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TEINTURE DU COTON BRUT

possible, quitte à ne pas être absolument à la nuance; le coton est moins fatigué et se travaille mieux en filature.

On pourrait même, étant donné un certain nombre de types parfaitement établis et suffisamment nombreux, étudier les nuances que les combinaisons de ces types peuvent donner aux cardes et produire ainsi presque toutes les nuances demandées par le commerce, caron ne saurait croire jusqu’à quel point on peut mélanger des nuances dissemblables sans choquer l’œil outre mesure.

En employant ce procédé et en teignant sans mordançage préalable la fuchsine, le vert malachite, les violets, etc., pour les articles mauvais teint, on arrive à un bon marché extraordinaire.

On reproche au procédé de teinture en cuve pratiqué comme nous venons de le décrire, de donner un coton dur et assez difficile à travailler et on leur préfère, pour ces raisons, le procédé de teinture par piétage.

Teinture par piétage. — Le coton est foulé aux pieds dans des baquets, par couches successives, et on verse sur chacune d’elles la quantité de bain bouillant necessaire pour l'imbiber complètement. On procède ainsi jusqu’à ce que le baquet soit plein.

L’ouvrier qui fait ce travail doit être muni de sabots très épais et doit opérer avec une certaine prudence pour éviter les brûlures.

On emploie pour cette teinture des bains concentrés, mais plus courts, et on fait, au total, une certaine économie de produits. Mais il faut entre chaque bain, si la teinture en comporte plusieurs, passer le coton au loup afin de déchirer la masse fortement comprimée.

Tassait, Teinture

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