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TEINTURE DE LA LAINE BRUTE

Ce qui correspond à un volume d’eau de 2990 litres, soit environ 00 litres d’eau par kilogramme de laine.

Fig. 16. — Barque de teinture, pour la laine filée et la laine peignée.

A. barque; B. tuj'au amenant la vapeur; G. bâtons de lise;

D. flottes ou écheveaus, de soie.

Les écheveaux, après mouillage, sont cmbâtonnés et on place les bâtons (G) sur les bords de la cuve de teinture, les écheveaux pendant à l’intérieur (B).

Tous les bâtons étant serrés les uns contre les autres vers une des extrémités de la barque, il doit rester à l’autre extrémité un espace libre à peu près égala la longueur d’un écheveau.

Deux ouvriers, placés de part et d’autre de la cuve, prennent d’une main l’extrémité du premier bâton, l’écartent un peu des autres et, de la main restée libre, saisissent chacun un des deux écheveaux que le bâton supporte, les soulèvent en les tenant hors du bain et y replongent la portion primitivement en dehers, de façon à faire occuper à tous les points de l’écheveau ur.e position diamétrale-

ment opposée. Gela fait,' ils repoussent le bâton vers le côté libre de la barque afin de dégager le suivant pour lequel ils procèdent de la même façon et ils continuent ainsi jusqu’à ce qu’ils aient manoeuvre tous les echeveaux, c’est ce qu’on appelle donner un tour ; ils se retournent alors et refont la même opération en sens inverse.

Les barques sont faites en madriers de 6 centimètres d’épaisseur maintenus par des boulons qui les traversent.

Un barboteur formé d’un tuyau de 40 millimètres de diamètre environ est disposé sur le fond de la cuve suivant l’axe longitudinal.

Ce tuyau arrive verticalement le long d’une des petites faces ce qui vaut mieux que de le faire pénétrer dans le bois de la cuve à la partie inférieure; on évite ainsi un joint difficile à faire et qui peut facilement donner des fuites. Cette portion de la cuve se trouve chauffée plus énergiquement que la partie opposée, car outre que la surface de chauffe y est plus considérable, la vapeur y arrive en plus grande abondance, quoiqu’on ait la précaution de percer des trous plus petits de ce côté, et de fait on constate une différence de 5 à 10° entre les deux extrémités du bac.

Pour que l’on ne soit pas exposé à avoir des laines plus foncées, on a soin de faire permuter les bâtons de façon à leur faire occuper successivement toutes les parties de la barque. A cet effet quand on a fini de donner un tour on enlève les deux bâtons d'une extrémité pour les porter à l’autre. De plus, afin d’éviter que les laines placées du côté de l’arrivée de vapeur ne viennent à se tacher en touchant le tuyau de vapeur, on entoure ce dernier d’un petit caisson en bois qui l’isole complètement.

teinture de ea laine brute Les laines peignées sont lavées après teinture, essorées, puis séchées; on les passe au guilbox afin de mélanger toutes les parties pour obtenir une nuance uniforme. On corrige définitivement la teinte dans un dernier passage, en ajoutant une portion de laine d une nuance légèrement différente, si cela est nécessaire.

Teinture mécanique . — Les peignés teints comme nous venons de l’indiquer nécessitent des rattachages nombreux lorsqu’ils passent en filature, les bobines ayant été divisées en un grand nombre de portions.

On a donc essayé de réduire la main-d œuvre par 1 emploi d’appareils spéciaux permettant de teindre toute la bobine sans la diviser.

Dans l’un des appareils employés à cet usage les bobines sont placées dans des paniers métalliques, à fonds perforés, légèrement coniques et dont le diamètre est un peu inférieur à celui des bobines, en sorte quelles y sont pressées. Ils sont portés par des axes maintenus par des paliers fixés aux rayons de deux roues entre lesquels ils

se meuvent librement.

L’axe communaux deux roues repose sur les bords d une cuve de teinture et en faisant tourner tout le système, les paniers passent successivement dans le bain et en sortent en laissant écouler par les fonds perforés le liquide qui imprègne les bobines.

Dans un autre système les bobines sont enfilées sur des axes perforés par lesquels le bain de teinture arrive sous pression.

Dans tous ces appareils où le bain traverse le liquide il faut avoir le soin de n’employer que des bains de tein-

tare limpide, sans quoi toutes les matières on suspension seraient retenues par la partie de la surface de la bobine où' arrive le bain.

Afin d’utiliser les barques existantes pour la teinture mécanique, on a imaginé d’enrouler la laine peignée sur des tourniquets qui sont ensuite immergés dans le bain de teinture. La laine est placée sur ces appareils par nappes concentriques en ayant soin de laisser entre les nappes successives un espace suffisant pour la circulation du bain.

On peut mettre dans une barque de teinture un seul tourniquet dont l’axe est placé suivant la longueur, ou en mettre plusieurs placés transversalement; on fait tourner ces appareils à l’aide d’une commande appropriée afin d’obtenir une teinture uniforme.

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