CHIFFRES D'AFFAIRES POIDS DE LA PRODUCTION
francs kilogrammes LOIRE RER ES :... 91.000.000 5.645.394 LOTS TE ee RE TOEe 86.000.000 5.602.105 LOST ES bee 57.500.000 3.970.104 LO00 RER et 63.000.000 4.777.389 (1)
Lors de l'Exposition de 1900, on établit ainsi l'importance d'Elbeuf :
51 fabricants, 2013 métiers mécaniques, 72.756 broches de filature, 10.870 broches de retordage, 10.500 ouvriers.
Il y a, à Elbeuf, deux maisons occupant plus de 1.000 ouvriers, la maison Franckel-Blin, qui a 16 assortiments, 405 métiers mécaniques et occupe 1.400 ouvriers, la maison Blin et Blin qui a 13.000 broches de cardé et 500 métiers mécaniques.
Louviers, Lisieux et Vire sont les autres centres de cette région pour la fabrication des tissus, leur production, d’après l'enquête faite en 1899 auprès des Chambres de commerce. paraît être de 17 millions de francs.
Dans le reste de la France, le Tarn étant mis à part, le centre de fabrication le plus important est Vienne (Isère), où se fabriquent surtout des tissus a bon marché et où se trouvent aussi d’importan-
tes usines d’effilochage. C’est un centre dont l’im-
(1) Histoire économique de la laine, par Emile Lefèvre.
portance croît constamment. En 1850, Vienne comptait 20.000 habitants et ses fabriques produisaient 90.000 pièces de tissus valant 17 millions de francs ; en 1860, elles produisaient 130.000 pièces valant 20 millions de francs. En 1879, il à été expédié de Vienne 1.470.000 kilogrammes de tissus. Depuis, la production s’est accrue, très sen-
siblement ; elle s’est élevée :
En 1878, à 2.158.115 kilogrammes.
En 1898, à 3.356.078 — En 1903, à 3.640.091 ==
Toutefois, la valeur de la production n’a pas crû en même temps que son poids, car, de plus en plus, Vienne fabrique des tissus à bon marché. Actuellement, il y a à Vienne 1.800 métiers mécanique et 60.000 broches de cardé; les ouvriers employés à la fabrication des tissus et à l’eftilochage sont au nombre de 6.500; le chiffres d’affaires annuel, y compris les fils et les effilochages, dépasse 22 millions de francs (1).
À Paris même et dans la banlieue, il y a plusieurs très importantes maisons qui s'occupent de
filature et de tissage.
(1) Histoire économique de la laine, par Emile Lefèvre, p. 224.
Dans l'Est, on peut surtout citer, au Valdoie (territoire de Belfort), une importante filature qui dépend de la Société de filature de laine peignée
de Mulhouse, qui a, à Mulhouse et au Valdoie, 113.000 broches de peigné et 28.000 broches de cardé ; à Pierrepont et La Roche (Meurthe-et-Moselle), la maison Demachy et Seillère, qui fabrique surtout les draps militaires et d’administration, et qui a 40 assortiments de filature et 400 métiers, et occupe 1.200 ouvriers.
Dansle Centre, on peut citer, à Orléans, plusieurs fabriques de couvertures de laines dont la production totale est évaluée à 5 millions de francs : à Châteauroux, la maison Balsan et C'° qui fabrique surtout les draps militaires et d'administration, qui a 10.000 broches, 227 métiers mécaniques et occupe 1.000 ouvriers (1).
Dans le Midi, il y a des filatures et des tissages de laine dans l'Hérault : à Lodève, à Bédarieux, si connue autrefois par ses draps pour l’exportation aux Echelles du Levant ; à Saint-Pons, à Saint-Chinian et à Clermont-l'Hérault ; dans l'Aveyron, à Saint-Geniez, près d'Espalion.
Pour la bonneterie de laine, les principaux cen-
(4) Rapport du jury international à l'Exposition de 1900. Groupe XIII, 1re partie.
tres de production sont Troyes et la Picardie. Dans les Pyrénées, à Bagnères-de-Bigorre, on fait des étoffes tricotées particulièrement réputées.
En ce qui concerne le délainage, il n’y a pas, en France, de centre comparable à Mazamet. La ville où l’on délaine le plus après Mazamet est Croix (Nord); et, dans cette dernière ville, on fait plutôt de la mégisserie lainière que du délainage, c’est-à-dire que l’on travaille surtout les peaux à bon cuir et que l’on attache plus d'importance au cuir qu’à la laine.