‹ L'industrie et la morale considérées dans leurs rapports avec la libertéChapitre 20 sur 20 · CHAPITRE premier · texte numérisé non relu

CHAPITRE premier

Ce quHlfaut entendre par le mot Liberté.

L'homme à des besoins et des facultés. 28

On a cherché si le mobile de ses facultés était en lui ou ' hors de lui; ce n'est pas là ce que je cherche. ibid.

ANALYTIQUE. ^Sg

Quelle est la liberté donl je m'occupe , et ce que )*eiiteBds

far ce mot. - ag

omme ne peut être libre que dans la sphère ouverte par la nature à son activité. 5o

Bans cette sphère , sa liberté est bornée par son ignorance; • ^ 32 Par ses vît;es ; 35 Par ses injustices. 54 * C'est peu de s'abstenir de l'injustice , il faut ne pas la tolérer, en note, ' 36 L'homme est d'autant plus libre qu'il est moins ignorant. 37 D'autant plus qu'il est moins vicieux. 38 D'autant plus qu'il est moins inique. / , il/id. D'autant plus , en un mol, que, sous tous les rapports, i! a plus développé ses facultés , et en a mieux réglé l'usage : la mesure de la liberté c'est la civilisation. 59 Examen des définitions qu'ont données de la liberté l'As- ' semblée Constituante, Bentham et d'autres publicistes. 4^ Examen particulier de l'opinion qui fait dériver la liberté

de l'état du gouvernement. * 5o

En quoi finalement elle consiste , et quelle est sa vraie définition. 54

Influence de la race sur la liberté.

Les hommes sont d'autant plus libres qu'ils sont* plus cultivés ; mais toutes les races sont-elles susceptibles du même degré de culture ? 55

Distinction des races. * ibid,

Signalenient des plus caractérisées et des plus distinctes. 56 Division des peuples d'après la race. 58

Nouveaux traits caractéristiques des principales races. 60

Fixité de ces caractères; ils sont indépendans du climat,

du sol , des alimens. 63

Ils paraissent provenir de cette tendance à la variation qui est commune à toutes les espèces vivantes, surtout dans l'état de domesticité ; ils se transmettent et se pei-pétuent par la génération. 64

Influence de ces différences' : doit-elle être moins sensible dans les hommes que dans les autres espèces d'animaux? '67 Toutes les variétés sont susceptibles de culture, mais pas au même degi^^. 68

On ne saurait par 1» culture donner à toutes les races la même force physique ; ^

Ni la même puissance intellectuelle. ^o

La supériorité de civilisation coïncide généralement avec la supériorité ^^organisation physique* 7^

11 y a eu moins d^hommes distingués dans le» races obscures que dans la blanche. 7^

Les premières > considérées dans leur ensemble , ne ?ont pas parvenues à un degré de culture aussi élevé. 74

La race blanche se distingue des autres dès les premiers temps de son histoire; 7^

Encore plus dans les temps postérieurs. 7^

On ne peut attribuer son plus haut développement au climat; ... 1 ^^

ISî à de meilleures institutions ; car ces institutions meilleures sont TefFet et non la cause de sa supériorité. 78

L'infériorité des nègres de nos colonies ne lient pas seulement à leur état de servitude* ihid.

Les races obscures n'ont pas même su s'approprier la civilisation de la race blanche. 80

Importance de son râle ; étendue de sa domination \ ses progrès ; sa force expansive. ibùL

Les autres races paraissent revenir à sa couleur et à ses traits ; et être toutes serties d'elle. , 81

L'infériorité de celles-ci, sous le rapport de l'intelligence, semble devoir les rendre inférieures sous leur rapport moral. 82

Quelques preuves tirées des faits. ibid.

Mon objet , dans tout ceci , n'est pas de justifier noire conduite envers les races obscures : notre supériorité , lom d'excuser nos injustices , ne sert qu'à les rendre plus odieuses. 85

Tout ce que je veux prouver , c'est que la liberté dépend avant tout de la perfection naturelle de nos facultés : or cela est incontestable. * 87

Il n'est pas vrai que nous devions craindre le sort des Chinois : les écrivains qui nous menacent Ide leur servitude ne tiennent pas assez compte de la différence des races. 88

Influence de la culture sur la liberté.

Si la race influé sur la liberté , à plus forte raison la culture, pi Cette vérité contredite ; procès fait à la civilisation. ibid.

bid.

io4

ANAI.ÏTIQUE. 44l

On croit que les nations , à la différence des individus , ont d*autant moins de sagesse qu'elles ont plus d'années. 92

Auteurs anciens et modernes qui ont accusé la civilisation de faire dégénérer les hommes. ' - i

Examen de ce reproche. Qu'est-ce que la civilisation ?

Ce mot ne désigne pas seulement le pix>grè8 des arts , des sciences , de la richesse ; mais aussi de la morale.

Il n'est pas vi'ai d'ailleurs que les arts corrompent les mœurs.

Ils nuisent à la guerre , mais non auic vertus gueiTÎères.

Ils sont très favorables au courage civil.

La richesse ne con^ompt pas plus que les arts qui la produisent. Ce qui corrompt, c'est la manière de s'enrichir , et non la richesse.

De tous les mayens de réformer les mœurs ., le progrès de la richesse est le plus efficace. v

Il n'est pas vrai que des peuples aient péri par excès de culture. On ne sait dans quel ordre il convient de placer les peuples cultivés : c'est nous qui sommes les anciens et non les peuples des premiers temps historiques.

Si des peuples ont péri y c'est faute de vraie civilisation, et surtout parce que , de leur temps j la barbarie était encore en majorité.

Combien peu nous mentons le reproche d'être trop civilisés. \

Les désordres de la société sont le symptôme d'un défaut et non d'un excès de civilisation.

La libellé d'un peuple n'est pas toujours égale à sa civilisation.

Etat de connexion où tous les peuples sont entre eux^ et comment l'état de chacun est modifié par celui des autres.

Exemples.

Quoique la liberté ne soit pas égale à la civilisation , chaque peuple est d'autant plus' libre qu'il est plus civilisé.

Voir si l'étude des farts confirme ces remarques.

Liberté compatible mvec la vie des peuples sauvages.

Si la liberté est en raison de la civilisation, les sauvages doivent être les moins libres des hommes , car ils sont les moins civilisés. • 119

Idées contraires des philosophes du dernier siècle. 120

iio

ibid.

ii5

lia

l\l\^ TABLE

Réfutation de ces idées. , \ii

Combien la vie sauvage est peu favorable au développement des forces physiques. i25 .Gombi en elle est contraire aux progrés de Tintelligence ; 1 36 Et à ceux des mœui-s ; . \^q Et à ceux de la.socîabilité : état violent des relations des

hommes dans la vie sauvage. i44

 aucun autre âge , lliomme ne fait de ses forces un usage aussi borné , aussi stérile , aussi déréglé, aussi ytolent^ aussi dommageable , et par conséquent à aucun autre âge, il ne jouit d'aussi peu de liberté. i5o

Elémens de liberté qu'on découvre dans la vie sauvage; commencemens d'industrie , de morale piivée^ de jus- • tice sociale. iSa

Voir ce que deviennent ces germes dans les âges subséquens de la société. i54

Liberté compatible avec la vie des peuples nomades.

Divers écrivains ont fait de la liberté Pattribut de la vie nomade, comme d'autres en avaient fait l'attriHut de la vie sauvage. ** i55

Réfutation de leurs idées. ' i58

Les peuples nomades jouissent d'un peu plus de liberté

que les peuples sauvages. i65

Leur esprit ne se meut pas dans un cercle aussi étroit ; ils peuvent faire un usage un peu plus étendu de leurs facultés naturelles. ' ihid»

Ils savent en faire à l'égard d'eux-mêmes un usage un peu

mieux réglé. i65

Ils commencent à mettre quelque calcul dans leurs relations . avec les autres hommes; au fieu de massacrer leurs prisonniers, ils les a^ervissent; c'est un progrès vers la liberté : un esclave est plus libre qu'on nomme mort* i66 Sous tous les rapports , ils usent un peu mieux de leurs forces : ils sont donc un peu plus libres sous tous les rapports* 167

Ces progrès pourtant «ont encore peu sensibles. ibia,

Imperfectioii de leur industrie ; 168

De leurs mœurs ; 1 72

De leurs relations sociales. 176

Sophisme singulier de Fcrgusson sur la sécurité cpie procure l'étal de guerre. 479

Le principe des violences et de la bi'utalité des peuples pasteurs est dans leur eenre de vie. i8i

Ce mode d'existence reha raison de leurs gueires continuelles; 183

Et de toutes les imperfections de Thomme à cet âge de la société. i85

Toutefois on retrouve ici les germes de liberté aperçus dans la vie sauvage , et on les y retrouve plus développés à toiis égards. 187

Liberté compatible ai^ec la vie des peuples à esclaves, .

L'homme se nourrit d'abord de fruits et d'animaux sauvages; puis de la chair des animaux qu'il a subjugués; puis aes produits du sol qu'il a fait cultiver par son esclave. 189

C'est à tort qu'on nomme agiicc^es les peuples qui font travailler la terre par des esclaves : on devrait donner à tous les peuples des premiers âges de la civilisation des noms pris de la guerre , et non des noms empruntés à l'industrie* ' 190

Peu de gens doutent que les peuples qui se font noumr par des esclaves ne puissent être des peuples libres. Qui n'a entendu parler de la liberté des Grecs et des Romains ? 192

Ces peuples ont effectivement joui de plus de liberté qu'aucun deceux de l'époque précédente. Progrès qu'ils avaient faits. . 195

On ne peut cependant admettre qu'avec beaucoup de restriction ce qu'on dit de leur culture , surtout de celle des Romains, celui de tous les peuples qui a fondé le plus énergiquement son existence sur l'esclavage. 198

C'était avec l'industrie et les capitaux.des nations vaincues que ce peuple exécutait la plupart de ses ouvrages. ibid.

Son industrie à lui , c'était la guerre ; ses œuvres c'étaient des pillages et des^ massacres. 199

Combien iLa retardé les progrès de l'espèce. Sans lui, la civilisation eût été bien plus en mesure de se défendre lorsque commencèrent les in^uptions des barbares. 200

Combien chez lui, pendant loi^-temps, l'industrie fut grossière ; état de la ville jusqu'au règne d'Auguste et même de J^^fW- ibid.

Combien lesWis et les mœurs sont plus perfectionnés parmi nous qu'ils ne le furent jamais à Rome« 101

L'obstacle aux progrès des Romains était dans le genre de vie qu'ils avaient adopté. 2o4

Ce genre de vie demanaait une guerre perpétuelle. ibid,

Tableaiu de leur organisation. ao5

lis étaient .très fortement .constitués pour la domination ; mais de quelle liberté pouvaient-ils jouir ? ao^

Ils avaient besoin, pour être propres au brigandage, de rester grossiers , brutaux , superstitieux. a lo

ËfiTets que la guerre et Fesclavage exerçaient sur l'industrie et la population. lii

Effets qu'ils avaient sur les mœurs : explication des habitudes rigides que montrent quelquefois les peuples pil- • lards, et ce que devient cette rigidité lorsque le pillage les a enrichis. ai4

Effets que la guerre et l^esclavage avaient sur les relations sociales des Romains ; situation violente où iïs se trouvaient ; tout ce qu'ils avaient à souffrir et tout ce qu'ils avaient à craindre. 21^

Dernier résultat de leur régime. 220

Effets que le même régime avait produits chez les Grecs, ibid.

En quoi il diffère dans nos colonies; combien ses effets y sont encore désastreux. " 228

Néanmoins l'esclavage , lorsqu'il commença à s'établir , fut un progrès; les esclaves, servie étaient des hommes conservés , servati* Combien ce changement dans les relations des hommes eut des résultats avantageux. 255

Liberté compatible avec la vie des peuples à pri\filéges, .

L'idée d*àbolir l'esclavage n'avait pu venir dans l'antiquité, et pourquoi. '238 Ce qui excita à le modifier dans le moyen âge. 259 Régime féodal ; la condition des esclaves y était un peu meilleure ; cet état a servi de transition au régime des privilèges. ^4^ Comment ce régime s'établit. . 244 Etat social qui se manifesta lorsque cette révolution fut accomplie, ibid.

Chacun , dans cet étrft , appela ses libertés les privilèges

dont il jouissait au détriment de tout le reste. 24g

Quelle liberté était compatible avec des libertés pareilles. 25o Combien le régime des privilèges était préfiikUc à celui

de l'esclavage. '*' (^w?«

L'industrie ?uimaine y potivait prendre plus d'essor. ibid.

ANALT'^tQUE. 443

Les mœurs y devaient devenir meilleures ; \ 1^2

Et les relations sociales aussi. 255

Il y avait, sous ce régime, progrès incontestable vers la liberté : nous avions plus de vraie liberté avatit la révolution qu'on n'en posséda jamais à Sparte oti à Rome. 254 Cependant cet état n'était bon que par cotnparaison avec - ceux qui l'avaient précédé ; car , en lui-même, il opposait encore à la liberté d'immenses obstacles. 255 Ëuets qu'il avait relativement à l'industrie ; 256 Relativement aux mœurs ; 263 Relativement aux relations sociales. ' 268

Liberté compatible avec la 'vie des peuples dominés par la

passion des places.

La révolution détruisit parmi nous le régime des privilèges. ... 270 En détruisant les hiérarchies factices , elle ne voulut pas

détruire les inégalités naturelles , bien loin de là. ibid.

C'étaient les apôtres du privilège qui avaient été des nive- . • leurs. 270

La révolution voulutque toutes les professions , tous les travaux , tous les services légitimes fwssent livrés à la concurrence universelle. ibid.

Plusieurs causes empêchèrent que la liberté ne sortît du nouvel état social qu'elle proclama, la passion des places entre autres. «230

Caractère de cette passion. 28 £

D'où elle était née ; comment elle s'était accrue. 282

Avec quelle force elle agit durant la révolution et quelles

causes contribuèrent à l'exciter- 285

Comment le chef du gouvernement intpérial s'appliqua à l'enflammer et quel parti il en tira; force qu'efie a conservée après la chute de l'empire. ' 287 Comment elle agit relativement à la liberté. 28Q Elle lai est moins contraire que la passion des privilèges, ibid. Elle nuit moins aux progrès de l'industrie, des mœurs, de

la iustice. * • ibid.

Combien cependant elle estencofe préjudiciable. 2o5

Ordre social «|a'elle substitue à l'atioien régime des priv. ibid. Elève une administration gigantesque, qui hérite de tons les

privilèges des ordres et des corporations. 204

Progrès qu'elle fait faire aux dépenses publiques j 2q5

Et par suite aux impôts* 298

Excite le pouvoir à -pervertir toutes les institutions. «199

Entretient les passions les pl|is propres à perpétuer Je régime qu'elle eagendre. 3oo Détruit partout le désintéres'sement et le courage qui seraient capables de la réformer. 3oi Tableau succinct de ce régime. 3o2 Obstacles qu'il met aux progrès de Tindustrie* 3o3 Influence con-uptrice qu'il exerce sur les mœurs. 3o8 Trouble qu'il porte dans les relations sociales. 3 10 Résumé de ses effets sous ces divers rapports. 3i2 Il y a deux manières de sortir de cet état : TCtourner au régime des privilèges , ou bien arriver au régime de Tindustrie. 3i3 Efforts tentés pour nous ramener au régime des privilèges, et progrès mait^ués que nous faisons vers le régime industriel. 3i4 Ce qui constate et caractérise ces progrès. 3 16

Liberté compatible apec la vie des peuples purement industrieux.

Il y a toujours plus ou moins d'industrie dans la société. 32 1 H s'en faut bien pourtant que la société puisse toujours

être qualifiée d industrielle. ' 33a

Ce que j'entends par peuple industrieux ou industriel, 323 Les états de l'Union Anglo-Américaine offrent un modèle

assez exact d'une société fondée sur l'industrie. 324

Liberté que comporte cette manière de vivre. 327

Reproches qu'on a faits à l'industrie. ibia.

Ces reproches réfutés par la simple exposition des faits. 35o L'homme n'est pas libre pai* cela seul qu'il applique ses facultés à l'industrie: mais ce n'est que dans rindustrie qu'il peut devenir vraiment Ubrc. 33 1

C'est là que les facultés humaines peuvent prendre le plus

de développement. 332

Ce n'est que là qu'on étudie convenablement les sciences

et qu'on en fait de bonnes applications. 333

Combien la division que l'industrie introduit dans les travaux est favorable à la puissance non-seulement de l'espèce mais des individus. 335 Exemples des progrès que peuvent faire les nations qui appliquent leurs forces à rindustrie. ibid.

L*industrîe n'est pas moins favorable au progrès des mœurs qu'à celui âe rintelligence. ^ 538

C'est dans Tindustrie qu'on ttcquiert la fortune comme il faut le faire pour apprendre à en bien user. ^Sg

Les mœurs des peuples industrieux ne sont ni relâchées , ni rigides sans motif: leur cai^ctère essentiel est d'être* raisonnables. ' 54o

Il n'y a de paix possible que dans l'industrie, comme il n'y a de mœurs et de vraies connaissances que là. 5^'à

On a cherché la paix dans des formes de gouvernement , sans avoir égai^d à la manière de vivre et au régime économique de la société ; c'est l'erreur des politiques de tous les temps et de toutes les écoles. ibid,'

Combien celte erreur est grossière : il n'est pas d'organisation qui puisse faire régnfer la paix dans uu pays où l'on veut Ipnder sa subsistance sur l'esclavage, les privilèges, le monopole, les exactions, lès rapines. 347

Il faut trouver avant tout un mode d'exbtence avec lequel la paix soit compatible, elle ne l'est qu'avec l'industrie, ibid

Que dans l'industrie on ne se fait pas violence ; que les concurrens n'y sont pas ennemis. 348

Que i^hacun y est aussi heureux que le permet l'étendue de ses facultés. 3^q

Que tout le monde y peut prospérer à la fois. ,35o

L'industrie est ihonensivê sous quelque aspect qu'on la considère ; l'action des associations n'y estpas plus hostile que celle des individus. 352

On s'associe dans l'industri« comme dans la guerre. 354

Mais non pour le même objet. 355

Combien ces associations diverses produisent des effets différens ; les unes sont une source de discorde et de ruine, leê autres un moyen d'union et de prospérité. 35t

Le^ouvememenl dans findustrie n'est pas plus hostile ' que les associations particulières. 358

Ni la société dans ses rapports avec les autres peuples, plus que le gouvernement dans ses rapports avec les citoyens. 5^^

Ces vérités éUblies car l'exemple de l'Amérique. 363

En somme, la vie industrielle est celle où les hommes usent de leurs forces avec le plus d'étendue, de variété ^ et de perfection ; elle est donc celle où ils deviennent le plus fibres. 3^^

Obstacles qui s'opposent à la liberté dans l'industrie, ou bornes qu elle rencontre dans la nature des choses.

Tous les hojnmes dans l'industrie ne peuvent pas être également libres, parceque tous n> peuvent pas donnerTe Siéf développement et de reclitude à leur

Les inégalités y sont moins sensibles que dans aucun autre ^'^

mode a existence. ■ ^

Cependant elles y sont encore très réelles. 3 J^

Ce régime détruit les inégalités factices ; mais c'est pour mieux faire ressortir les jnégalilés naturelles. ' ibtd

cultes produirait entre eux des inégalités fort grandes. 5-7 Il parait impossible de prévenir le développement dune ' classe pauvre .^^.^

ties ettortsqu on ferait pour la secourir ne serviraient qu'à

Faugmenter. - * ' ^ ^ r

Une seule chose pourrait la réduire; ce serait qu'elle même

sût régler le penchant qui la porte à s'accroître. 376

Il doit donc y avoir dans la société , par la nature même

des choses, des hommes très inégalement riches. 3^8

L'inégalité des richesses en introduit dans tout Je lesie. Zno Ces inégalités une fpis établies tendent naturellement à se

perpétuer. 3g ^

Combien il est difficile au^ hommes des conditions inférieures de s'enrichir; (bid.

De s'instruire ; 335

De contracter de bonnes habitudes morales. 33^

D'ailleurs, s'il y a continuellement des familles qui s'élèvent, il y en a continuellement qui déclinent; les mêmes degrés ne sont pfus occupés par les mêmes personnes ; mais il y a toujours des gradations. 588

Non-seulement il n'est pas possible de détruire les supériorités sociales , mais cela n'est pas désirable lorsqu'elles ne sont dues qu'à un usage plus moral et plus éclairé de nos forces, 3qo

L'industrie est si loin d'exclure les inégalités sociales qu'elle en implique au contraire l'existence. 39 1

Si les hommes dans ce genre de vie ne peuvent être également riches , instruits , éclairés, vertueux, ils ne peuvent être également libres ; la conséquence est forcée, 092

Il y a cela seulement que les inégalités y sont beaucoup moins sensibles et que tout le monde y est à s place. 594

' Résumé et conclusions, — Objections et réponses,

Où sont les obstacles à la liberté? Quelle est la bonne manière de les combatti'e ? Telle est la question que cet écrit devait résoudre. • 397

On ne voit les obstacles que .dans les dépositaires de la

force publique. 398

G'esl une erreur : ce qu'on appelle tyrannie du pouvoir n'est que la tyrannie de quelque préjugé ou de quelque vice du put)lic. 399

Tous les travers du public ne sont pas politiques. Obsta-. [ clés que mettent à notre liberté nos vices privés. ibid,

1 î souflFre autant de notre ignorance que de nos vices. 4^0

*' ^'lest toujours en notre pouvoir de devenir plus libres. 4^* Un bomme peut modifier d'une manière utile à sa liberté , lui , les personnes qui Tentourent, et jusqu'au public tout entier. l^oi

Gela est difficile , mais cela est possible : les plus grandes

révolutions ont été commencées par de faibles individns. 4^3 Aisé ou non , ce moyen est le seul que nous ayons de nous rendre libres ; nous ne le sommes jamais qu'en raison de la perfection de nos facultés 4^4

Cette tbéorie avait besoin d'être développée. Résumé des observations dont on Ta vue naître , et des sujets que j'ai parcouinis. 4^5

Conclusions à tirer , relativement à la marcbe de la civilisation , du tableau que j'ai tracé des principaux âges de la société. 4^6

L'bomme n'a jamais changé d'état spontanément, et par

projet ; il a été conduit par la force des choses. ibid,

La marche de l'homme n'a pas été plus spontanée dans les

voies du travail que dans celles de la violence. 4^8

L'homme n'eût jamais travaillé, s'il n'y avait élé contraint parla victoire; et, d'un auti-e côté, le travail n'eût fait aucun pix)grès , si l'injustice et l'insolence du vainqueur n'avaient été contenues. 409

De ce double effort sont résultés deux raouvemens distincts, l'un d'ascension de l'esprit d'industrie, l'auti^e de décadence de l'esprit de domination. 4i<)

Décadence des classes dominatrices et progrès des classes laborieuses. ibid.

'4-5o •TA.BLE ANALYTIQUE.

Le mouvement de la civilisalion consiste à nous conduire à la vie industrielle. 4^3

Plus nous approchons de cette manière de vivre , et plus nous acquérons de liberté. ibid.

Objections élevées cT)ntre lia vérité de ces résultats. 4*4

Première objèctwn^ ; Il é«t,vrai que nous faisons des pr'o- / grès vers le résime industriel : mais il n^est pas vrai que ce régime soit favorable à la liberté. ihicL

Réponse. "4*7

Deuxième objection ': Il'est vi'âi que Tindustrie et la morale' sont favorables k la li}>erté ; mais il n'est pas vrai qu'il dépende de nous de devenir industrieux et moraux, ^ii

Réponse. ibid.

Troisième- objectiva r 11 est possible de nous faire passer sous Témpire d'idées nouvelles et meilleures; mais cette

' n^aniére de nous rendre libres est trop lente et trop favorable au pouvoir. * 4^4

Réponse, ibid.

<Joaclusion de l'ouvrage.

FIN DE tk TABLE ANALYTIQUE.

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