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Dolt le rage il est nécessaire de préserver l’eau
+ chlore de la lumière en entourant la burette avec du papier noir. On prend aussi la précaution d'approcher l’ex-
trémité de la burette aussi près que possible de la solution chaude pour éviter les pertes de chlore.
Méthode de Carnot. — On ajoute à la solution finale obtenue, qui renferme les halogènes, du sulfure de carbone et quelques centimètres cubes d’une solution de nitrite de potasse pur, puis quelques gouttes d’acide sulfurique pur, on agite vivement et on laisse reposer. On élimine la totalité de l’iode par deux ou trois épuisements au sulfure de carbone. On dose l’iode s’il y a lieu, par une solution décinormale d’hyposulfite de soude.
Dans la solution privée d’iode et de sulfure de carbone, placée dans une boule à robinet, on ajoute une solution d'acide chromique à 10 % et quelques centimètres cubes d’acide sulfurique étendu, on ferme la boule et on assujettit le bouchon à l’aide d’une ficelle. On porte au bainmarie pendant une heure. Dans ces conditions, les bromures sont décomposés. Après refroidissement, on épuise la: liqueur par du chloroforme pur qu’on reçoit dans une solution renfermant un excès d’iodure de potassium; on titre ensuite l’iode libéré par une solution d’hyposulfite déci-normale, il suffit de multiplier le nombre de centi-
cubes employé par le facteur 0,80 pour connaître le poids
du Brome.
J’ai appliqué ces méthodes de dosage à des échantillons d’eau de mer prélevés : 1° sur les bords de l’étang de Berre; 20 à 2 milles au large du phare des Baleines, à la pointe nord de l’île de Ré; 3° à 1 mille à l’ouest de l’archipel d’Ouessant; 49 au nord de l’archipel des Glénans; 9° à la pointe de la presqu’ile de Penn-Land, en face de
Pile de Bréhat, à droite du Sillon du Talbert, entre la rivière de Tréguier et le Trieux.
La densité de ces différents échantillons, à 150, oscillait entre 3° B* et 308 B°. La teneur en Brome, de O8r 6 à O8r 7.
Aux Martigues, existent de nombreux étangs salés, et, parmi ceux-ci, l’étang de Lavalduc, séparé de la mer
depuis des siècles, s’était complètement asséché il y a environ soixante ans, en abandonnant des quantités consi-
dérables de sel, qui furent l’objet d’une exploitation intense
pendant plusieurs années. Des rouliers venaient l'été dans
le Midi, transportant du centre de la France sur leurs voitures des marchandises diverses et retournaient chez eux avec des chargements de sel. A la fin de cette immense récolte, la Compagnie des salins du Midi fit ouvrir un canal de communication avec la mer, afin de remplir ce merveilleux marais salant naturel, mais à l’encontre de toutes les prévisions, et depuis cette époque déjà lointaine, malgré le souffle brûlant du mistral, le niveau de Veau n’a pas varié sensiblement. Depuis plusieurs années
. d'importants travaux de drainage y déversent journellement
des quantités considérables d’eau douce.
Un échantillon d’eau prélevé au centre de cet étang, dans le courant de l’année 1918, avait une densité de 3,8 et renfermait O8r 12 de Brome par litre, soit environ le double de la quantité contenue dans l’eau des mers. Ceci s’explique
. par ce fait, qu’au cours de la concentration primitive des
eaux, les bromures plus solubles que le chlorure de sodium sont restés dissous dans les dernières eaux mères rassemblées au fond de l'étang. Elles se sont trouvées à nouveau diluées lors du remplissage, et sans influer sensiblement sur la densité de l’eau de mer, elles en ont augmenté du double la teneur en Brome.
Toutes les méthodes employées dans l’industrie du Brome, et que j'ai décrites au chapitre précédent, ont pour base l’action du chlore ou de l'électricité sur les eaux mères magnésiennes, en Allemagne, et sur les eaux mères des marais salants en Amérique, le Brome libéré est ensuite entraîné par un courant de vapeur.
La quantité de vapeur utilisée pour élever la température de ces lessives à 1009, nécessaire pour l’entraînement du Brome, n’est pas négligeable; en effet, 1 kg de vapeur à la pression atmosphérique renferme 637 calories, si la température de l’eau est égale à {, chaque kilo de vapeur lui communiquera une quantité de calories égale à 637 t.
Pour réchauffer 100 kg d’eau de 209, il faut lui insuffler 3Kk6 330 de vapeur, pour la réchauffer de 600, il en faut
40e 750, et pour la réchaufter de 900, il faut en insufler 16K8 800.
Si nous nous broposions dés par ce procédé les
60 gr de Brome que contiennent 1.000 kg d’eau de mer, en supposant que la température de cette eau soit de 109, nous devrions lui fournir, pour l’amener à 1000, 168 kg de vapeur.
Or, s’il est admis qu’un bon générateur à vapeur moderne peut donner 10 kg de vapeur par kilo de charbon, nous devrons donc brûler 16K8 800 de ce combustible pour produire la quantité de vapeur nécessaire.
En tenant compte des pertes, il ne faut pas tabler sur un rendement supérieur à 50 gr de Brome pour 1.000 kg d’eau de mer.
Pour produire 1 kg de Brome dans ces conditions, il faudrait mettre en œuvre 20 mc* d’eau de mer et brûler près de 500 kg de charbon. .
Ce procédé, on le conçoit, ne peut pas être appliqué industriellement pour le traitement des eaux faiblement bromurées.
Méthode physico-chimique d’extraction et de concentration du Brome. — La méthode suivante est applicable à toutes les eaux bromurées et en particulier aux eaux bromurées faibles dont le type est l’eau de la mer, Elle est basée sur la facile diffusibilité dans l’air du Brome en dissolution dans l’eau.
Si l’on fait passer un courant d’air dans de l’eau, tenant en dissolution du Brome, l’air s’empare du Brome et la coloration de la solution disparaît d’autant plus vite que la quantité d’air insufflée est plus grande.
L'appareil qui m'a servi à déterminer le volume d’air nécessaire pour l'entraînement du Brome contenu dans un volume déterminé d’eau de mer, est composé d’un ballon à fond plat de 2 litres fermé par un bouchon percé de deux trous, un tube de verre de 5 mm de diamètre plonge dans le liquide jusqu’à 1 cm du fond du ballon, dans l’autre pénètre un tube deux fois recourbé à angle droit aboutissant à deux petits flacons laveurs renfermant une solution de soude caustique, l’air était produit par une soufflerie ou une trompe aspirante.
Dans 1.000 cm da de mer ral ogr 065 Brome libre, j'ai fait passer différents. volumes d air por dant une heure.
J’ai consigné dans Je tableau sat les rétuléits
obtenus : es : : M a re “Le io de heure ; - Brome entraîné | 10 volumes Osr 007 1.000 emÿeau de mer | Le 0 027 SE No 60 cr 0 038 4 vol. renfermant 75 AY 0 051 0,065 de Brome libre. 85 Fe 0 052 100 — A0 2086
On constate qu’un volume d’air entraîne environ 1% du Brome contenu dans un volume d’eau de mer. Cette proportion se maintient mouse 75 ou 80 volumes d’air
- pour { volume d’eau.
A partir de 80 volumes, il faut un temps extrêmement long, et un volume d’air considérable, pour entraîner les dernières traces de Brome qui sont énergiquement retenues. |
On voit également que la proportion d’air la plus avantageuse se trouve comprise entre 75 et 85 volumes.
J’ai recherché si la vitesse de l'air insufflé n’influait pas sur la durée de l’expérience. Dans 1.000 cmÿ d’eau de mer renfermant O8 065 de Brome libre, j'ai fait passer 80 litres d’air en trente minutes, en vingt minutes, en dix minutes et en cinq minutes :