SÉCHAGE A L’AIR LIBRE 25'J
Séchage à l’air libre,
Séchage à l’air chaud,
Séchage par vaporisation directe.
Séchage à air libre.
Ce mode de séchage, très pratique en été, a l’avantage de laisser aux nuances toute leur fraîcheur quand on a soin de les soustraire à l’action des rayons solaires et de n’altérer en rien le coton, même si le lavage n’a pas chassé complètement les acides qu’on a pu employer dans son traitement. En hiver, le séchage à l’air libre est tellement lent que son emploi est presque impossible.
a. Séchage des matières hrutes. — • Les séchoirs employés sont simplement constitués par des barres horizontales placées parallèlement à trois mètres les unes des autres et élevées d’environ un mètre au-dessus du sol. Sur ces barres viennent s’appuyer des claies en toile métallique sur lesquelles le coton ou la laine ont été étalés. On se contente même quelquefois d’étendre des toiles sur le sol et d’y placer les matières à sécher.
h. Séchage des filés. — Les perches sur lesquelles sont disposés les écheveaux sont appuyées à leurs deux extrémités sur des barres disposées comme précédemment.
On change, bien entendu, les points de contact des écheveaux avec les perches, sans quoi le séchage de ces parties s’effectuerait difficilement. Afin de pouvoir abriter rapidement le séchoir en cas de pluie, on dispose à une extrémité une bâche roulée sur une perche.
c. Séchage des (issus. — Il se fait sous de vastes hangars dans lesquels sont disposées, vers la partie haute,
SÈClIAGIi
des barres de bois parallèles et distantes de 12 à 15 centimètres sur lesquelles passe le tissu qui pend jusque près du sol en lames parallèles entre lesquelles l’air peut circuler facilement.
Les parois des hangars portent de nombreuses ouvertures closes par des jalousies mobiles ou fixes.
On dispose quelquefois, à la partie supérieure de ce hangar, un chariot mobile sur rails portant un dévidoir et destiné à faciliter l’étendage.
On peut remarquer que, quelle que soit la nature de la fibre en traitement, la matière brute est la plus difficile à sécher, bien qu’on prenne tout le soin possible pour l’étendre légèrement et qu’on la remue fréquemment. L’air pénètre, en effet, difficilement dans les mailles formées par l’enchevêtrement des fibres.
Pour les filés, le séchage devient plus facile, la circulation de l’air se faisant plus aisément dans toute la masse, surtout si l’on a eu soin de ne pas trop serrer les éche-
veaux.
Les tissus présentent, sans contredit, la forme la plus favorable à un séchage rapide, la disposition des fibres par couches, qu’on peut regarder comme infiniment min • ces, permettant l’accès de 1 air dans toutes les parties avec une égale facilité.
Les rendements d’un séchoir sont aussi fort différents suivant la forme manufacturée de la fibre qu il contient.
SÈCIIAGli A AIR CHAUD
Séchage à air chaud
Le rôle de l'air dans le séchage est facile à comprendre : il balaie les couches saturées d humidité qui environnent les substances que l’eau imprègne, couches qui se reforment sans cesse et qui sans cesse sont enlevees.
L’évaporation se faisant d autant plus vite que 1 air ambiant est plus loin de son point de saturation, on a avantage, en admettant que 1 air attluant ne soit pas saturé, à en faire passer la plus grande quantité possible. Aussi, certains séchoirs à air libre sont-ils munis d un dispositif mécanique permettant d’activer la circulation de l’air.
La tension de la vapeur d’eau étant relativement faible aux basses températures, l’avantage que l’on tire de ce disposisifest faible et il vaut mieux, en élevant la température, augmenter cette tension qui croit assez rapidement.
Température
Pression en
Poids d'eau en
en degrés
millimètres de
grammes par
centigrades
mercure
mètre cube
ICO
Il y a deux éléments à considérer dans le rendement d’un séchoir : le temps et la chaleur dépensée. Si l’on fait le calcul, on voit que pour le nombre de calories dépensées, il y a deux minimums : l’un qui correspond à la température ambiante, l’autre à 100° ou plutôt a la température d’ébullition, sous la pression du moment.
SECHAGE
Le séchage est plus long à la température ordinaire qu’à la température d’ébullition, et pratiquement, dès qu’on emploie la chaleur, on a avantage à sécher à la plus haute température possible. Il faut cependant observer que la chaleur nécessaire à la vaporisation de l’eau étant amenée par l’air arrivant au séchoir, on ne peut élever la température moyenne au delà d’une certaine limite, sous peine de danger d’incendie ; la température d’introduction ne peut donc dépasser de beaucoup 100° .
Les séchoirs à air chaud sont constitués par une capacité de forme quelconque où se trouve la matière à sécher et dans laquelle l’air chauffé arrive par le haut et sort par le bas.
Pour le coton et la laine brute, on forme souvent le sol de la chambre par une forte toile métallique soutenue par des fers à planchers ou même par des tôles perforées. Des étagères, formées de la même façon, garnissent toute la chambre en ne laissant libre que l’espace nécessaire au service. La marchandise à sécher est disposée sur le plancher et sur les étagères ; on doit la retourner assez fréquemment afin d’activer le séchage.
On construit des séchoirs où cette manutention se fait mécaniquement. L’un d’eux est constitué par un vaste cylindre en toile métallique tournant autour de son axe qui est légèrement incliné sur l’horizontale. Ce cylindre, dont l’intérieur est garni de pointes métalliques, est situé dans une chambre de forme appropriée où circule l’air chaud.
La matière à sécher arrivant du côté le plus élevé est prise par les pointes qui l’élèvent à la partie supérieure