FOURS A BRAS
h- Construites en briques réfractaires unies à Targile, ces deux soles sont supportées par une masse de béton. Leur forme ■ est elliptique à angles arrondis. Elles sont recouvertes d'une "Voûte formant le plafond du four. Placé à 0™,40 au-des5^us de la première sole, ce plafond va en s'abaissant du côté de la seconde. Les deux portes de travail P et P' servent à J'in- ^ Production des ringards, que manœuvrent les ouvriers pour wasser le mélange. Devant chacune d'elles, est solidement i ^labli un rouleau, sur lequel on appuie le râble pour en facii bter la manœuvre. On doit choisir, pour la confection de . ^^ fours, des briques réfraclaires plutôt alumineuses que ^ Siliceuses, denses, dures et sonores, bien cuites. Pour auj;- ^ menter la résistance de la sole à Tusure, on place généralement les briques de champ. Le four est maintenu par des ^^niatures de fer à T reliées par des tirants. On les enfonce ^'i terre de 35 à 40 centimètres et on les consolide par de Petites mureltes. Les tirants relient les fers à T en passant ^^r la surface horizontale supérieure du four. On traite habituellement 500 kilogrammes de matière sur chaque ^ole. La durée de l'opération est d'environ une heure.
La charge, composée de 225 kilogrammes de sulfate de Soude, de 240 de carbonate de chaux et de 120 de houille tien mélangés, est jetée à la pelle sur la sole supérieure par la porte F, On l'égalise et on referme la porte. On la laisse en cet état pendant une heure en brassant le mélange par trois fois. Au bout de ce temps, la sole inférieure étant nettoyée, on y fait passer la masse placée sur la soie supérieure, et l'on a soin de bien brasser afin d empêcher les parties voisines de l'autel d'être brûlées^ alors que celles qui en sont le plus éloignées n'ont pas encore atteint une température suffisante. Là, une réaction énergique se traduit par l'apparition de- flammèches d'oxyde de carbone; la réaction se poursuivant, la masse devient successivement pàleuse, puis demi-fluide, et il commence à apparaitie des flammèches jaune vif, nommées chandelles, qui produisent des petites Halphen. — La soude. '^■^
explosions. A ce moment, le brassage doit être continu jus- Inii qu*à ce que la mai^be commence à se rafiermir. On lanuoène Irti alors vers la porte P, a*où on la tait tombei dans des dia- Iv u riots en tôle dans lesquels elle se solidilie en dégageant de Kr Tammoniaque. L'obtention d'un pain noir prouve que le pro- 1 <7j duit est sulturé; s'il est gris blanchâtre, il y a beaucoup de l^» chances pour qu'une partie du sultate employé n'ait pas été ^% décomposé. Un pain marbré rouge indique un manque d'homogt'^néité delà masse, tandis qu'une marche normale produit un pain gris rosé. Aussitôt la masse introduite sur la sole S, on place un nouveau mélange sur S' où il s'échauile pendant que la soude se forme en S.
Un perlectionnement, apporté par M. Louis Faucheux ^^ consiiite à ajouter à ce tour une troisième sole, sur laquelle on étale le calcaiie devant ser\ir pour toute une opération; celui-ci emmagasine la chaleur et selrouve porté au rouge. Lorsque la stconde sole est libi e, on l'y lait passer et on y incorpore alors les quantités requises de charbon etdesulfate iiéces.^aires au mélange. La suite de 1 opération s'effectue comme d habitude. Ile cette façon, on évite la dépense inutile du charbon qui brûle sans réagir sur la masse pendant tout le temps que celle-ci met à s echaufler jusqu'à la température de réaction, mais en revanche il parait exiger un surcroît de main-d'œuvre.
En France et en Belgique on employait encore, dans ces derniers temps, des fours pouvant recevoir des charges variant de 1 .800 kilogrammes à 13.000 kilogrammes pour chaque opérai ion. J)e tels fouis ne possèdent qu'une sole de forme elliptique, ayant cinq à six portes de travail dont Tunepercée àl'oppobé (iu foyer.
On a à peu près renoncé à employer les fours à plusieurs compartiments pour préparer simultanément la soude hiute et le sullate de soude. Lans ces appareils, les tlammes, après
(1) Faucheux, Moniteur scientifique Quesneville^ 1881, p. 1161.
FOURS A BHAS
^Voir servi à faire la soude, passaient dans le second compartiment qui, suivant le cas, servait de calcine et de cu- 'Vetle ou seulement de calcine. Avec ce dernier dispositif, elles Se rendaient ensuite dans un troisième compartiment qui constituait la cuvette. Le manque d'indépendance du chauffage des compartiments, aussi bien que la difficulté que présente la condensation du gaz chlorhydrique, sont les principaux inconvénients de ce dispositif.
Les proportions du mélange varient un peu avec les usines. ^n emploie par exemple :
r --f--^ ^ ^ ^^^^^^^<>sv.w>sw^^ ^
C~-rne
^^^^i^^M^J^ ^^Vafe
Fig. 68 à 70. — Four du Lancastre.
Sulfate de soude.
Craie
Charbon. . . .
A^Chauny En Angleterre 100 100