‹ L'industrie Du Brome: Contribution A L'étude D'une Nouvelle Méthode Industrielle De Préparation Du Brome Par Traitement Direct De L'eau Des Mers Ou Des Eaux Minéraux De Faible Concentration En BromureChapitre 26 sur 33 · Br · texte numérisé non relu

Br

Ii résulte de ses déterminations que ce rapport est d’une grande constance, il n’oscille qu’entre des limites comprises seulement entre les chiffres 2,9 et 3,8. Il montre que le

Brome des différentes mers examinées, représente environ

les trois à quatre millièmes de la quantité totale de chlore. Que ce rapport est très constant pour une mer donnée, malgré la différence, soit en surface, soit en profondeur, des endroits de prélèvement; qu’à l’encontre de l’iode, le Brome n'existe dans l’eau des mers que sous forme de bromure et non sous la forme de composés organiques.

La teneur en Brome des différents échantillons analysés par CHELLE, était, en moyenne, de 70 à 80 milligr par litre.

Pour doser le Brome dans l’eau des mers, j’ai employé la méthode suivante : on opère sur 5 ou 6 litres. La quantité de chlore est toujours supérieure de beaucoup à celle du Brome, surtout dans l’eau de la mer. Aussi, cherche-t-on à produire une solution aussi concentrée que possible en Brome.

On évapore l’eau au fur et à mesure dans une capsule de porcelaine, après l’avoir alcalinisée, si besoin en est, par une solution de carbonate de soude pur, et on réduit au quart environ du volume primitif. On filtre et on essore à la trompe les sels précipités qu’on lave avec une petite quantité d’eau. On évapore à nouveau jusqu’à commencement de cristallisation et on verse la solution dans 3 volumes d’alcool absolu qui précipite la presque totalité des chlorures et des sulfates; on filtre après douze heures, on essore et on lave les sels avec de l'alcool à 95°.

La solution alcoolique contient tout le Brome et un grand excès de chlore, on y ajoute quelques gouttes d’une solution concentrée de potasse et on distille, on a soin d'ajouter quelques morceaux de pierre ponce, ou de mé-

nager une légère. rentrée d’air par un Ne capillaire ABUS sein du liquide, pour éviter les soubresauts pendant la distillation.

Le résidu aqueux est concentré une e seconde fois j jusqu'à commencement de cristallisation, précipité par l'alcool absolu, distillé comme précédemment. Cette opération est répétée cinq ou six fois, selon la teneur en sels.

Le résidu de la dernière opération est évaporé à siccité, et légèrement fritté dans une capsule de platine pour détruire la matière organique. On reprend ensuite le résidu par la plus petite quantité d’eau possible, on filtre et acidule par quelques gouttes d’acide sulfurique dilué. S’il y a de l’iode, on le met en liberté avec quelques gouttes d’une solution de nitrite de potasse pur, et on le sépare soit avec du chloroforme ou du sulfure de carbone, soit par évaporation.

La solution, privée d’iode, sert au de du Brome, elle est légèrement alcalinisée par du carbonate de soude. On y ajoute deux gouttes d’une solution saturée de sucre, on évapore à siccité et, pour décomposer le sucre et le aitrite, on calcine légèrement.

L’addition de sucre facilite la décomposition du nitrite, à une température assez basse, pour ne pas craindre les pertes du Brome. Le résidu est à nouveau repris par un peu d’eau. On acidule légèrement par SO‘ H? et on y titre le Brome par une des méthodes suivantes :

Méthode de Bunsen. — Cette méthode repose sur la décomposition des bromures par le chlore, selon l’équation :

KBr + CI = KCI + Br

La solution de Bromure doit être incolore; il est, en effet, nécessaire d'observer la coloration jaune qui se forme lors de la mise en liberté du Brome.

On introduit l’eau de chlore goutte à goutte, le Brome est chassé par ébullition et la solution devient à nouveau incolore. On s’arrête au moment où l'addition d’une goutte d’eau de chlore ne donne plus de coloration.

On établit le titre de la solution de chlore à l’aide de bromure de potassium pur et desséché à 1700.

Page 1