‹ L'Industrie de la soudeChapitre 37 sur 134 · DESSICATION ET TORRÉFACTION · texte numérisé non relu

DESSICATION ET TORRÉFACTION

été employé à Varangéville, consiste en une grande capsule 4e fonte, close el chauftée directement par un foyer. Le bicarbonate y est constamment agité par des racloirs librement suspendus sur un bras horizontal animé d'un lent mouvement de rotation. Ces racloirs forment avec la surface de la capsule un angle aigu. Le même industriel a pris, en 1882 et 18S4, quelques brevets (*) dans le but de résoudre les difficultés qui proviennent de la formation, dans le torréfacteur, de croûtes très dures qui se forment à la faveur de l'eau que renferme le sel de soude et aussi pour parer à la faible conductibilité du bicarbonate pour la chaleur.

A. cet effet, le bicarbonate est mélangé avec une quantité ' déterminée de carbonate calciné dont la proportion varie avec la teneur en eau du produit à calciner. L'opération se fait' dans des cylindres clos, munis d'agitateurs à palettes animés d'un mouvement rapide de rotation, dont le but est de diviser la masse et de la projeter contre les parois de l'appareil. Les particules de carbonate entraînées sont reçues dans une chambre qui fait suite au torréfacteur. Celte disposition permet aussi de recueillir les dernières traces d'ammoniaque qui se dégagent toujours pendant la calcination.

TORRÉFACTEUR DE M. BOULOUVARD

Il se compose (fig. Si et 25) d'une série de six cornues en fonte a, à section rectangulaire, autour desquelles circulent k les flammes d'un foyer commun f. Ces six cornues aboutissent à une caisse commune t où se réunissent le gaz cai boni-

(1) Brevet du 12 octobre 1881 : brevet allemand, no 16.131 ; brevet DO 23.190 du 7 avril 1882.

FÂSHICATIOX m Lk SOODB A L*A

RÉGÉNÉRATION DE L'aMMONIAQUE 127

le^ la vapeur d'eau el les sels ammoniacaux qui se dégagent tdant la calcination du bicarbonate, d*où ils se rendent, len forçant une soupape s, dins un serpentin réfrigérant r ^où se condensent l'eau et les sels ammoniacaux. Dans chacune de ces cornues on introduit deux cylindres en tôle c, d, à parois perforées, préalablement remplis de bicarbonate. Au bout de six heures, la calcination est généralement terminée. On enlève Tobtuiateur o, puis avec un crochet en fer, on retire les boîtes et on en vide le contenu.

La soude ainsi produite étant de beaucoup plus légère que celle fabriquée au moyen du procédé Leblanc, on a cherché à augmenter sa densité en lui faisant subir une fusion. On a proposé, dans ce but, un certain nombre d'appareils sur la nature desquels nous n'insistons pas puisqu'aucun d'eux ne semble avoir été appliqué industriellement.

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