SALINS DU JURA MISEREY-BESANÇON SALIES-DE-BÉARN
Éléments minéralisateurs des sources salées (par litre).
5 Densité à l’aréomètre . . . . . 30 6 240 240
. Chlorure de sodium. . . 22er 745 283er 800 229er 254
— de magnésium . 0 876 À 429 :: 0 492
__ — de potassium. . 0 246 DO 0 354 HeBromures. .:). , : .. GRO TOUS 0. 473:
Éléments minéralisateurs des eaux mères (par litre).
Chlorure de sodium. . . 16847040 234er681 223er 325
— de potassium. : 6 20. 21 496 52,09
— de magnésium . 60 008 51 463 155: 203
BramuresiS ts... 2 842 2 250 10 00
Ces analyses indiquent nettement que ces eaux ont pour origine la lixiviation d’un banc salin dont la surface est formée, comme à Stassfurt, d’un mélange de sel gemme et de composés potassiques et magnésiens.
Ces trois gisements, en particulier, constituent une immense réserve de Brome, de potasse et de magnésie immédiatement utilisable, soit par une exploitation rationnelle et scientifique des eaux salées, soit comme cela a été fait à Stassfurt, en recherchant, par des sondages, le banc de sel qui est à leur origine.
Je dirai à ce sujet quelques mots de l’industrie de Stassfurt qui date de onze siècles environ.
Il existe dans cette région trois courants salins, dont l’un se dirige vers Halle, puis vers Salz et va, de là, jaillir à Süldorf près de Magdebourg, l’autre se dirige sur Stassfurt et le troisième sur Ascherleben.
Pendant des siècles, les eaux obtenues par des forages constituaient exclusivement la matière première de la fabrication du sel. Ce n’est qu’en 1840, devant le déve-
loppement considérable de l’industrie nt en Allemagne, qu’on entreprit de rechercher la couche de sel ellemême par des forages et des puits, à Stassfurt, à Erfurth, ainsi que dans le bassin de Magdebourg-Halberstadt.
On trouva une première couche de sel bigarré qu’il fallut éliminer. Ce sel, inutilisable à l’époque, était appelé sel de déblai (A braumsalz). Il servait à remblayer les galeries. C'était un mélange de composés magnésiens et potassiques. Quelques années plus tard, un éminent chimiste, H. Rose, en entreprit l'étude, il en détermina la teneur en potasse et en fit connaître la valeur agricole.
C’est à la même époque que REICHARDT signala la présence du Brome dans les sels de déblai.
Depuis plus de trente ans déjà, l’extraction des sels de potasse était pratiquée en France dans les salins du Midi. On les obtenait, à côté du sulfate de soude, des dernières eaux mères de la fabrication du chlorure de sodium, par une ingénieuse méthode due à BaLaRp, et basée sur les différences de solubilité des différents sels. On ne prévoyait pas encore, il est vrai, à cette époque, l’importance de la potasse, au point de vue agricole, mais on entrevoyait l’extinction de la plus grande partie des fours à sulfate de soude et la suppression des importations de potasse d’ Amérique et de Russie. C’est alors que la découverte des gisements potassiques de Stassfurt vint anéantir toutes ces espérances. L’usine de Salindres dut donc renoncer à poursuivre la fabrication de la potasse et celle du Brome qui en dérivait.
Depuis cette époque, et actuellement encore, les premières eaux mères de cristallisation du chlorure de sodium aux salins du Midi sont en grande partie inutilisées, elles pèsent 270 B. environ et contiennent une quantité de Brome correspondant à 700 ou 800 gr par mêtre cube.
Les chimistes n’ont pas toujours été d’accord sur la teneur en Brome de l’eau des mers. Cela tenait à l'imperfection des méthodes d’analyse. Les recherches précises de : BERGLUND ont montré que la quantité de Brome contenue dans les océans, était sensiblement la même pour tous, elle est voisine de 70 milligr par litre. Tout récemment, CHELLE a repris la question et a pu faire sur ce point
ne
de reliés M tations, très rigoureuses, par l'emploi de sa méthode de dosages colorimétrique, que j'aurai l’occasion d'exposer plus loin.
Il a ainsi établi, pour chaque échantillon d’eau : marine,
le are