ABSORBE UR DE MM. SCHLŒSING ET ROLLAND
Cet appareil se composait d'une série de cylindres horizon'* taux communiquant entre eux et à l'intérieur desquels se mouvaient, animés d'un mouvement rapide, des agitateurs à palettes.
Dans ces cylindres circulaient, en sens inverse, l'acide carbonique et la saumure.
Dans le second cylindre, arrivait la saumure ammoniacale (*) ; dans le quatrième cylindre affluait l'acide carbonique des fours à calcaire qui, au fur et à mesure de son passage dans les cylindres 3 et 2, saturait l'ammoniaque, la trans* formant en monocarbonate. Les gaz, appauvris en acid^ carbonique entraînaient de l'ammoniaque dont ils se dépouillaient par leur contact avec la saumure vierge (solution aqueuse de sel) que renfermait le cylindre n® 1.
La solution de carbonate d'ammoniaque poursuivant son chemin passait successivement dans les cylindres 5, 6 et 7 où elle rencontrait de l'acide carbonique pur débouchant dans ce dernier cylindre. Tous ces appareils étaient conve-
(1) Dans le procédé Schlœsing et Rollaud, la saumure ammouiacale se prépare simplement en faisant arriver rammoniaque régénérée au contact d'eau salée.
iblement refroidis par un déversement d'eau qui s'efTeclait sur leur surface externe. Ce dispositif permettait obtenir une bonne utilisation du gaz carbonique^ et évi- LÎt les pertes d'ammoniaque par entraînement; on lui Bproche généralement d'absorber un travail mécanique nportant nécessité par la mise en mouvement des agita eurs.
ABSORBEUR DE M. BOCLOUVARD
Cet appareil, fondé sur le même principe que celui que nous venons de décrire, présente l'avantage de n'exiger qu'une force motrice moindre. Il se compose d'une série de dix cylindres A, B.... disposés en gradins (fig. 13) dans lesquels circule, du cylindre supérieur au cylindre inférieur, la saumure ammoniacale. Les gaz carboniques suivent une . marcbe inverse de celle du liquide : ils sont introduits sous deux formes dans deux cylindres différents. L'acide carbonique presque pur provenant de la calcination du bicarbonate arrive dans le cylindre inférieur, tandis que l'acide des fours i calcaire débouche dans l'un des cylindres du milieu de la série.
L'absorption de l'acide, au lieu d'être favorisée comme dans le cas précédent par le mouvement rapide d'un agitateur, est déterminée par la rotation lente d'une roue à augets qui soulève une certaine quantité de liquide, la déverse dans l'atmosphère carbonique et entraîne en descendant un même volume d'acide carbonique qui se trouve obligé de rester en contact avec le liquide jusqu'à ce qu'étant arrivé au fond, il se dégage pour passer dans le cylindre suivant. Les gaz non absorbés rencontrent des liquides dont la teneur en alcali augmente progressivement , ils abandonnent par suite tout leur acide carbonique et entraînent de petites quantités
Wâlphbn. — La soude. "^
d'ammoniaque que Ton condense en les faisant passe des tours à coke où circulent des solutions de sel et [ de Tacide sulfurique. Ces appareils, employés à Tus Soi^gueSy y ont donné de bons résultats.
Fig. 13. — Appareil de carboDatatioD, système Boulouva
ABSORBEUR DE M. PECHINEY
11 te compose d*un cylindre unique de grande d sion, le long de la paroi duquel sont disposés des aug< tourne autour de son axe par lequel pénètrent et sorte liquides et les gaz.
ABSORBEUR DE M. SOLYAY
Cet appareil est le point important du procédé dit « Solvay ». Il consiste essentiellement en un long cylindre en tôle ou en fonte ayant de 15 à 24 mètres de hauteur (fi*^. 14).
11 est constitué par une série de cylindres de 1 mètre de haut, assemblés par des boulons au moyen de couronnes extérieures.
A l'intérieur sont placés des faux fonds percés