C,8H35OONa
Stéarate de sodium ou savon
La tripaltmétine et la trioléine donneraient naissance à des réactions analogues dont on obtiendrait la formule en remplaçant, dans celle que nous venons de citer le radical de l'acide stéarique par les radicaux de l'acide oléique et de l’acide palmilique.
2 Bulletin delà Société industrielle de Rouen , 1882, p. 41G.
BLANCHIMENT DU COTON
l’action simultanée de l’air et de l’hypochlorite de chaux pouvant être trouées par la suite ou tout au moins se tacher en jaune par le vaporisage.
2° Pour les pièces qui doivent, être vaporisées après blanchiment, il est prudent de soumettre à ce traitement un certain nombre de pièces; on reconnaît aussi souvent des taches brunâtres, dues à un chlorage local excessif, ce qu’on ne peut souvent soupçonner à l’inspection du tissu dont le blanc paraît irréprochable.
3° Le chlorure de chaux prédispose remarquablement le coton à se teindre fortement à froid par certaines substances colorantes (bleu de méthylène et en général matières colorantes basiques) et diminue encore la faible affinité qu’il peut avoir pour certaines autres (matières colorantes acides).
4° Pratiquement la lumière diffuse et une couche de 25 centimètres de bain au dessus des pièces semblent les meilleures conditions à recommander pour éviter les défauts qui se produisent par excès de chlorage local.
5° L’installation des ateliers de blanchiment exigerait donc certaines réformes assez simples. Le grand air et la lumière vive du soleil doivent être particulièrement évités ainsi que l’emploi des bains de chlorure trop fort et l’on ne devrait pas les employer à une densité supérieure à 0°,5 B. (0°,6 à 0Ü,7 chrolométrique Gay-Lussac) lorsqu'on opère par trempage en plein bain; la température trop élevée et les contacts trop prolongés de ces bains avec le coton peuvent également être nuisibles.
6° On est souvent porté à attribuer les accidents de blanchiment dus à un emploi mal raisonné des hypochlorites à des lavages insuffisants et l’on se flatte à tort que
BLANCHIMENT DU COTON
l’emploi d’un antichlore, tel que l’hyposulfite de soude ou l’ammoniaque (proposé par M. J. Kolb) peut mettre à l’abri de ces inconvénients.
7° L’action simultanée de l’air et de solution d’hypochlorite de 1, 2, et 4° B. de densité, transforme superficiellement le coton en des temps respectivement correspondant de l‘‘20m5s, en une modification attirant fortement à froid le bleu de méthylène. D’après les analyses qui ont été faites par M. Rosenstiehl, le corps provenant de l’altération de la cellulose a pour formule :
ce qui en ferait un hydrate d' aldéhyde cellulosique , bien qu’on puisse également le représenter par :
ce qui le ferait correspondre à l’acide oxy cellulosique . Le coton ainsi modifié donne avec une solution de sulfate ferreux une nuance cinq fois plus foncée qu’avec le coton blanc ordinaire.
Le chlorure ferrique donne un résultat de même nature. L’acétate d’alumine donne un résultat analogue que l’on rend apparent par une teinture en alizarine. Le vaporisage provoque une coloration fauve.
L’ébullition dans l’eau contenant 1 pour 100 de cristaux de soude développe une nuance fauve, tandis que le bain prend une coloration jaunâtre.
Dans le tartratc de cuivre fortement alcalin porté à l’ébullition, on a un précipité d’oxyde jaune de cuivre qui devient rouge orangé opaque. Cette expérience indique
BLANCHIMENT DU COTON BRUT
l'existence d’une matière cellulosique qui est voisine du glucose, mais complètement insoluble. M. Persoz avait déjà antérieurement reconnu une partie de ces propriétés. Il avait indiqué comme moyen de mordanccr uniformément en fer des étoffes constituées par des fibres différentes, de les passer en hypochlorite, puis en nitrosulfate de fer et de répéter plusieurs fois ces passages.
Un procédé qu’il a également recommandé, et qui procède des mêmes principes, serait de passer ces tissus dans une solution contenant du chlorate de potassium (CIO3 K, ko cioj) et un sel de fer, le sulfate par exemple, il se produit une double décomposition donnant du chlorate de fer et du sulfate potassium; le chlorate de fer se décompose à chaud en donnant du peroxyde de fer, du chlorate ferrique, Fe2 (C103)G, et ses composés chlorés qui attaquent les fibres et exaltent leurs affinités pour l’oxyde de fer donnant ainsi un mordançage uniforme et énergique.
Au dessous de 60° G., en employant un bain d’hypochlorite de chaux à 0°,5 B. l’action qu’indique le bleu de méthylène est faible, elle augmente peu à peu avec la température jusqu’à 75° G., puis elle croit rapidement jusqu’à 95° G., le tissu étant alors complètement brûlé en deux minutes et demie-