SALINES
Schôneberk Diirrenberg Kseu
En raison de ses nombreux inconvénients, remploi de ce procédé est de plus en plus abandonné. Il a jadicalement disparu de France.
Forages,
On préfère opérer par forages. Ce procédé est basé sur cette constatation que la richesse de l'eau salée croît avec la profondeur du sondage, bien qu'il puisse arriver qu'une couche soit moins riche que celle qui se trouve à un niveau plus élevé, comme cela a été observé à Dûrrenberg où Ton a trouvé :
Profoudeur eu mètres 12 23 96 145 310 322 334 Teneur en sels 4,4 2,9 4,9 2,5 9,3 19,2 16,6
La profondeur du trou de sonde varie. On Farrèle quand on a atteint une couche assez concentrée pour être directe-
(1) Ibid, p. 55.
mètres dans le gîte parce qu'alors on extrait directement une solution saturée. Quand le gîte est placé à une trop grande profondeur, il n'y a plus intérêt à chercher à l'atteindre à cause des dépenses considérables que cela nécessiterait.
Quoi qu'il en soit, on est généralement obligé de donner au trou de sonde une profondeur de 150 à 300 mètres; son diamètre varie de 10 à 15 centimèlref? à la partie inférieure. On le garnit de tubes de cuivre de 8 à 10 millimètres d'épaisseur, afin d'empêcher à la fois les éboulements et l'invasion de l'eau douce. L'extraction serait onéreuse si Ton ne pouvait faire remonter l'eau salée en utilisant les forces naturelles. Pour atteindre un tel résultat, on établit au centre du trou de sonde un système de tuyauterie concentrique dont la partie supérieure, formant corps de pompe, est munie d'un piston, tandis que la partie la plus basse, fermée à Textrémité, porte un grand nombre de petits trous disposés sur une hauteur de 3 mètres, de façon à former crépine. On fait arriver entre le trou de sonde et la partie extérieure du tubage concentrique un courant d'eau provenant de terrains supérieurs. Cette eau creuse dans le gîte salin une excavation où s^ rassemble l'eau salée. Si l'excavation est bien étanche, l'eau douce emplit l'espace annulaire et compris entre les parois du trou de sonde et la tuyauterie dans laquelle s'élèvera l'eau salée. La densité de l'eau salée étant plus considérable que celle de l'eau douce, les colonnes liquides comprises d'une part dans l'espace annulaire et d'autre part dans le système de tuyauterie n'auront pas la même hauteur ; cette dernière sera moins élevée, aussi, faudra-t-il, pour l'amener à la partie supérieure du puits, faire intervenir un travail mécanique, capable de mouvoir la pompe destinée à l'aspirer.
L'installation d'une exploitation de ce genre n'est pas sans présenter un certain nombre de risques. Ainsi, comme on ne peut modérer l'action dissolvante de l'eau douce, il
leul arriver que celle-ci établisse une communication avec les terrains perméables, créant ainsi une autre issue à la saumure ; ou bien il peut se produire des éboulements qui mettent la pompe hors de service et, dans Tun ou l'autre raent envoyée aux chaudières. Chaque fois que cela est possible, il est avantageux de chercher à pénétrer de quelques de ces cas , on est obligé d'abandonner le sondage et il est alors très difficultueux de pratiquer une extraction ultérieure par travaux souterrains.
A sa sortie du trou de sonde, l'eau salée tient en suspension une importante quantité de substances solides dont il la faut débarrasser, par repos et décantation dans des réservoirs spéciaux, avant de l'envoyer aux chaudières de concentration.
Dans les pays froids, on utilise à la concentration des solutions salines la propriété qu'elles ont de donner, quand on les soumet à une température de — 18°, de la glace qui ne renferme qu'une minime proportion de sels.