‹ L'Industrie Lainière Dans Le TarnChapitre 28 sur 84 · IMPORTATIONS · texte numérisé non relu

IMPORTATIONS

AT ROM AOFES Fils Tissus

en masse peignées de laine de laine

francs francs francs francs 1827 à 1830 (Moy.) 11.670.000 » » 1.000.000 1831 à 1840 (Moy.). 25.280.000 » 87.500 360.000 1841 à 1850 (Moy.) 39.160.000 107.000 148.000 350.000 TOODRE rene Ne 337.400.000 856.500 10.200.000 66.900.000 LOIRE Paucre 340.300.000 706.900 12.700.000 74.900.000 TON ENG A ET AEER 319.000.000 597.000 12.100.000 56.000.000 DS Te un ta 324.600.000 603.600 12.500.000 50.200.000 TRS SES TRE 317.200.000 584.800 9.800.000 43.600.000 SD ee neue 307.500.000 754.600 13.600.000 42.000.000 SO emenre 364.900.000 950.200 15.400.000 45.100.000 TRE Santo bte 343.700.000 576.600 10.800.000 10.000.000

Laines Laines Fils Tissus en masse peignées de Jaine de laine LOTS APR NOEL 387.100.000 325.006 10.000.000 38.300.000 RO RE OS Ps 467.600.000 602.000 9.900.000 40.700.000 LOOO MR ARTS 349.600.000 506.000 14.100.000 42.070.000 JOUIENES RATE 374.548.000 7.263.000 6.752.000 65.620.000 1902 Here Re 352.354.000 7.321-000 10.230.000 52.610.000 1008 en 394.943.000 1.999.000 10.370.000 75.403.084 LOL ER 400.170.000 2.269.000 9.102.000 63.392.367 LOU PR ARTE 473.535.000 2.557.000 10.660.000 72.758.312 1906 mme 568.152.000 4.176.000 15.237.000 89.601.712 LOU FRE See 620.693.000 5.894.000 11.647.000 81.991.104 LOST RATER ER 489.997.000 4.353.000 7.950.000 69.239.000 EXPORTATIONS

1827 à 1830 (Moy..). 150.000 » 550.000 28.370.000 1831 à 1840 (Moy. 280.000 » 1.440.000 45.500.000 1841 à 1850 (Moy..). 89.000 2.900 3.180.000 89.850.000 1851 à 1860 (Moy.). 1.970.000 71.000 6.220.000 159.555.000 1861 à 1870 (Moy.). 23.690.000 8.870.000 19.460.000 263.790.000 1871 à 1880 (Moy.). 38.900.000 32.510.000 37.580.000 321.720.000 1880 à 1889 (Moy.). 37.240.000 49.900.000 39.600.000 356.800.000 (SJ0 PERTE 44.619.000 49.000.000 34.700.000 361.900.000 LOIRE PER TES 40.516.000 39.314.000 22.300.000 327.000.000 LOUP RER 41.353.000 44.896.000 20.700.000 328.500.000 LOST Eee 40.506.000 46.769.000 21.000.000 278.900.000 LSME EST 46.343.000 46.850.000 18.500.000 242.300.000 SIDE ne 54.390.000 64.475.000 31.100.000 323.100.000 1 ODA Rare 59.891.000 46.570.000 29.600.000 294.100.000 SITE REREEE 80.312.000 52.904.000 24.100.000 265.500.000 LOS ET RER 68.254.000 77.392.000 29.500.000 222.800.000 LOIRE RENE 93.157.000 121.134.000 37.100.000 264.900.000 LOUP PSE Dee 91.600.000 86.951.000 37.900.000 220.246.000 LOU ER ee 76.315.000 76.720.000 24.714.000 240.320.402 TOM ES RP 107.770.000 118.751.300 35.108.000 261.463.631 190870 re 106.005.000 95.747.000 46.092.000 252.838.769 IDE AA RE PR 121.152.000 117.600.000 32.039.000 239.061 .917 LOUER Re 129.868.000 106.442.000 43.083.000 227.456.454 LOUE Re 158.816.000 111.872.000 70.311.000 266.345.219 LOD TE ere 148.105.000 120.770.000 71.728.000 281.962.022 LOO8 FE re e

Les laines importées proviennent surtout de la République Argentine, de l'Australie, du Cap et de l’Uruguay; en 1902, les importations se répar-

tissaient, par pays d’origine, de la facon suivante :

kilogrammes

Laines d'Australie :et-Cap. : :: + -77.351:400 MOT SRCUILOES MN A ire ee Mo 2.478.500— 74.872.900 Laines de Plata et Uruguay. … . . 132.373.800 ATIOIMSECUITOLSN MERE ER 9.914.000—122.459.800 Laines diverses assimilables aux JAN eR AN IA TA MEME ENS 1e 22011:938 100 Laines communes (Turquie, Algérie, eetc.) . . 13.696.800 AIO CR Nr 1e 222: 907:600 POIUSRUES ACTOR EE 012392 500 NOTA dEMlANMÉSMINMPORLÉES EN EU °235.360.100

Les importations de laines en masse se font surtout par Dunkerque; les importations de peaux en laine, par Bordeaux et Marseille

Les laines exportées sont à destination surtout de l'Angleterre, ensuite de la Belgique, de l’Allemagne, etc.

A l'importation, les fils proviennent principalement de Belgique pour les fils cardés et d’Angleterre pour les fils peignés. Les fils exportés sont à destination de l’Angleterre, de la Belgique, de l'Allemagne, de la Hollande, etc.

Les tissus importés en France sont surtout de provenance anglaise, allemande et belge; voici le tableau des exportations par pays en 1890 et 1902 (1).

(1) Histoire économique de la laine, par Emile Lefèvre.

kllogrammes Angleterre. 8.551.628 Allemagne. 420.646 Belgique. 1.730.394 Suisse. 283.399 Portugal. 172,917 Espagne. 281.205 Autriche. 24.567 Italie. 344.159 Turquie. 250.315 Japon. 229.187 Australie. 1192 Etats-Unis. a PAPA È Mexique. 332.302 Brésil. EEE RS TRS 112.529 République Argentine. . . 156.503 Colonies françaises. 042.934 Divers. 913.749

kilogrammes

L'industrie lainière proprement dite emploie

environ 175.000 ouvriers répartis de la façon sui-

vante, d’aprèsle recensement professionnel de 1896:

Personnes

occupées

Peignage de laine. as ee rt [11000 Filafure (peignéret:cardé) 2040031500 Battage, effilochage. 700 Sab. de draperie. 30.500 Sab. de nouveautés. 37.000 Sab. de mousseline. 3.700 Tissage de laine. EM a NUE) SAb der cachemire ChAlES Re 1.100 Sab, de-velours "detlaines RTE 2.600 Sab. d’éloffes de luxe. 390 Apprêts de crins, poils. RATE 600 Apprêts de couverture de laine. . . . 5.500 Apprêts de feutres. 1.350 Totaux. 175.400

Etablissements de plus de5 pers.

Sur ces 1462 établissements, on en compte 824 de 50 personnes, 592 de 50 à 500, et 46 de plus

de 500.

À ces 175.400 ouvriers, il faut ajouter, pour

être complet, les 3.200 ouvriers délaineurs de Ma-

zamet.

Les industries où l’on travaille la laine concurremment avec d’autres textiles occupent 93.200 personnes réparties de la façon suivante, d’après le recensement professionnel de 1896 :

Fabricalion de chapeaux de feutre, peluche, soufflerie de poils, apprêts, teinture de chapeaux de feutre.

Képis, casquettes.

Bérets.

Bonneterie.

Tricots. RCD

Ganterie de nes de fil « ou ne soie et cousage de la ganterie. à

Fabrication de gilets de laine at jerseys.

Bas, apprêts É De : He Dbjets de bonneterie.

Total.

Personnes Etablissements employées de plus de 5 pers.

Voici, d’après les statistiques officielles, l’outil-

lage que l’industrie lainière avait à sa disposition en 1873, 1876, 1885, 1888 et 1891 :

Métiers à tisser Broches de filatures LOTIR LS MEN 23.725 2.808.929 LOTO SERRE ATEN 38.267 2.946.632 18SD ro Re REA 44.699 3.097.303 LES Penn ne EEE 45.682 3.062.068 TOO TES RES er 44.832 3.067.459

En somme, l’industrie lainière française est allée en progressant d’une façon continue jusqu’en 1885; de 1885 à 1892, elle a eu une période de grande prospérité, mais à partir de cette date, les exportations de tissus ont commencé à diminuer ; les importations de matière première se sont mieux maintenues et cela pour trois raisons; d’abord, parce que la consommation des tissus de laine en France est allée continuellement en augmentant; ensuite, parce que les importations de tissus ont diminué et que, de plus en plus, les tissus consommés en France sont fabriqués dans le pays même; enfin, parce que les exportations de fils ont considérablement augmenté. :

La raison majeure de cette diminution des exportations, est que de plus en plus chaque pays produit lui-même tous les tissus qui lui sont nécessaires ; tous les débouchés se ferment peu à peu aux nations qui, autrefois, on peut le dire, habillaient le monde entier : la France et l’'Angleterre. D'autre part, les belles étoffes unies qui étaient la gloire de Reims et de Sedan, ont passé

de mode, et ce sont les étoffes fantaisie, plus faci-

les à fabriquer, qui les ont remplacées dans la faveur du public.

Après avoir indiqué en quelques traits ce qu'est l’industrie lainière française, nous allons maintenant l’étudier par région; nous diviserons pour cette étude la France en quatre régions : la région du Nord comprenant surtout Roubaix, Tourcoing, Fourmies et Le Cateau; la région du Nord- Est comprenant Reims, Sedan et Rethel; la région du Nord-Ouest comprenant Elbeuf et Louviers; enfin le reste de la France.

Roubaix et Tourcoing, deux villes séparées par uu simple canal, et qui au point de vue industriel n’en font qu'une, ont une population respective de 100.000 et 75.000 habitants. Elles occupent dans l’industrie lainière française, le premier rang.

Il y avait à Roubaix, en 1900, 7 peignages de laine faisant marcher 800 peigneuses et occupant 8.000 ouvriers; 19 filatures de laine peignée comptant 305.000 broches et occupant 4.800 ouvriers ; 5 filatures de laine cardée comptant 86 mille 800 broches et occupant 1.500 ouvriers; 80 tissages mécaniques avec environ 25.000 métiers et 24.000 ouvriers; 12 tissages pour ameublement avec 2.800 métiers mécaniques, 19 teinturiers en pièce occupant 7.000 ouvriers.

Le rapporteur de la classe 82 à l'Exposition de

1900 estime « que la fabrique de Roubaix produit pour 800 millions de francs environ de tissus par an. »

A Tourcoing, il y avait 11 peignages renfermant 460 peigneuses et oceupant 4.800 ouvriers, 25 filatures de laine peignée avec 417.000 broches et 4.600 ouvriers ayant une production annuelle de 12 millions et demi de kilogrammes de fil; 7 filatures de laine cardée, comptant 45 mille broches et produisant 2 millions de kilogrammes de fils. Les ateliers de tissage produisent environ 60 millions de francs de tissus annuellement.

Il a été présenté aux Conditionnements publics

de Roubaix et de Tourcoing :

En 18098 are 90.776.909 kil. de peigné.

ETS re es 53.179.428 ee En 1800 rene ANR 63.682.742 — RENlIU0OPS rene 51.390.686 -- EnAlIDIRE RS ER 52.060.427 — ÉDALOOP Re 65.681.800 — (1)

À Roubaix-Tourcoing l’industrie lainière est particulièrement concentrée.

Quatre maisons occupent plus de 2.000 ouvriers; le peignage Motte et Ci° qui a 265 peigneuses, produit annuellement 11 millions de ki-

(1) Histoire économique de la laine, par Emile Lefèvre.

Gr 105:—

logrammes et occupe 2.100 ouvriers, la Société anonyme de peignage, qui produit 55.000 kilogrammes de peigné par jour et occupe 2.500 ouvriers; la maison Allart et Cie qui comprend un peignage, qui produit 175.000 kilogrammes de peigné par semaine, une filature de peigné de 50 mille broches, et une teinture, et qui occupe 2 mille 600 ouvriers; la maison Tiberghien et fils, de Tourcoing, qui comprend un peignage produisant 20.000 kilogrammes par semaine, une filature de peigne comptant 50.000 broches, 1.050 métiers à tisser, et qui produit pour 18 millions de tissus par an et occupe 2.300 ouvriers (1).

Fourmies et Le Cateau sont deux centres lainiers très importants de la région du Nord; simples chefs-lieux de canton ayant respectivement 19.000 et 10,000 habitants, ils sont environnés d’une foule d’agglomérations où partout tournent les broches et battent les métiers.

Dans cette région, l’industrie spéciale du peignage a en partie disparu au profit de Roubaix- Tourcoing; c’est surtout la filature et le tissage

qui y sont importants.

(1) Rapport du jury international à l'Exposition de 1900, groupe XIIL, 1"° partie.

Matériel de peignage

1855/4544 OT PER RRE 0 neue 1867 ER PATRON TETE NE SN SRE LE AP MO MP ER ml nn de MÉDIAS M Es de, 2 TO00 NAT LA RC EM RES 1908 SR AE UE STE Sp ee 1904. Ve TRS DIN EE CORNE RES

Matériel de filature

LS LS RES RER NET ETS NE 1.600 broches. (BDD CRNE USA PE PR ET TD SO LG AIS OR NS ARE CE DECORREE LS TS EE EE AT CUT RE TRIO EN OO D ET RReS 1800 NET Te AUTRE DE AS EEE LROS EN PO D ES OO OCT FREE TOOL ER MR RARE APE TO CE LODEL SCRIPT RS SDS CSD RES LOL A PR CIS DO NE

Production industrielle (tissus et fils, déchets de peignage, filature et tissage).

L8HD RE NE M RDS CUS DOOMETANES

1867 CN ME A REG" 120 000 RE 1878: Vue Has PER STEP PR SONO SO DORE 1890. LME TN ee PS0 OURS 18927 Een A PER SR NS UD OO RES ISO LL PR AO Ter TS DOOQUREEE LS RE rl GO DE OC ENRES 189 EEE T MSN EN PR PTT D OUDDOMADES

(1) Histoire économique de la laine, par Emile Lefèvre.

RE tree

La plus importante maison de la région, qui est en même temps la plus importante de France est la maison Seydoux et Cie. Elle a 77 peigneuses, 65.000 broches de filatures, 1.985 métiers mécaniques, 600 métiers à main ; elle occupe 3.500 ouvriers ; de plus, elle a une usine à Sabadell (Espagne), avec 4.000 broches et 130 métiers.

Sa production totale est en moyenne annuellement de 1.500.000 mètres de tissus de laine.

En dehors de ces quatre centres, il y a un peu partout des usines où on travaille la laine dans le nord de la France.

La région du Nord-Est, qui comprend les trois centres de Reims, Sedan et Rethel, est celle qui a été la plus éprouvée par les changements de la mode; centre de fabrication des belles étoffes unies, elle a beaucoup souffert de la faveur des étoffes fantaisie.

Reims a occupé pendant longtemps la première place en France pour la fabrication des tissus de laine ; en 1858, la production des tissus y était de 60 millions de francs; en 1863, de 78 millions; en 1872, de 151 millions; en 1876, point culminant pour l’industrie rémoise, de 153 millions. En 1876, l’industrie lainière comptait à Reims ou dans les environs, 16.000 métiers, 700 peigneuses, 274.000 broches de peigné, 140.000 broches

de cardé. Mais depuis cette époque, plus de

soixante maisons ont disparu, et Reims a fort diminué d'importance aux profit de Roubaix-Tourcoing, mieux placé au point de vue de la facilité des transports et qui fabrique des genres plus favorisés par la mode. Toutefois, il y avait encore à Reims en 1903, 237 peigneuses, 56.170 broches de cardé, 454.944 broches de peigné, 16.894 broches de retordage, 7.236 métiers mécaniques et

un grand nombre de métiers à main (1).

La fabrication n’est pas aussi concentrée à

Reims qu'à Roubaix-Tourcoing; il n’y a pas à Reims de maison occupant plus de 1.500 ouvriers; on peut citer, parmi les plus importantes, la maison Lelarge et Ci° qui avait, en 1900, 4.640 broches de peigné, 7.509 broches de cardé et 935 métiers mécaniques, et qui occupait 1.800 ouvriers; la maison Harmel, du Val-des-Bois, près Reims, qui à 4.600 broches et produit 7 millions de francs de fils annuellement.

L'industrie lainière de Sedan, a fort souffert elle aussi ; les genres très fins qui s’y fabriquaient et qui valaient jusqu’à 30 francs le mètre, sont complètement délaissés. Voici le chiffre des expéditions de draperie, d’après la Chambre de commerce :

(1) Histoire économique de la laine, par Emile Lefèvre, p. 251.

OO ER Ne. 22232800 kil DD AR RS CES 070 01e — LOU ee Et 5 80470 ROC RE Re ENS 514 000

En 1900, il y avait à Sedan, d’après le rapporteur de la classe 82 à l'Exposition, 107.345 broches de filature, et seulement 481 métiers mécaniques.

À Rethel, la décadence est encore plus marquée ; il y avait à Rethel, en 1868, 29 peigneuses, 101.260 broches de filature et 762 métiers à tisser ; il n’y a plus aujourd’hui que 15 peigneuses, 39.300 brochesdefilatureet460 métiers à tisser (1).

La région du Nord-Ouest compte deux centres lainiers : Elbeuf et Louviers, dont le premier surtout est très important.

Vers la fin du dix-huitième siècle, on évaluait déjà la production des fabriques de drap d’Elbeuf à 10.900.000 livres. En 1823, un ministre, du nom de Corbière, prétendait que sur 150 millions de tissus de laine produits dans la France entière, Elbeuf en produisait 36 millions. Voici un tableau qui résume la marche de la production dans la

seconde moitié du dix-neuvième siècle :

(1) Histoire économique de la laine, par Emile Lefèvre, p.258.

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