‹ L'industrie dans la Grèce ancienneChapitre 66 sur 89 · IV 423 E · texte numérisé non relu

IV 423 E

(*} Eep. IV 423 E : eàv yàp eiS iraiSeudfxevoi (x^xpioi Sc^pt^ fiyyiJù'rzfzt Travra Taûia pqcSttoç OioiJ/ovTai, xai à^Xa ye ôW vOv i^{i£i^ TtajyoÀEt- Trofxev, iTiV te twv ^uvaixâiv xTTjŒtv xal y^fAtov xai iraiSoirotCaç, ôti ost xaûxa xaxà ttjv 7rapoip,îav Ttavxa ôxt [AaXiŒTa xoivà xà t«j5v œiXck>v

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pliront leurs diverses fonctions dans un esprit de complète soumission et d'entier désintéressement {*),

Sien ne doit les en détourner : Platon retranche hardiment toutes les occasions qui pourraient faire reniutre l'intérêt personnel; de là, l'organisation sociale de sa cité. Elle repose sur la suppression de la famille et de la propriété privée. Les guerriers, et ceci est vrai aussi des philosophes, ne possèdent rien en propre, o*j<r{av xexT7||jLivov {jL7|0€|xtav jjLT^oéva iotav. Ils vivent ensemble comme des soldats au camp, réunis à des tables com* munes, cpoiTuivreç ùï d^ lufitrixicL, Ils ne possèdent ni or, ni argent, car les métaux précieux qui circulent parmi les hommes ont été la source de bien des crimes. Seuls, parmi les citoyens, ils ne peuvent manier ni toucher ni or, ni argent. <c De là dépend leur salut et celui de l'Etat. Dès qu'ils auront en propre des terres, des maisons, de l'argent, de gardiens qu'ils sont, ils deviendront économes et laborieux; de défenseurs de l'Etat, ses ennemis et ses tyrans. Alors, ce ne sera plus que haines et embûches réciproques, les ennemis du dedans seront plus redoutés que ceux du dehors et l'Etat se trouvera à chaque instant plus près de sa ruine » (*).

Mais tous les habitants sont-ils soumis à ce régime ? J'arrive immédiatement au point qui est tout à la fois, le plus intéressant pour notre étude et le plus difficile à élucider.

Les habitants se répartissent en diverses classes : au-dessus, la classe des philosophes et celle des guerriers ; en dessous, la classe des laboureurs et des artisans. Pour les premières classes, pas de doute : elles vivent

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