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CHAPITRE II

SECOUAGE, TORDAGE, ESSORAGE

On ne peut songer à sécher les substances en traitement immédiatement après lavage, la grande quantité d’eau qu’elles retiennent rendrait cette opération beaucoup trop longue ; on en expulse donc mécaniquement la plus grande quantité possible, par le secouage , le buttage, le tordage ou Y essorage.

Secouage.

Le secouage consiste à passer les flottes sur un gros bâton lisse, fixé horizontalement dans un mur, et à les secouer uniformément au moyen d’un autre bâton mobile et libre, manœuvré à la main. Dans les grands ateliers de teinture, cette opération s'effectue mécaniquement (fig. 28).

En ce qui concerne les soies, organ sins cuits, trames cuites, souples, schappes, les cotons de toutes qualités, la machine que nous figurons a l’avantage de décoller les fils et de les remettre tendus et parfaitement parallèles.

SECOUAüIi

Elle s’applique aux guindrages de toutes dimensions. Après le secouage mécanique, les soies sont plus brillantes et les scliappes plus soyeuses qu’après le secouage à la main.

Pour le coton, cet appareil débarrasse les fils de toutes les poussières insolubles résultant de l’opération de la

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teinture, et fournit à la fabrication* un fil plus net et plus

Fig. 29. — Chevilleuse,

TORDAGE OU CHEVILLAGE

Tordage ou chevilage.

Le tordage ou chevillage s’emploie pour les files et

ne nécessite qu’un matériel restreint, une cheville et un chevillon.

Fig. 30. — Machine à cheviller les soies.

252 SECOUAGE, TORD AGE, ESSORAGE

La cheville est une pièce de bois cylindrique scellée au mur à une distance du sol d’environ lm,10; on les lait

TORDAGE OU CHEVILLAGE 253

en bois dur et le mieux en gayac, ainsi que le chevillon,

Fig. 32. — Ilydrô-extracteur d moteur direct (Fernand Dehaitre). Tas^art, Teinture là

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petit bâton légèrement renflé au centre, dont on se sert pour tordre l'écheveau placé sur la cheville.

Cette torsion est répétée par deux fois en changeant le point de contact de l’écheveau avec la cheville afin que les parties soient uniformément traitées.

Comme cette opération demande une main-d’œuvre considérable, on emploie souvent une machine effectuant le même travail et dite machine à tordre ou chevilleuse.

Essorage.

L’essoreuse (fig. 33) se compose essentiellement d’un panier cylindrique b , à parois perforées, animé d un mouvement de rotation rapide (600 à 1200 tours par minute). On y place la substance à essorer et l’eau se trouve chassée par la force centrifuge.

Le nombre de tours varie avec le diamètre de ces appareils et il est d’autant plus faible que le diamètre est plus grand.

On ne saurait apporter trop d’attention à la perfection de l’essorage, car c’est un moyen économique et rapide d’enlever l’eau que le séchage ne ferait plus disparaître ensuite que lentement et à grands frais.

Il faut surtout veiller à ce que l’essoreuse fasse toujours le nombre de tours réglementaire, car pour une faible diminution de vitesse, la quantité d’eau retenue croit rapidement. La force centrifuge étant exprimée par la formule

F == m ta2

ESSORA ÜE

95(3 SECOUAGK, TORDAGE, ESSORAGE

on voit qu’elle varie proportionnellement au carré de la vitesse angulaire et que la diminution du nombre de tours doit se faire sentir d’une façon très appréciable.

On trouve différents systèmes de commande pour les essoreuses : commande en dessus et commande en des-

Fig. 34. — Essoreuse à mouvement en dessous, à moteur direct (Butfaud).

sous (dg. 31 Ct 32); l’un et l’autre système pouvant être actionné par un moteur spécial adapté à 1 essoreuse (essoreuse à action directe) (fig. 34).

Bien que l’abord du panier de l’essoreuse soit plus difficile dans la commande en dessus, nous préférons ce système qui laisse les organes de la transmission parfaitement visibles.

ESSORAGE

Essoreuse à cylindres . — Ce système, peu employé, consiste à faire passer les filés ou les tissus entre deux cylindres plus ou moins durs (bois, ébonite, etc.), et serrés l’un contre l’autre par des ressorts, des vis ou des contre-poids.

CÎÏIAPITUE III

SÉCHAGE

Quelle que soit l’énergie de l’action mécanique destinée cà expulser l’eau des matières en traitement on ne peut arriver à les en débarrasser d’une façon complète. Il ne faut pas, de plus, agir trop brutalement, car on s’exposerait à les détériorer.

L’opération du séchage doit donc les amener à. ne plus contenir que la quantité d’eau tolérée par le commerce.

Après essorage et suivant leur nature, les fibres textiles contiennent des quantités d’eau très variables.

Coton . . 70 à 100 pour 100.

Laine . • ... 50 à 80 —

Soie . 40 à 70 1 —

Les procédés employés pour le séchage peuvent se ranger dans l’une des trois divisions suivantes :

1 Ces chiffres ne sont que de simples indications relevées en marche normale, il est difficile de descendre au-dessous des limites inferieures et si l'on dépasse la limite supérieure, le travail peut être considéré comme défectueux, la moyenne de ces deux chiffres peut être regardée comme satisfaisante.

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