II. XXIV
(3) Od. IV 648.
^*) Od. XI 489 : PouXoi|xt,v x* £-âpoupo<; swv Or^-zvJtixty àXXtji | àv8pl Ttap' àxÂT,pt}j, «o |jL7j pioTo; 7roÀ'j(; eVtj, | fj Trôfj'.v vâx-jcjcri xaTacp6i[jLévoiJiv
àvdtjffsiv.
entrer au service des prétendants : il excelle, dit-il, à allumer le feu, à fendre le bois, à préparer les repas, rôtir les chairs et verser le vin, à s'acquitter des soins que rendent aux nobles les inférieurs (').
Ces mêmes mercenaires apparaissent dans les travaux agricoles. Et quand Ulysse se présente, déguisé en mendiant, accompagné d'Eumée, Mélanthe s'adresse à celui-ci : laisse-le moi, dit-il, laisse-le moi comme palefrenier, pour garder mes étables, nettoyer mes cours, porter des feuilles à mes chevreaux (*).
Le sort de ces ouvriers, plus honorable que celui des mendiants, ainsi que le dit Mélanthe, est parfois moins heureux encore : c'est par suite d'un châtiment de Zens que Poséidon et Apollon ("') sont entrés au service de Laomédon. D'après ce passage, les mercenaires OTJTeç, sont employés dans les travaux agricoles et dans d'autres travaux manuels : Poséidon travaille aux murs de Troie; Phébus garde les bœufs daas l'Ida; mais l'année écoulée, Laomédon ne veut rien leur payer, il les menace de leur couper les oreilles et de les vendre dans des îles éloignées et les deux malheureux s'en vont {jutOoG ywdfjievoi xov
En quoi consistait le salaire promis ? La question se pose non seulement pour les journaliers, mais encore pour les artisans, dont il sera parlé tantôt. Eurymaque qui veut engager Ulysse comme mercenaire OrjTejétjLev (*) sur son champ, lui otfre comme un « salaire honorable » : (jLiTÔoç Se Tot. àpx'.oç errai, la nourriture pendant un an ŒÎTOv jJLèv eirrieravov, les vêtements tiiioLzai, Ù7rooTj(JLaTa. C'est là l'une des formes les plus anciennes du salaire.
(<) Od. XV 317.
(*j Od. XVII 223.
^3) II. XXI 440. Cf. Eurip. Aie. 1 s.
(*) Od. XVIII 357.
L'exemple d'Apollon et de Poséidon montre que ce dernier comprenait parfois, outre l'entretien, une certaine rénumération. De même, la pauvre fileuse de l'Iliade subvient, par son travail, à Tentretien de ses enfants. Comment se payait cette rénumération? Probablement en nature, par l'abandon d'une partie de l'objet produit ou par la remise d'objets précieux, de têtes de bétail, de matières premières.
Les mercenaires sont désignés aussi sous le nom d'eptôoi (*) : le bouclier d'Achille (-) nous les montre la faux à la main; les femmes préparent leurs repas, et dans rOdyssée, une amie de Nausicaa s'offre à l'accompagner au lavoir xal to'. éyio o-JvÉpiOoç afx' i^oiioL'., ofpoL
Les mercenaires OrÎTet;, on l'a vu, apparaissent enfin dans l'exercice de certaines professions manuelles, de certains métiers : Apollon travaille, en cette qualité, « aux murs de Troie. "
Il existe aussi des artisans qui semblent être d'un rang plus élevé que les simples journaliers, car leur métier est désigné sous un nom spécial, fliedenauer a
(1) W. Arnold Das Aufkomraen des Handwerkerstandes im Mittelalter B&le 186 1, p. 20 écrit ceci au sujet des artisans du M.-Age : " Dièse Arbeiter erhiclten von ihrem llerrn deu Hohstoff and thaten um Kosb uud (Jnterhalt die Arbeit hinzu; ein wahrer Lohn war, nur in Ausnahmsfallen gegeben und batte dann mebr den Cbarakter der Belohnnng bedonderen Geschicklichkeit oder Anstrcugung , (cité par Riedtinauer;.
{») Cf. Riedenauer 168 n. 61.