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PROCÉDÉ DE MM. CHANCE ET CLAUS

l«QS un four à chaux et qui consistent presque entièrement in acide carbonique et azote. Là, la chaux libre des char- ::*>ëes se transforme en carbonate de chaux, tandis que le sulfure do calcium donne du carbonate de chaux et de Thydrog'ène sulfuré. En dirigeant ce <jaz hydro;^ène sulfuré dans u^Q second récipient contenant du sulfure de calcium des produits résiduels, celui-ci est transformé en sulfhydrate :

G02-l-Ga(SH)2 + H20=G03Ga + H2S H2S4-GaS=Ga(HS)2

Si bien qxieles gaz qui sortent du dernier vaisseau ne renferment plus que des traces d'acide carbonique et d'hydrogène sulfuré, que l'on absorbe en les obligeant à passer dans une caisse contenant de Toxyde de fer ou de la chaux. Lorsque, par suite de la durée d'action de l'acide carbonique, un vaisseau ne dégage plus beaucoup d'hydrogène sulfuré, on ferme le tuyau de dégagement de ce récipient et on ouvre celui d'un vaisseau intermédiaire, riche en sulfhydrate, c'est-à-dire capable de dégager de l'hydrogène sulfufé d'une force suffisante. De cette façon, on arrive à produire des gaz assez richas et décomposition assez constante pour pouvoir être traités en vue de la régénération du soufre. On les emmagasine dans des gazomètres.

La marche de la réaction est indiquée par un brûleur Bunsen, placé en regard d'une lampe adaptée sur la sortie du cylindre en formation de sulfhydrate. Lorsque le gaz prend feu et brûle régulièrement, on est sûr qu'il renferme au moins 30 0/0 d'hydrogène sulfuré; il doit alors être envoyé dans le gazomètre. Dès qu'il s'éteint, on ne doit plus le recueillir, mais l'employer seulement aux autres opérations.

Voici, d'après M. Ghance d), quelle fut en particulier la marche d'une opération.

(1) Moniteur scientifique QvesneviUe, 1888, p.* 932.

A 7 heures du matin, les vaisseaux n®» 7 et 1 ont été char- I gés avec un mélange frais de sulfure de calcium et d*eau. ' Les îJ^az des fours à chauK ont été dirigés dans le vaisseau j n*» 3 et de là dans les vaisseaux n'*^ 4, 5, 6, 7 et 1, en ouvrant tous les robinets intermédiaires. A la sortie du n° 1, les gaz étaient exempts d'acide carbonique et d'hydrogèae sulfuré; ils furent lancés dans Tatmosphère.

A 8'', 4, les gaz du vaisseau n° 5 étaient assez riches en H^S (30 0/U) pour pouvoir être conduits au gazomètre, la totalité du sulfure de calcium ayant été transformée en sulfhydrate. ; Le vaisseau n^ 'i, contenant une charge partiellement | transformée en carbonate, a été compris dans la série, et les 1 gaz des fours à chaux y ont été dirigés. Ils passaient alors j par les n°* 2, 3, 4 et 5. Les gaz de ce dernier ont continuée , être envoyés au gazomètre jusqu'à li^^b, A ce moment I ils renfermaient moins de 30 0/0 d'hydrogène sulfuré, et le contenu des vaisseaux n»* 2 et 3 était complètement trans- '• formé en carbonate de chaux; ils furent par conséquent vidés I et chargés avec de nouveau sulfure de calcium. Les gaz des . fours à chaux furent alors dirigés dans le vaisseau n<>5, pour passer successivement en 6, 7, 1, 2 et 3. Les gaz résiduels furent dégagés en 3 jusqu'à 12*»,25. A 12^,25, les gaz des fours à chaux furent envoyés dans le n° 4 (renfermant une partie de sulfure transformé en carbonate) ; ils passèrent en 5, 6 et 7 ; les gaz de ce dernier furent envoyés au gazomètre jusqu'à 2'». 30.

A ce moment, les n°" 4 et 5 furent vidés et chargés à nouveau, tandis que les gaz des fours à chaux furent dirigés en 1, 2. 3, 4, 5 et 7. Les gaz résiduels sortirent de ce dernier jusqu'à 4'*.35.

A 8'». 20, les vaisseaux n°* 6 et 7 ont été vidés et chargés avec de nouveaux matériaux; les gaz des fours à chaux furent dirigés en 2, 3, 4, 5, 6 et 7; les gaz résiduels s'échappèrent de 7 jusqu'à 9'',20.

A 9'^, 20, les gaz des^owY^ k ç\v^\sc^^>\veTit amenés dans les

S^V'J T1t\ITGSIB!<T DES MJLRCS OU CHARRÉES DE SOUDE

huQt. Otte chambre est divisée en deux compartiments dansp'

le^^iieU le :i«oufre «e dépose 30U3 forme de fleur de soufrefr'^

sèche. la vi^iir d'euu se condense dans le dernier compar-V ^^''

tim^nt. A leur ^tortie des chambres, les gaz traversent une

colonne ^^rnie de brii^ues disposées en chicane et arrosées

d^eau afin de retenir Teuu, Tacide sulfureux el le soufre ea- L

traînas U^ p is^ent ensuite dans un épurateur qui absorbe les L,i

demiî*re9 traces d*hydro^ène sulfuré. Il faut avoir soin de

mélanger bien convenablement l'hydrogène sulfuré à Tair,

car si cehn-là domine, il se perd de l'hydrogène sulfuré; si

au contraire, celui-ci est en excès, il se dégage de Tacide

sulfureux. L'on comprend donc pourquoi M. Chance a été

amené à produire, par les moyens précédemment indiqués

dest gaz ayant une composition aussi constante que possible.

Depuis le mois de décembre 1887, MM. Chance et Claus

sont arrivés à produire Tacide sulfurique par la combustion

du ^^t hydrogène sulfuré, préparé suivant la spécification de

Unir brovet.

Quand on fabrique de Tacide sulfurique avec Thydrogène sulfuré prwluit, on récupère 90 0,0 du soufre contenu dans

les marcs.

Quand on produit le soufre, on a un rendement de 91 00.

JIMiOCÉDÉ I>K MM. HADDOCK ET LEITH f»)

Kxpos^,

On transforme les sulfures des cbarrées en sulfhydrate, en les traitant par un courant d'hydrogène sulfuré,apiès les avoir mis en suspension dans Teau :

(1) CaS-rH-S=Ca(SH)2

(t) Moniteur scientifique Quesneiilie. 1891, p. 1166.

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3(1 numnSCT MS VAMS on CBÂRRÉB8 DB SOUI»

omIihéu dtt pfenier cjliiidi« est saturé par rhydrogène solfttr^« ce qui dkoiaade enviroii quatre heures, on laisse reposer vtn^ lieiures et oo décante la liqueur claire dans des Kic» oA «lie achève de se dariQer. Pendant ce temps, on Uve te» nMdtt» qui notent dans ce cylindre, en y envoyant de Teau et une suffisante quantité d'hydrogène sulfuré. Les eiAU\ d<^ntèe« servent à diluer de nouTolles charrées. Le , rv-sùlu infolubie est alors jelé«

twe sulCàte de soude est dissout à 50* dans le moins d*eaa i potf^xlrfe; la liqueur* neutralisée par la chaux ou par dei . eaus-uiftres* est abandonnée dans des bacs où elle dépose le» niati^r» en suspension. Après clarification, elle doit ^ evMilenir Di^»5 de sulhite pr litre.

l>tte solulion est mélsingAe en quantités théoriques avec U«$ liqueurs de sulfhydrate de calcium et la double décomposition s efl^tue.

SlVNV + Ca;HS)* +2HK) = aNaSH + SO*Ca,2HiO

Lo pnVi|M»t^ est séparé par filtration, lavé, séché et | prt'^^^» t;invlt$ quo le sulfhydrate est traité par une quantité do lMo;irbvm ite de soude« ju:ste sufQsante pour précipiter la j |H'tito quiuUtè de chaux qu'il tient en dissolution (environ. ' 0,5 : aprt'^s repo» et décantation, on l'envoie dans des oarlK>n.iteur$ du ;renre Solvay, où arrive du gaz carbonique qui dvùt «ytre autant que possible pauvre en oxygène.

^2NaSH + 2C0» + ÎH^O = 2C0»NaH + 2H*S

Kn poursuivant la carbonatation jusqu^à ce qu'il ne reste plus queOJ de soufre en solution, il se précipite de 96 à 97 de bicarbonate de soude.

Lliydra^ène sulfuré produit -par la réaction est envoyé dans des carbonateiirs de 20 mètres de haut, où il abandonne son acide carbonique; après quoi, on le dirige moitié dans

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