PREPARATION DES SELS DE SOUDE CAUSTIQUES PAR ÉVAPORATION A SEC
a figure 76 représente un four dit « marseillais » employé
et
usage.
Il est muni de deux bassins en tôle £B'
Fig. 76. — Four marseillais.
iff'és par la chaleur perdue du four et dans lesquels on oduit la lessive provenant de l'épuisement de la soude te; là elle se concentre jusqu'à 33 à 34° Baume.
Le four proprement dit est un réverbère caractérisé par distance relativement grande qui existe entre la voûte et sole S, dispositif qui permet de chauffer surtout par ra nement et d'éviter que la substance étalée sur la sole ne salie par la flamme.
Comme dimensions, on peut adopter les suivantes (0:
Sole (ellipse tronquée aux deux bouts) : largeur au miU 3 m<Mres, aux extrémités 1™,40.
Lonjçueur 4'",50, hauteur des piédroits supportant voîite et formant la cuvette 0", 80, flèche de la voûte 0"y élévation de l'autel au-dessus de la sole 0'",70, au-dessus la grille du foyer 4"',15, épaisseur 0",65.
Lefoyer, parallèle à la lonjrueur du four, mesurel",70X 0"',60. Un seul ouvreau de travail. Lorsque la sole est faiteei^ briques, elle doit être recouverte d'une épaisse couche de de soude déjà desséché. Cette précaution est moins important à observer quand la sole est formée par des dalles de fon' placées de champ et très serrées. Les liquidés siphonniiij des chaudières dévaporation B,B' arrivent sur la sole dtt four au moment même où l'ouvrier vient d'activer convenablement le feu et de manœuvrer les coulisses A et B, maintenant celle-là fermée et celle-ci ouverte, de façon que les gai produits surla sole puissent, passant par G, soient dirigésdirectement dais laclieminéede l'usine. Comme à ce moment le feu du foyer est très vif, l'évaporation se fait activement ei S, qui ne tarde pas à se recouvrir d'une couche semi-pâteus< de sel de soude. Alors, on ne doit plus toucher au foyer, poui éviter les entraînements de cendres, diminuer la chaleur i l'intérieur et avoir une flamme bien oxydante. On ferme! et on ouvre A, si bien que les produits de la combustion cir culont sous les bassins B et B' qu'ils échaufl'ent. Avec ui râteau de fer, l'ouvrier casse constamment la croûte rougCîUre qui recouvre la sole du four.
fl) Luiifxc et Naville, Traité thdorique et pratique de la fabrka lion de lasoude^ t. III, p. 2.
Lorsque la masse commence à durcir, on doit la rinpderet la réunir en un tas placé assez loin du foyer. Gomme ^l faut éviter la fusion du sel, il est bon de ne point dépasser *^ température de fusion du plomb.
Le sel de soude, étant devenu tout à fait blanc, est écrasé
* ^t granulé ; après avoir constaté qu'il ne noircit plus le
>. plombate de soude, ce qui prouve la désulfuration complète,
ton le retire par la porte de travail d'où on le fait tomber dans
^es wagonnets en tôle. Après refroidissement, on passe au
^•^rible et on pulvérise à part les gros morceaux qui ne doivent
pas être trop volumineux.
Les produits ainsi obtenus, renferment une assez forte
proportion de soude caustique (en moyenne de 10 à 20 0/Oj.
■*lls sont souillés par la présence de sels de soude tels que
'^Bulfate, sulfite, aluminate,, silicate, etc., et contiennent, de
■plus, de petites quantités de peroxyde de fer.
Remarque. — Pour obtenir des sels bien blancs, on a constaté qu'il fallait éviter de faire bouillir les lessives pendant leur concentration. La lessive de soude ne doit pas être introduite dans le four avant qu'elle ait fait la ioile^ '!' c'est-à-dire qu'elle se soit recouverte d'une pellicule de sels. ^ On ne la décantera que jusqu'à 20 ou 25 centimètres du fond. Les lessives ne doivent pas séjourner trop longtemps dans les bacs de concentration, autrement elles donnent des sels [ . jaunes.
Tous les buit ou dix jours, il faut décroûter le four. L'opération consiste à le chauffer, de façon à ramollir les sels déposés sur les bords, morceaux qu'un ouvrier habile dé- . tache avec un ringard en ayant bien soin de ne pas endommager la maçonnerie.
^17% LA 50CDC PAR LE PaOCÉDÉ LEBLANC
ou
PRÊPARATIOX DES SELS DE SOUDE PAR f^^"^
PRECIPITATIOX FRACTIOXXEE 1^''
Ce pr.Vftié consiste à coaceatrer les lessives jusqu'à ci lent 4'iV!!e< dé^K>5e!it du cirboaate de souie mooohydraté, plui Ibut ou :iioîn> pur s:iivint les circoDstaaces. Les liquides soumit Ve a rêviL>.;rdtk>aéraut de oompositious complexes, li solubilité Is c du cjiib«.>[iate de ^ouie qu'elles renfermeai se trouve fortA- ht d ment itifluencée par U nature et la quantité des impuretés i 1< qui i\i<.voinpa^'uecit. Il résulte des expériences de M. Kolb^fin< que. dans une solution renfermant à la fois du sulfate, ds Vce carU'uate, du chlorure de sodium et de la soude caustique,' p>té le <ultale tend à se déposer le premier et d*autant plus rapi- m^^ dément «jue la solution est plus caustique. W^
L hv irate de >oude élimine successivement tous les autres ¥\S sels en sa.'jutiiulant dans les lessives. V^'
La pi\-v::pititiondu carbonate de soude, d'abord retardée par ooiie du sulûte, croît et reste stationnaire si les lessives rentermeiit peu «iesuifite: elle redescend rapidement lorsque le svl marin et la Sv.>ude caustique l'influencent.
La concentration des lessives peut être elTectuée de deux façons suivant qu'on chaulFe par le fond ou à la surface du liquide à évaporer. La première façon de faire exige untra-. vail moins pénildo pour les ouvriers; eile permet d'obtenir dH< sels de soude plus purs, mais les chaudières sont placées dans de mauvaises condition^ parce que leur fond peut subir de:i coups de feu qui le détériorent; de plus, la chaleur est mal utilisée. Lci*sque Tévaporation s'effectue en chauffant à la surface du liquide, le combustible est mieux utilisé et les
(1) Kolb, Annales de Physiqtie et de Chimie, 1866, X,p. 106.
Ui