‹ L'industrie de la teintureChapitre 125 sur 179 · LONGUEUR · texte numérisé non relu

LONGUEUR

25 kilogrammes.

Dans les barques de :

i 25 kilogrammes on traite de 12 à 30 kilogrammes.

11 est inutile d’avoir des barques de dimensions plus considérables, 200 kilogrammes étant une mesure déjà très élevée, car il deviendrait alors difficile de travailler également toute la masse.

La hauteur d’eau à mettre dans les barques pour y traiter une quantité déterminée de coton, est indiquée sur une échelle mobile aftèctée à chaque grandeur de barque.

Afin d’éviter, lors de la vidange, l’entraînement dans les caniveaux d’une quantité trop notable de coton, on place, dans les angles où se trouvent les soupapes, des planches ou des plaques métalliques percées d’orifices de petites dimensions (passettes).

On remplit les barques à l'aide de robinets placés audessus et qui sont branchés sur une conduite générale dont les différentes parties doivent avoir des dimensions suffisantes pour que l’emplissage ne demande pas un temps trop considérable.

TEINTURE DU COTON BRUT Le chauffage du bain se fait à l’aide d un barbotteur constitué par un tuyau en cuivre percé de trous et régnant sur tout un côté de la barque vers le fond.

Travail du colon brut. — Le coton brut sortant du batteur est amené devant les cuves dans des sacs. Le bain devant servir au débrouillage ou contenant les substances nécessaires à la teinture (teinture au bois en un seul bain) est porté au bouillon. On y fait pénétrer le coton en 1 enfonçant avec les fourches (entrer le coton).

Ces fourches sont en fer et ont le plus souvent quatre dents; on doit les prendre aussi légères que possible.

Pour que le bain ait une action bien égale sur toutes les parties du coton, on donne un coup de crochet. L’opération désignée de cette façon consiste à tirer le coton sur le devant de la barque avec des crochets en fer et à l’cmpilcr contre la face de la barque où se trouve l’ouvrier ; on le rejette ensuite dans le bain à l’aide des fourches.

Quand le temps d’ébullition est jugé suffisant on relève le coton en arrière, c’est-à-dire qu on 1 empile contie la face arrière de la barque qui est souvent adossee au mui , on dégage aussi les passettes et les soupapes cnle\ées, l’écoulement du bain se fait facilement. On laisse refioidir le coton, puis les ouvriers descendent dans la cuve et le placent dans des paniers.

Le bain se trouve ainsi perdu et, pour pouvoir le conserver lorsqu’il contient encore des produits utilisables, on

place sur la cuve une grande claie en bois sur laquelle on empile le coton qui s’égoutte avant d’être enlevé.

Les bains ainsi conservés peuvent servir à une nouvelle opération après qu’on les a convenablement recharges des ingrédients nécessaires.

Lorsqu’on teint des nuances qu’on doit obtenir à l’aide des matières colorantes artificielles fixées sur mordant, on opère de la façon suivante :

Le coton brut est débrouillé à l’eau pendant deux heures, puis passé dans un bain chauffé à 70° C. et contenant le tannin, puis dans un second contenant l’émétique et chauffé à la même température ; on procède ensuite à la teinture.

L’eau du bain étant chauffée à 80° environ, on y verse une solution contenant un quart environ des quantités totales des matières colorantes jugées nécessaires pour amener à la nuance de l’échantillon 5 on ne peut, en effet, mettre la totalité dans le bain, caron aurait des inégalités trop considérables de teintes dans les différentes parties de la masse, certaines portions pouvant même être complètement incolores.

On entre le coton dans le bain en vidant dans la cuve les paniers qui le contiennent, on le repartit aussi uniformément que possible à l’aide des fourches et on l’y laisse un quart d’heure. Au bout de ce temps le bain est presque complètement épuisé, on relève le coton en avant et< dans la partie libre de la cuve, on verse une dissolution contenant le second quart des matières colorantes préalablement dissoutes ; on agite avec une palette afin d uniformiser le bain (palier), on rabat le coton dans le bain et on 1} laisse de nouveau un quart d’heure. On relève en arrière et on continue ainsi jusqu’à ce que 1 on soit arrivé à la nuance désirée.

Pour pouvoir tirer de la teinture du coton brut tous les avantages qu’elle peut donner, il faut profiter de ce qu on peut corriger les nuances par des mélanges faits aux cardes et échantillonner sur la barque aussi rapidement que

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