APPAREIL DE MM. SCHLŒSING ET ROLLAND
Il se compose d'un petit distillateur, ayant environ 1 mètre de diamètre et 2 mètres de haut, chauffé, par injection de vapeur, entre 50 et 60°. Là, l'acide carbonique se dégage ; les liquides passent ensuite dans un autre appareil semblable, chauffé à Tébullition, où l'ammoniaque se trouve éliminée puis, le liquide arrive dans un cylindre horizontal où une vis d'Archimède amène constamment de la chaux en pâte qui décompose le chlorhydrate d'ammoniaque avec produc-
f ion de chaleur {lappareil doit être refroidi par un d etu' eufiQ les liquides sont amenés dans un distillai chauffé à la vapeur, où Tammoniaque se rectiGe. Le gaz est recueilli dans de la saumure vierge et donne la saumi ammoniacale.
APPAREIL DE M. SOLVaY
Bien que l'on n'ait pas de renseignements précis sur la méthode employée par M. Sol vay pour r^énérer l'ammoniaque, il esl intéressant de signaler son appareil à colonne, remarquable par son ingéniosité. Le problème de la r^énération de 'ammoniaque esl en effet l'un des points les plus importants de ce procédé, étant donné le prix élevé de celte matière. Or s'il est aisé de dégager l'ammoniaque contenue dans une solution saturée, la mise en liberté des dernières portions nécessite la distillation d'une grande quantité de liquide, et il en résulte l'obtention d'une quantité notable de liqueurs peu riches en principe utile. En réalité^ l'opération s'effectue en deux temps dans l'appareil dont nous parlons plus loin. Les eaux -mères, séparées du bicarbonate et qui renferment, outre le chlorhydrate d'ammoniaque, de l'ammoniaque libre et du carbonate d'ammoniaque, passent d'abord dans une colonne rectificatrice analogue à celles qui sont employées pour la fabrication des alcools. Là, elles sont privées de l'ammoniaque et du carbonate d'ammoniaque qu'elles renferment, après quoi elles s'écoulent dans des récipients spéciaux où elles sont soumises à la double influence de la chaux et de la vapeur d'eau. La chaux décompose le chlorhydrate d'ammoniaque avec mise en liberté d'ammoniaque que l'élévation de température fait dégager.
La séparation de l'ammoniaque et du carbonate d'ammoniaque se fait dans la colonne A (fig. 25) traversée de hau
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par l*» chaLr»r3 p«»ff>f«eSr Iiï Eqoiiie i tfntffîlp»" priTé :'4ix:au2iLiarfie eaosdqïie et de cariuiiiate i
qo^. ^'^ixnrcifkl^ dans le compartîsient I ^ad iul taôe f»:t :is»i>^r lias 4» ehasuil^Tes Biestînâes à ié:a chlofïijdnt^ d'^mtnrjtnaÊqie. Ces cfaaadîênss. la 31: qo-%f r*r, !i.'>rit tH.]è^ fttiXr^ die? par an système i» rip 4U-»'jti«âût i un O'jaunutatear C qai permet il^Lern d>l!<A à ^oloD'é. EI!€S reaferm«nt des paniers pensés dar*» I^iryj'jel.* oq introduit de !a chaux rive. Crrcie eftt pf<^pirée daas les fouri servant à la pro-iu ^fioa iel* earïy>fiiq»je employé pour la carbonatation. Tanils pe charjx .^e dissout dans le liquide à l'état de chlorure ie ciurn, les incjiU et les impuretés restent dans le p d'où on fieui les retirer par la porte qui supporte par pi^;^J le panier. Ces chaudières sont chauffées à la vapei Oîlle-ci arrive d'alx>rd par le tuyau Z dans le distribu qui IVrivoie dans la chaudière la plus épuisée ; elle cire ensuite dans les autres chaudières et revient par le co mufateur dans le tuyau V qui la conduit dans la coloonl A de rectification. Cette colonne porte une soupape di HÙir;!/; % ajustée sur un tube en U rempli de pétrole. Oirnmr; il importe que les gaz qui s'échappent de la colonne, pour se rendre aux dissolveurs, aient une composi tion aus^i fixe que possible, il faut qu'ils s'échappent d< lu colorme toujours à la même température* On atteint C4 r/'HuItat ^jnlce au régulateur placé au haut de la colonne ol rjui consiste en un réservoir R renfermant un flotteur Fqu commnride par un levier la vanne r et détermine ainsi, sui vaut 1<JH besoins, un afflux plus ou moins considérable d< li((ui(l<! froid dans le serpentin réfrigérant.
Dans un brevet du 15 avril 1881, M. Solvay propose di nMnpIac.rr la chaux par les phosphates naturels. A cet eflet. ci'ux <'i sont pulvérisés et^livigués pour en séparer le carbo- \\\\i\> do chaux plus léger. Après quoi on cuit la masse qu£ Ton fait agir sur la solution de chlorhydrate d'ammoniaque.
132 FABRICATION DE LA SOUDE 1 L'aMMONIAQUE
de chaux pulvérisé, on obtient du carbonate d'ammoniaque et du chlorure de calcium.
Les liqueurs filtrées, séparées du chlorhydrate d'ammoniaque, sont riches en carbonate d*ammoniaque. On les rè-j chaufTe, puis on les met en contact avec du sel marin, dont: elles dissolvent de nouvelles quantités.
En les soumettant à l'action du gaz carbonique, le carbonate d'ammoniaque réagit sur le sel marin et fournit du bicarbonate de soude.
Procédé de M. Gilloteaux (*), pour utiliser le chlore du chlorhydrate d^ ammoniaque.
On décompose le chlorhydrated'ammoniaque parle bisulfate d'ammoniaque, pour former du sulfate neutre, lequel, chaufifé à 2()0o, se scinde en sulfate acide et ammoniaque qui rentre dans la fabrication.
L'auteur conseille d'employer le sel ammoniac et le sulfate acide à l'état sec.
De cette façon, on recueille, suivant l'inventeur, Tacide chlorhydrique et Tammoniaque du chlorhydrate d'ammoniaque.
Procédé de M, L, Mond^
pour la récupération de l'ammoniaque et de Vacide
chlorhydrique du chlorhydrate d^ ammoniaque .
Ce procédé consiste à volatiliser le chlorhydrate d'ammoniaque et à obliger les vapeurs à traverser un sel, résultant de l'union d'un acide polybasique, comme Si 0^,60^03, P-0^ avec un oxyde, tel que ceux de nickel, de cobalt, de fer, de manganèse, de magnésium, etc. Ces sels fixent l'acide chlorhydrique du chlorhydrate, tandis que l'ammoniaque se dé-
(1) Moniteur scientifique Quesneville, 1889, p. 1470.
PROCÉDÉ DE M. SCHLŒSING 13U
ppige régulièrement. Quant au produit de la rérxlion, ou le poumet ultérieurement à Taction d'un courant convcnaMe P'air, d'oxygène ou de vapeur d'eau. Il perd alors de Tacide iBhlorhydrique et reprend son état primitif. On doit donner pux sels métalliques des formes en briquettes ondulées, loules, briques creuses, etc., de manière à obtenir un contact aussi complet que possible (^). Ce procédé parait devoir être trop coûteux.