‹ L'Industrie Laitière en NormandieChapitre 53 sur 63 · DRE · texte numérisé non relu

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dans des opérations dé commerce hasardeuses, et où, en tout cas, 1l faut commencer par des avances et des sacrifices.

Sur le marché intérieur, il semble bien aussi que les particuliers soient plus à même de relever la situation, au moins pour commencer, puisqu'il ne suffirait pas, nous l'avons déjà dit, de copier servilement ce que font les coopératives d'autres régions comme les Charentes. C'est dans la production de choix et de luxe qu'est l'avenir de la Normandie. La laiterie d'Isigny a merveilleusement rempli ce programme, et, comme résultat, a depuis six mois constamment maintenu sur le marché des halles le maximum des beurres normands bien audessus de celui des charentais (4 fr. 60 au lieu de 4 Îr. 20). L'organisation de cette laiterie est hybride ; ce n'est, on l’a vu, ni une coopérative, ni une entreprise particulière. Mais il ne faut point avoir de principe absolu en matière économique où 1il y a place pour les plus souples combinaisons. Bien qu'étrange cet organisme particulier est bien adapté au terrain normand et peut être appelé à s'y développer (1).

En tout cas pour résumer la situation on peut dire que la Normandie merveilleusement douée pour la production laitière et qui a su même se spécialiser au point

4. Les statuts de la coopérative de Périers dont on trouvera aux annexes les principaux articles reproduisent à peu près le type d'Isigny, et semblent donc bien confirmer notre assertion.

de vue agricole dans cette production, n’a pas su appliquer les principes de la spécialisation agricole à la production et à la vente du beurre. Le jour où elle le fera, elle reprendra sûrement sur le marché la place qu'elle

n'aurait jamais dû abandonner.

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