‹ L'Industrie de la soudeChapitre 80 sur 134 · SELS DE SOUDE PAR PRÉCIPITATION FRACTIONNÉE · texte numérisé non relu

SELS DE SOUDE PAR PRÉCIPITATION FRACTIONNÉE

areils moins endommagés, mais les lessives se trouvent liées par les impuretés emportées par les gaz du foyer; )utre, une partie de la soude est transformée en sulfite de le par l'action des gaz sulfureux que contiennent les duits de la combustion, et ce sulfite ne tarde pas à se îsformer en sulfate.

-«s chaudières d'évaporation sont en tôled); leur fond doit 5 dépourvu d'arrêtés saillantes qui gêneraient le mouvent des outils. On en rencontre diverses formes. Les ludières ordinaires présentent une particularité qui conte en un fond courbé de telle sorte, qu'il produit sur Tun 3 côtés une rigole placée en dehors du parcours des z du foyer, et dans laquelle on réunit les sels péchés, d'où

les extrait aisément. La chaudière de M. Gamble a la me d'un bateau, c'est-à-dire que sa profondeur, plus grande centre, décroit vers les bords. La partie médiane se trouve alégée, par une murette, de l'action des gaz du foyer qui ne culent par conséquent que le long des deux parties inclies. Ce dispositif réserve au centre une sorte de cavité dans [uelle on réunit les sels précipités. On trouve généraleînt que ce dispositif est moins commode que le précédent, le telle chaudière a habituellement 10 mètres de long sur mètres à 2™,50 de large.

Le pêchage des sels est une opération pénible que M. Thed a tenté de rendre automatique. L'a^ pareil qu'il emploie, ^t effet, consiste en une chaudière demi-cylindrique dans jueilese meuvent les racloirs F et G disposés sur un arbre icé suivant l'axe de la chaudière. Les sels péchés sont jetés à l'extérieur par une palette qui les renvoie sur un in inciinô. Les figures 77 à 79montient cet appareil. Suint la disposition adoptée pour le travail de concentration^ 1 obtient à volonté un nombre plus ou moins grand de sels

soude à divers degrés. Ainsi, lorsque l'on dispose de six

[1) Pour les liquides très alcalins, on emploie des chaudières en ite.

276 LA SOUDE d'après LE PROCÉDÉ LEBLANC

chaudières, l'on peut faciiemeut retirer des trois premiè du sel riche carbonate à 90o jusqu'à ce que, les sels péch< devenant moins purs, Feau soit envoyée dans les deux chaudières suivantes où elle abandonne un sel marquant de 8D à 85" ^^^ Les eaux-mères sont réunies dans la sixième poêle où elles laissent déposer un sel à 70-75" (2).

Lorsque la concentration est effectuée, en chauffant la surface du liquide, on utilise toujours, à cet effet, la chaleur perdue du four à soude. Un carneau de secours sert à faire passer la flamme au-dessous de la chaudière chaque fois que la pêche du sel s'effectue. Des ouvreaux ménagés le long: de la poêle d'évaporation permettent de retirer ces sels. Le liquide évaporé est constamment remplacé par de nouvelles eaux sodiques, et Ton ne vide la chaudière que toutes les vingt-quatre heures. Les croûtes salines qui se forment àla surface du liquide doivent être brisées de temps à autre au moyen d'un râteau. Lorsque la matière a pris la consistam d'une bouillie, l'ouvrier ouvre les portes, laisse le liquid drainer pendant un moment par la fente, puis il enlève I porte et relire le sel qu'il place dans le filtre. Les sels ainsi! obtenus doivent être laissés à l'égouttage au moins pendant! deux ou trois jours. Les eaux-mères soat généralement éva- ^ porées à part et fournissent un sel de seconde qualité pouvant ' titrer de 75 à 80°. Quant à l'eau-mère du second sel brut, J elle retourne à la chaudière. :

Avant de calciner le sel brut, on peut le purifier plus ou moins complètement, soit en le lavant sur le ûltre avec une ' petite quantité d'eau, soit en le passant à la turbine, soit en le soumettant à un clairçage méthodique ou encore en injec-^ tant, sous le faux fond des réservoirs, un jet de vapeur qui, en se condensant, entraîne les impuretés que Ton retrouve dans les liquides.

(1) Ce sel calciné a 6 à 10° de causticité.

(2) Ce dernier sel a 15° de causticité.

Page 1