‹ L'Industrie Laitière en NormandieChapitre 43 sur 63 · II1D · texte numérisé non relu

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cipe qu'une lois par trimestre, mais le conseil d’administraton ( peut consentir à l'égard de ceux qui en feront la demande, à des avances calculées au taux de 2 fr. 4o le kil. de matière grasse. Le montant de ces avances ne pouvant être supérieur à la valeur probable et totale du lait pour une période d'un mois.

La valeur de l'apport de chaque sociétaire n'est pas calculée à raison de la quantité livrée mais de la richesse en matière grasse, ce qui est infiniment plus juste. À chaque amenée le lait est pesé et il est procédé à une prise d'échantillon. Ces échantillons conservés dans des flacons au numéro des sociétaires constituent un échantillon moyen qui est analysé tous les huit jours. « Le dosage de la matière grasse de chaque flacon sert de base pour établir la valeur totale du lait fourni, calculée d’après le prix de vente aux époques correspondantes ».

L'adoption de ce mode d'évaluation dans un pays où l’on est si routinier et arriéré est intéressant à noter. La laiterie a commencé à user de ce mode le 16 août dernier pour 200 litres de lait ; elle opère maintenant sur 15.000 litres en moyenne (en octobre 10.000).

L'organisation matérielle de la laiterie dépasse en perfection tout ce que nous avons visité en Normandie. Les locaux sont recouverts de plaques de céramique jusqu'à une certaine hauteur et les angles sont arrondis afin d’éviter les accumulations de poussière et de microbes. La laiterie est établie actuellement de façon à pouvoir traiter 30.000 litres de lait par jour.

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