C. — Machine à tricoter (Àlostet environs
iV 6. — Deux sœurs travaillant ensemble chez elles sur deux machines louées par le patron, à raison de 3 francs par mois chacune.
Produit : chausseues grises. L*une travaille les pieds^ Tautre les bords.
Tarif: 11 centimes la paire.
Production journalière : 30 paires.
Journée de travail : 7 h. matin à 8 h. soir. Deux heures de repos environ.
Salaire brut : fr. 5.50 pour les deux.
(1) M. Goossens-Neermans, ancien fabricant, dans des notes que nous avons déjà citées, confirme cette observation (cf. Eléments d* enquête, p. 61. Il écrit en 1893 : « C'est la bonneterie au crochet qui a fait vivre le mieux un grand nombre d'ouvrières. Malheureusement, Tarticle est à son déclin. Les ouvrières crocheteuses qui trouvent encore à s'occuper ne gagnent plus que 1 franc à fr. 1 .50 par journée de 11 à là heures. Cest le quart de ce qu'elles gagnaient jadis . il y a 7 ou 8 ans, des ménages enUers couiposés de la mère et de 2 ou 3 filles, se faisant aider d'une ou deux apprenties de 10 à 12 ans, pouvaient gagner ensemble 80 francs par semaine et davantage pour un même nombre d'heures de travail , tout en restant chez elles. »
LINDt STRIE DE LÀ BONNETERIE i5i
A déduire :
i. Location des machines : 6 francs, fr. 0.20 par jour;
â. Casse des aiguilles, à 4 ou 5 centimes l'une*
3r Bobinage : elles le font elles-mêmes:
4. Couture : à TouTrière qui se charge de ce travail, i centime par paire. Soit pour 30 paires, fr. 0.30^
Donc : de fr. 3.30, il faut déduire : O.âO + 0.30 + 0.10 environ (aiguilles) =0.60.
Reste :
Salaire net : fr. 2.70, au maximum. Soit fr. 1 .35 pour chaque ouvrière.
Ce sont de bonnes ouvrières. .
iV" 7. — Jeune fille de 19 ans, travaillant chez son père, boulanger, sur une machine louée 2 francs par mois.
Produit : pieds pour cbausettes. Les bord* sont livrés par le fabricant. Journée de travail : il heures par jour environ.
Salaire brut ; fr. 1.10 par jour.
A déduire : location de la machine, aiguilles, bobinage.
Salaire net : de fr. 0.90 à 1 franc par jour.
M" 8. — Jeune femme mariée. Deux enfants. Le mari ti-availle pour un dépôt de pétrole. 11 distribue le pétrole dans les villages. Salaire fixe: fr. 2.25 par jour et, en plus, fr. 0.15 par 100 litres vendus, ce qui lui fait des semaines de 15 à 18 francs, surtout en hiver où la vente est plus active. La femme travaille pour un fabricant de Lede, qtri lui loue sa niaehine à raison de 3 francs par mois.
Produit : vareuses, taille n^ 6, pour hommes.
Tarif : fr. 0. 50 pièce. Mais la vareuse doit éire livrée complètement achevée garnie, cousue et munie de boulons et boutonnières. Production joum altère :* 6 vareu ses .
Journée de travail : 6 h. matin à 6 h. soir, avec intervalles.
Salaire brut : 3 francs par jour.
A déduire :