‹ L'Industrie Lainière Dans Le TarnChapitre 33 sur 84 · F7. — PELAGE · texte numérisé non relu

F7. — PELAGE

Les peaux une fois classées sont distribuées aux peleurs dont le travail consiste à séparer la laine de la peau.

Pour cela, ils étendent la peau sur un chevalet et la raclent au moyen d’un couteau à peler, instrument ‘qui se compose d’une lame légèrement cintrée et garnie de dents ayant un profil à angle droit emmanchée à chaque bout. À mesure

que la laine se sépare de la peau, le peleur en ef- »

fectue le triage. Il met de côté les parties de la toison qui présentent des défauts : la laine Jjarreuse, c’est-à-dire le poil long qui protège l’animal contre la pluie, la laine marquée, c’est-à-dire celle qui est teinte par la couleur qui a servi à marquer le mouton, la laine pailleuse, c’est-à-dire celle qui contient des graines, gratterons ou chardons, etc.

Lorsque le peleur pèle des peaux galeuses, il arrive que la laine reste adhérente au cuir en certains endroits; il tond alors la peau au moyen de forces. La laine séparée de la peau et encore humide porte le nom de pelade; la peau dépouillée de sa laine, celui de cuir ou cuirot.

La pelade renferme tout le suint insoluble dans l’eau ; cette pelade humide lavée à fond, c’est-àdire dégraissée, directement devient le lavé à fond direct ; simplement séchée, elle devient le lavé à dos. Le lavé à dos dégraissé devient le lavé à fond relavé, qui est supérieur comme valeur marchande, au lavé à fond direct. La laine sera done à peu près toute, transformée d’abord en

lavé à dos, c’est-à-dire séchée.

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