mes compagnons, en sillonnant la sombre mer, vers des peuples étrangers. Je me rends à Témèse (\) pour y chercher du cuivre et j'y porte du fer resplendissant ».
Le commerce est si peu étendu, parce que la maison se suffit encore à elle-même. Il n'est appelé qu'à combler les lacunes de la production domestique. Il en est autrement, à l'époque d'Hésiode (^). Toute une partie des
('j Cfer VII 472: les Achéens échangent du bronze, du fer, des peaux, des esclaves, des bœufs, contre du vin.