DÉSULFURA.TION DES LESSIVES
On a utilisé, pour la désulfuration des lessives, la propriété qu'ont les divers sels de soude, tels que le chlorure et le sulfate, de diminuer !a sohibilité du sulfure double de fer et de soude. Depuis, on a proposé d'oxyder le soufre ou
{{) Moniteur scientifique Quesneville^ 1883, p. 564. (2) Moniteur scientifique Quesneville^ 1883, p. 565.
de le faire passer à Tétat insoluble en le combinant a^-«^ ^ les oxydes métalliques. Dans ce dernier ordre d*idées, a employé notamment l'oxyde de zinc ( Scheurer-KestnerjT r mais il semble auj mrd'hui qu'on préfère généralement \m^ procédés d'oxydation. C'est M. Hargreaves qui, le premier! a appelé l'attention sur l'oxydation des lessives au moyetL d'une trompe à vapeur. M. Pauli a perfectionné ce mode ' faire et a proposé un procédé auquel M. Scheurer-Eestn< a donné la sanction de la pratique. Il consiste à faire agi la vapeur en présence d'une petite quantité d'oxyde supèl~^ rieur de manganèse récemment précipité. La présence deT cet oxyde hâte considérablement les phénomènes d'oxyda-j tion et diminue, dans de larges proportions, la quantité de vapeur nécessaire. L'oxyde utilisé peut être produit en précipitant un sel de manganèse par la chaux à la faveur d'une insufflation d'air. Avec ce procédé, il est rare qu'on parvienne à transformer totalement les sulfures en sulfates. Quand ce résultat doit être atteint, il faut faire la purification par voie éiectroly tique (i) (brevet de M. Merle, 1875); cependant, M. Hurfer dit avoir essayé d'employer ce dernier procédé industriellement sans obtenir les résultats qu'avaient fait espérer les essais de laboratoire.
La purification des lessives sulfurées peut également être obtenue par simple carbonatation (Beringer). L'avantage de ce procédé est de précipiter la silice et l'alumine à l'état de silicate d'alumine C^) et de transformer la soude caustique en carbonate de soude. Le gaz carbonique employé provient de la calcination du calcaire ou de la combustion du coke. Il peut être mêlé à un excès d'air. Le contact entre le liquide et les gaz doit être intime. Parmi les ingénieuses combinaisons proposées, citons celles de M. UngererCa). Elle consiste en un cylindre clos, rempli de cordes tendues verticale-
(1) Sebeiirer-Kestuer, Moniteur QuesiievUle^ 1880, p. 795.
(2) Scbeurcr-Kestuer, Répertoire de chimie appliquée, III, p. 446.
(3) Brevet français du iO mars i^lZ,
t, le long desquelles le liquide, arrivant à la partie rieure, circule, tandis que les gaz marchent en sens rse. Les incrustations qui se forment sur les cordes se shent quand on les secoue. Si, pendant cette opération, eut concentrer les liquides, on les soumet à l'action du carbonique chaud.
ins quelques usines, on désulfure les lessives en ajou- , pendant le lessivage de petites quantités de chaux vive i les bacs de lessivage.
uel que soit le procédé adopté, les lessives de soude obles comme nous venons de le voir, subissent des traitets essentiellement différents suivant qu'on se propose tenir des sels de soude caustiques ou carbonates.