‹ L'Industrie Du Veau De Boucherie Dans La CreuseChapitre 2 sur 27 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'élevage est une des principales ressources agricoles du département de la Creuse. Les efforts constants des éleveurs ont considérablement accru et amélioré le cheptel.

Cet élevage est surtout caractérisé par une production importante des jeunes qui, pour une majeure partie, sont engraissés pour la boucherie dès leur jeune âge alors qu’ils sont encore veaux de lait.

Cette pratique donne lieu à une véritable « industrie du veau de boucherie » faisant l’objet de ce modeste travail.

Nous avons choisi à dessein le cadre limité de ce département pour l’étude de cette industrie pratiquée dans une région beaucoup plus étendue, afin de mieux montrer son caractère, son importance, ses modalités qui en font une spéculation rémunératrice le plus souvent menée de front avec d’autres spéculations animales telles que la production de bovins adultes.

Cette industrie, dont le but est la transformation du lait en viande, est une industrie imposée et d’un caractère strictement artisanal, c’est-à-dire que le produit

est l’œuvre de l’éleveur.

Elle est pratiquée avec des animaux appartenant à la

population bovine creusoise, de races réputées médiocres laitières mais présentant, par contre, une aptitude très marquée à mettre de la viande, à atteindre des poids élevés et à fournir de gros rendements de viande.

Cette aptitude existe également chez les jeunes qui l’apportent en naissant. Elle est mise à profit avec leur précocité pour faire des veaux de boucherie de bonne qualité et atteignant un poids vif important.

Le sol relativement pauvre, des ressources fourragères limitées permettent l’entretien convenable d’un nombre limité d'adultes ; l'excès de naissances sur les possibilités de l’élevage est donc la principale raison de cette industrie. ?

Nous exposons d’abord les conditions qui tiennent au milieu, c’est-à-dire celles concernant le sol, le climat, la population, les voies de communications, le régime et mode de tenue de la propritété, la production végétale et animale. |

Nous nous attacherons plus spécialement à décrire les races bovines élevées en Creuse avec leurs caractéristiques, leur pénétration, leurs cantonnements, leurs qualités et leurs imperfections.

Nous donnons ensuite les raisons particulières qui motivent cette industrie, ses bases qui, comme toutes les industries animales, reposent sur le choix des géniteurs et sur celui des produits.

Nous décrirons ensuite les moyens mis en œuvre dans

la préparation et l’engraissement du veau pour la bou-

cherie, C est-à-dire l'allaitement avec ses modalités, en

nous attachant plus spécialement à décrire le mode le plus usité : l'allaitement maternel. A ce suj et nous apportons un certain nombre d'observations effectuées sous

notre contrôle personnel et DRE au 1 hasard de la HE journalière. |

Nous considérerons ensuite les résultats, ce qui nous amènera à envisager les débouchés dont le plus important est le commerce des veaux de boucherie. Nous donnons, à ce sujet, certaines observations sur le rendement en viande de quelques animaux.

Nous dirons quelques mots sur les difficultés le plus souvent rencontrées dans cette production : les accidents et les maladies qui atteignent les géniteurs et leurs produits.

Dans un autre chapitre, nous groupons l’ensemble des

moyens qui peuvent être mis en œuvre en Vue d’apporter une amélioration à cette production. Ces moyens se

divisent eux-mêmes en moyens généraux : amélioration du sol et de ses produits ; moyens d’ordre moral capables de stimuler les bonnes volontés.

Nous tirons enfin les principales conclusions qui se dégagent de notre exposé et de nos observations.

En somme, dans ce modeste travail, nous nous sommes efforcé de faire ressortir l’importance, l’avenir, le carac-

tère économique et rationnel d’une industrie animale

Duplaix HE 2

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