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G. — SÉCHAGE DES LAINES ET CUIRS

Avant d’être séchée, la laine est d’abord passée

au compresseur qui enlève la plus grande partie

de l’eau qu’elle contient. Le compresseur se compose essentiellement de deux rouleaux entre lesquels on fait passer la laine ; le rouleau inférieur est en métal, le rouleau supérieur est recouvert d’un feutre.

La laine est transportée du compresseur aux séchoirs au moyen de trois systèmes différents : 1° le système des souffleurs. Les souffleurs sont des conduits en tôle dans lesquels un ventilateur envoie un puissant courant d’air ; ce courant d’air emporte la laine et la dépose dans les séchoirs ou calorifères ; 2° le système des dragues; dans ce système, la laine déposée à la sortie du compresseur dans les godets d’une drague est déversée, par cette drague, dans le séchoir ; avec ce système, il faut un peu plus de personnel qu'avec le précédent, mais moins de force ; 3° le système de la toile sans fin : fort analogue au précédent, avec simplement substitution d’une toile sans fin à la drague à godet.

Les séchoirs ou calorifères sont de grandes salles dont le plancher est formé d’une toile métallique ; la laine est étendue sur cette toile en couche de 30 à 40 centimètres d’épaisseur. Un courant d'air chaud arrive sous le plancher par deux ou trois ouvertures ou par un tuyau percé de petits trous qui fait le tour de la salle. Une hélice, pla-

cée à la partie supérieure du séchoir, force l’air

chaud à traverser la laine. Au moyen d’une chambre de distribution, on envoie l’air chaud, tantôt dans un séchoir, tantôt dans un autre, de façon à pouvoir changer la laine des séchoirs tout en ayant continuellement un séchoir en fonctionnement. Chaque mètre carré de surface de la toile métallique peut sécher de 20 à 25 kilogrammes de laine par huit heures de marche. L'air qui sert au séchage est, en général, chauffé au moyen de tuyaux à ailette pleins de vapeur entre lesquels il circule avant de se rendre dans le séchoir ; quel- quefois, l’air s’échauffe simplement par le contact avec du coke incandescent placé dans une grille; pour arrêter les escarbilles que l’air pourrait entraîner et qui pourraient enflammer la laine, on fait passer le courant d’air chaud dans une série de cloisons formant chicane.

Les cuirs sont, de leur côté, transportés dans les séchoirs à cuirs, où on les suspend à des rames horizontales. Les séchoirs à cuirs sont quelquefois à air libre, quelquefois fermés. Lorsqu'ils sont fermés, ils sont placés au-dessus des séchoirs à laine et traversés par l’air chaud qui vient de ceux-ci; l’hélice est alors commune aux deux sé-

choirs.

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