‹ L'Industrie Du Veau De Boucherie Dans La CreuseChapitre 21 sur 27 · D SE · texte numérisé non relu

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4 LR PRIS Quantité | Qu

en | Poids | Quantité | Poids | Quantité Sanrs journalier jours lavant [après | delait Javant|après | delait ce : . en kgr.

la tétée en kgr. la tétée en kgr. ; à

7 39,5 | 41 Fa36-06 /435

9 À 40,41 43,5 3,1 | 40,5| 43 2,5 5,6 0,3 10 40 A4 4 A1 43 2 6 0,4 11 | 41,2] 43,2 2 41,2 | 43,3 21 4,1 Là 12 | 41 | 43 2 41,5| 44 2,5 4,5 0,2 13 41,9 | 43,5 1,6 — — — 1,6 0,9 14 | 41,5] 44 2,5 |42 |44 2 4,5 0,4 15 42 45 3 42,5 | 44 1,5 4,5 0,5 16 | 42,5] 44,5 2 42,5 | 44,5 2 4 0,5.

17 | 43,3! 45,5 2,2 | 43 | 44:5 1,5 3,7 0,8 18 | 43,7| 46,2 2,5 |43,5| 45 1,5 4 0,4 19 44,2 | 46,8 2, 6 44 | 46,5 2,5 5,1 0,5 20 |45 |47 2 45:21 47,4} Rae 4,2 0,8 21 45,5 | 47 1,5 | 45,5] 47 1,5 3 0,5 22 | 45,6| 47 1,4 | 45,5] 46,5 1 Néort 0,1 23 45,5 | 49 3,5 45,5 | 47 159 5 0,1 24 |46 |48 2 46 | 47,5 1,5 3,5 0,5 25 | 46,4| 49 2,6 | 46,3| 48 17 4,3 0,4 26 |47 | 49,4 2,5 |47 | 49 2 * 4,5 0, 6.

27 | 47,3! 50 2,7 | 47,3| 50 Ph 5,4 0,3 28 47,5 | 51,5 4 48 51 3 7 0,2 29 48 52 4 49 51 2 6 0, 6.

30 | 49,4| 54 4,6 |50 |53 3 7,6 1,4 31 | 50,61 55,5 3,9 151 |54 3 6,9 1,2 32 51,3 | 56 4,7 52 55 3 rique 0,7 33 52,51:55,5 si 53 56 3 6 1,2 34 53 55 2 53 55 2 4 0,5.

Quantité totale de lait absorbée : 156 kgr. 300.

Rationnement. — La quantité de lait prise le matin et le soir est sensiblement égale ; lorsque l’une des tétées est plus faible elle est compensée par l’autre. Le veau absorbe donc à peu de chose près, tous les jours, la même quantité.

Il faut signaler que, pendant les premiers jours de l'allaitement, une certaine quantité de lait est soustraite au jeune; elle est variable, ne dépassant jamais 4 à 6 litres par jour.

Pendant la première semaine, si le croît réel est souvent très accusé, le croît apparent reste généralement peu marqué ‘: nous pouvons rapporter ce phénomène à l’action purgative du colostrum, à l’abondance de la sécrétion urinaire et, sans doute, à une adaptation imparfaite de la muqueuse intestinale à sa fonction d’assimilation; la muqueuse digestive n'étant encore qu’un syncithium ou groupement de cellules peu différenciées incapables de remplir complètement leur rôle.

Nous avons été frappé au cours de ces observations de la faible quantité de lait absorbée chaque jour par les jeunes pendant les deux premiers mois de leur existence ; elle voisine 6 à 8 litres dès la deuxième semaine et ne dépassant jamais 10 à 12 litres vers la fin de l’opération, elle est donc peu variable.

Cette quantité de laït journalièrement absorbée traduit le plus souvent l’aptitude laitière de la mère car le veau tétant presque toujours à satiété, ne laisse dans la ma-

melle qu’une quantité de lait négligeable à la mulsion.

Les résultats sont sensiblement différents de ceux

présentés jusqu’à l'heure actuelle par les auteurs qui se

sont occupés de la question ; ceci tient sans doute au fait que leurs observations avaient porté sur des animaux des races laitières. |

Les veaux les plus lourds à la naissance demandent généralement une quantité de lait plus grande qui nécessite des mères meilleures laitières.

Développement. — La consommation de chaque jour est faible mais le croît journalier est le plus souvent considérable. Pour mieux faire ressortir la comparaison du développement de ces divers sujets, nous avons établi le

tableau ci-après résumant ces observations :

PE le

Poids Accrois-| Durée Quantité |Moyenne journalière au début | àlafin | sement de delait [lait absorbé| croît de l’opération total (l'opération | absorbé en kgr. |enkgr.

Dans ce tableau, si nous examinons la dernière colonne « Croft journalier en kgr. » nous constatons qu'il est variable et, si nous faisons abstraction de l’observation | n° VI, portant sur un animal de race laitière recevant le | laït d’une nourrice limousine et nettement sous alimenté,

nous voyons qu’il varie entre O kgr. 480 et 1 kgr. 250 par jour. |

Fe LE DO RACE COTE VLC LEE CRT SES Len A ne Ce

siqRes

La moyenne des possibilités de l’accroissement jour- < nalier est donc voisine de 1 kgr. et peut aller jusqu’à

| EN ue 250.

Etablissons maintenant les courbes de croissance de ces divers animaux et, pour faciliter la comparaison, en utilisant le même graphique. Pour cela nous portons les semaines en abcisses et les poids correspondants en

ordonnées :

NEA EEE HÉDYI

nm Se

Ces courbes sont sensiblement rectilignes, traduisant une certaine régularité dans l'accroissement qui est à Heu près constant pendant cette première époque de la vie de l’animal. RE

Elles sont aussi sensiblement parallèles, traduisant que les veaux les plus lourds à la naissance, conservent leur avance de poids initiale acquise au cours de la vie intra-utérine.

La quantité moyenne de lait pour produire un kilogramme de croît est variable, d’abord avec l’âge de l’animal et, surtout avec l’individu. Pendant les deux premiers mois, elle est toujours faible, voisine de 7 à 8 litres et ne dépassant jamais 10 litres.

Nous voyons au cours des observations que ces animaux qui absorbent à la fin de l’engraissement à peu près la même quantité de lait qu’à la fin de la 2e semaine, conservent le même accroissement journalier; c’est donc qu'ils utilisent mieux les aliments absorbés. Mais, en augmentant de poids ils demandent une ration de plus en plus importante, ce qui fait arrêter l'opération à la fin du deuxième mois.

Les animaux des races à viande croissent généralement plus vite que ceux des races laitières bien qu’ils reçoivent une alimentation moindre que ceux-ci.

Le temps nécessaire à produire un veau de boucherie est variable ; dans la préparation par l’allaitement maternel seul, il est donc en général limité par la quantité de

lait fournie par la mère à son veau. Nous voyons que

EN OS ue

vers l’âge de deux mois, rarement deux mois et demi, la quantité n’est plus suffisante pour continuer à subvenir à l’entretien du veau. |

. Du reste, ce régime, même avec des quantités suffisantes, ne pourrait être continué longtemps du fait du grandissement de l'animal au détriment de la qualité.

La quantité de laït nécessaire pour produire un veau du poids de 100 kgr. est donc comprise entre 500 à 600 litres en moyenne; elle est ordinairement fournie par la plupart des vaches même réputées médiocres laitières. À défaut de cette quantité elle peut être facilement complétée pendant les dernières semaines par le lait d’une nourrice comme c’est le cas assez fréquent dans ces régions.

Ainsi, le croît important du veau avec une quantité réduite de nourriture en fait une opération économique donnant au lait, ainsi transformé en viande, une valeur plus grande que celle qu’il représente en nature.

Comment se fait l’accroissement de poids ? Il est fonction de l’accroissement statural naturel (ou grandissement naturel des os et des muscles) car il est un fait certain : c’est que les animaux recevant une alimentation parcimonieuse croissent quelquefois aussi bien que ceux abondamment nourris.

Les animaux fortement nourris accumulent des réserves de graisse importante : graisse interne dite : de rognon et graisse de couverture qui constitue assez souvent une

croûte de près d’un centimètre d’épaisseur sous la peau.

rigpes

- Ces jeunes animaux, ayant une vie en stabulation ; complète, souvent attachés court et limités dans leurs moindres ébats, utilisent la plus grande partie de leur ration à l'édification du squelette et des tissus musculaires, la dépense d’énergie étant réduite au minimum. Fee

Influence de l’alimentation. — Sans entrer dans les détails, nous ferons remarquer que les veaux de boucherie produits pendant la belle saison sont plus gras, sans doute parce qu’ils sont mieux nourris, les vaches ayant une sécrétion lactée plus abondante du fait de la consommation d’aliments verts plus aqueux; le laït est plus riche en matière grasse et plus savoureux, renferme des principes venant de plantes aromatiques et qui jouent peut-être le rôle de condiments vis-à-vis de la nourriture du jeune. :

Nous ferons une autre remarque : les meilleurs veaux de boucherie se rencontrent surtout dans les régions montagneuses où les mères sont dans un état d’entretien généralement moins bon et épuisées par le pissement de sang. Ayant souffert dans leur développement intrautérin, ils sont moins exigeants, s’engraissent facilement et tombent presque toujours blancs.

Ce mode d’allaitement est donc rationnel et économique surtout lorsque la mère est moyenne laitière et peut suffire seule à l’engraissement de son produit ou tout au moins pendant une grande partie de cette opé-

ration.

Il est d’ailleurs préférable aux autres, parce que facile

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à pratiquer et dans de bonnes conditions hygiéniques : en effet les manipulations sont réduites au minimum d’où une diminution importante de la main-d'œuvre car il suffit de tenir les mamelles dans le plus grand état de propreté, ce qui revient à tenir la mère propre en renouvelant fréquemment la litière. :

Malheureusement les locaux ne se prêtent pas toujours à ces soins et les litières de fortune : fougères, feuilles mortes, assez souvent employées ont le grave inconvénient de retenir facilement l’urine. Cependant, même sï les mamelles sont souillées de fumier au moment des tétées, il est facile de les nettoyer avec un linge propre ou mieux, de les laver avec un peu d’eau tiède. Enfin, le lait passant directement du pis dans le tube digestif du jeune est toujours à la température du corps de la mère et les risques de pollution se trouvent réduits au minimum, il possède toutes ses vitamines et tous les principes essentiels nécessaires au jeune veau.

Ce lait maternel est donc spécifique pour le jeune animal; c’est sans doute la raison pour laquelle il est utilisé au maximum.

Ce mode d’allaitement a encore un autre avantage : le lait est tiré lentement du trayon et n’est dégluti que fortement insalivé, ce qui favorise grandement le travail de la digestion.

Assez souvent la vache, même allaitant son veau, est utilisée aux travaux de la culture qui ne sont pas incom-

patibles s’ils ne sont pas trop fatigants. Nous avons

Ps

remarqué assez fréquemment chez les vaches qui tra- : vaillent pendant l'allaitement, une baisse de lait accusée. Ro

Il convient cependant de signaler que les services exigent la plupart du temps plus d’adresse que d’efforts. à La diminution du lait peut atteindre jusqu’à la moitié dela quantité sécrétée par jour, ce qui entraîne un ralen- | tissement considérable dans le développement du jeune. Celui-ci, par contre, n’accuse généralement aucun trouble. Ce mode d'allaitement peut cependant avoir quelques inconvénients au début de l'opération mais ils sont plutôt exceptionnels; ils se produisent chez des jeunes vigoureux et gloutons qui, avec une grande activité, têtent de grosses quantités de lait, entraînant une .indigestion qui se complique assez souvent d’entérite. En général, ce danger est vite écarté et le jeune ne tarde pas à pouvoir digérer tout le laït sécrété par la

mêre.

Allaitement artificiel. — I] est assez rarement pratiqué dans ces régions, utilisé seulement quand l’allaitement naturel n’est pas possible, soit par suite de la perte de la mère ou par agalaxie de celle-ci ou, si elle refuse de laisser téter son produit, l’éleveur se trouve souvent dans l’impossibilité de lui fournir une nourrice.

Les principes de l'allaitement artificiel sont cependant assez fréquemment employés pour donner une alimentation de complément pendant la période d’engraisse-

ment : ce mode constituera l’allaitement mixte.

es 2 >.

L’abreuvement se fait généralement à Ja bouteille, au seau ou au baquet mais, le plus souvent, au biberon qui peut être de différentes formes ; il est le plus souvent constitué par un récipient de bois ou de métal (ce dernier le plus apprécié parce que plus facile à tenir propre) et d’une tétine en caoutchouc située à sa partie inférieure.

En réalité, dans ce mode d'allaitement, le veau boit plutôt qu’il ne tête.

Quels que soient les ustensiles employés, le lait est toujours transvasé, au cours des manipulations il se refroidit et les risques de pollution étant plus grands, les récipients réclament des soins de propreté attentifs.

Les animaux abreuvés au laït complet, lorsqu'ils reçoivent une ration suffisante, se développent généralement aussi bien que ceux qui têtent directement au pis; ‘ce mode demande seulement un surcroît de travail.

Il a le plus souvent pour but de substituer au lait complet des succédanés du lait. Les principaux sont le lait écrémé et le lait écrémé corrigé, c’est-à-dire où la matière grasse est remplacée par une autre de moindre valeur : généralement de l’eau de graine de lin ou des graisses animales diverses. Encore faut-il que ces der- - nières soient facilement miscibles au lait.

Le lait corrigé a une valeur alimentaire moindre que le lait complet car il a perdu la majeure partie de ses vitamines de croissance qui sont retenues par la matière grasse au cours de la centrifugation.

Du reste cette alimentation ne peut pas être exclusive

et demande toujours une certaine ‘quantité de lait | complet dans la ration et les résultats sont moins bons

qu'avec l'allaitement maternel : les animaux ainsi

nourris présentent un accroissement qui ne dépasse

jamais 800 grammes dans les 24 heures. Enfin, ce mode

d'alimentation réclame une importante production de petit lait difficile à obtenir à la ferme.

Parmi les autres dérivés du lait, seuls les liquides seraient utilisables, comme le petit lait, le séré, le babeure, ce dernier provenant soit du lavage du beurre, soit des résidus des fromageries.

Le séré, uniquement to par du lactose et des

sels minéraux en solution, n’a aucune valeur alimentaire,

de plus, il présente le plus souvent une acidité exagérée

qui rend son utilisation impossible.

Les autres succédanés du lait sont constitués par des breuvages à base de farines diverses délayées ou émul-

sionnées dans de l’eau ou du lait écrémé.

Les farines les plus employées sont celles de riz ou de

manioc ; cette dernière est de beaucoup la plus utilisée et entre dans la fabrication de la plupart des farines

lactées du commerce.

Elles sont généralement mal supportées par les jeunes

veaux et, si bien souvent, elles favorisent le dévelop-

pement, comme elles sont riches en ferments elles pous-

sent les animaux au sang. Ainsi la viande est bien souvent

rouge et de mauvais aspect.

La fécule pourrait être utilisée mais elle a le même

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