Cotons filés
Les cotons filés sont reçus par paquets de poids variables, le plus souvent cependant de 5 kilogrammes.
La vérification des poids étant faite, on procède immédiatement au dèpentaye. On désigne ainsi l’opération dont le résultat est de réunir les échevettes de coton en un échevau de 250 grammes environ, maintenu par une ficelle (corde à dèpenter) sur laquelle on fait des nœuds de forme variable afin de distinguer les cotons de provenances diverses s’ils doivent être teints ensemble.
Les cotons sont ensuite portés à la teinture où sont débouillis, soit dans une barque de teinture, soit préférablement dans une cuve spéciale où l’on peut traiter de 500 à 1000 kilogrammes à la fois.
Après débouillage on procède à la teinture dans des barques de même forme que celle employée pour balance peignée; on a essayé, pour réduire la main-d’œuvre, de construire des barques mécaniques, mais cela n’a donné jusqu’ici que des résultats médiocres.
TEINTURE DES FILES
Les bâtons, de forme carrée, portant les échevaux y étaient mus par une chaîne de Gali engrenant avec des pignons placés à l’une de leurs extrémités.
Fig. 1S. — Machine à teindre les cotons filés.
Mais le corps de l’échevau était moins bien teint que la superficie, pour remédier à cet inconvénient on a bien essayé de donner à tout le système un mouvement de va-
et-vient vertical sans que le travail fût beaucoup plus parfait.
La machine de MM. Wilson et Paisley donne cependant, paraît-il, de bons résultats (fig. 17).
Les échevaux sont tendus entre deux barres, toutes ces barres sont fixées à deux croisillons pouvant tourner autour d’un axe placé à la partie supérieure d’une barque de
teinture,