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pour le commerce. « Son effet naturel est d'introduire une grande variété dans les mœurs, par les nouveautés que les rapports avec les étrangers font naître nécessairement (*) ».
Étant donné les conditions toutes spéciales dans lesquelles la cité a été établie, le commerce extérieur pourra être interdit presque totalement. Tout au plus pourra-t-on tolérer l'importation de certaines denrées telles que l'encens, les parfums, mais pour autant qu'elles soient nécessaires. Pour l'exportation, Platon la règle en ces termes : « en ce qui regarde les objets qui doivent rester dans le pays, que personne ne les exporte (*) ». Plus loin, il prévoit encore l'importation des matières premières utiles à l'industrie. Il y a donc un certain commerce extérieur; il n'est pas appelé à un grand développement, puic^que la cité doit à son heureuse situation de pouvoir subvenir à ses besoins par les propres ressources de son sol : aussi Platon n'entre-t-il pas dans de grands détails. Il se borne à instituer un contrôle sévère des magistrats et à interdire tout commerce extérieur des objets importés (').
Le commerce intérieur sera réduit au strict nécessaire. Le Livre XI contient un curieux passage où Platon parle des marchands. Il en reconnaît la nécessité : « c'est un bienfaiteur commun, cehii dont la profession est de distribuer d'une manière égale et proportionnée aux besoins de chacun des denrées de toute espèce qui sont par elles-mêmes sans mesure et sans égalité. C'est surtout par l'entremise de la monnaie que se fait cette distribution et c'est pour y présider que sont établis les commerçants, les mercenaires, les hôteliers et les autres