DE LA DEFINITION
constitue le Pasteur supreme: pais mes agneaux, pais mes brebis : pais les ames qui recoivent le lait de la doctrine , et pais aussi celles qui le leur donnent , pais les fideles et les pasteurs. - Nous ne connaissons dans TEvangile qu'une seule verite qui s'y trouve affirmee avec la meme surabondance de clarte , c'est la presence reelle de Jesus-Christ dans TEucharistie. II etait juste que le Christ parlat avec un amour a part du coeur et de la tete de son Eglise.
Ne craignons pas de faire comme lui , et ne craignons pas non plus de voir defmir, pour ceux qui ont encore besoin de cette definition , la verite qui sert de base a la divine constitution de FEglise, verite que TEcriture nous a revelee avec eclat, et que Thistoire de vingt siecles a glorifiee.
Mais dira-t-on peut-etre , ne convient-il pas de se souvenir aussi de cette parole apostolique: Non potestis portare modo : Ton ne doitmanif ester certaines verites qu'a ceux qui sont capables de les porter? N'y a-t-il aucun danger a Theureou le schisme et Theresie, FOrientet TOccident, semblent tourner les yeux vers Tuiiite perdue, n'y a-l-il aucun danger a definir Tautorile pontificate? Cette definition ne creera-t-elle pas un nouvel obstacle a leur retour? Ne suf-
fit-il pas de redire a toute la chretiente ce qui est deja defini: que TEglise enseignante doitetre unie a son chef pour etre infaillible?
Mais toute la chretiente ne sait-elle pas quelle est en ce point la croyance catholique ? Le Non potestis portare niodo n^est done pas ici a sa place.
Et puis , rinfaillibilite du Saint-Siege expliquee comme elle doit Tetre, loin d'eloigner les esprits de bonne foi, ne peut que les attirer. (Test en la denalurant qu'on Ta rendue repoussante ; ce sera en la montrant et en la definissant telle qu'elle est , en la faisant voir dans TEvangile et dans la foi de tous les siecles chretiens,de toutes les Eglis&s de I' Orient et de V Occident, ce sera en la proclamant par cette parole : Et erit unum ovile et unus pastor ^ il n'y aura qu'un bercail et qu'un pasteur supreme, qu'on lui gagnera tous lesvrais chretiens.Pourrait-on les gagner en leur cachant les oeuvres de predilection de Jesus-Christ? Certains catholiques ont souvent le grand tort,quand il s'agit de la verite, de rester sur la defensive. L'apostolat est une offensive d'amour. Pierre ne gagna-t-il pas les coaurs des Juifs, en leur disant : Jesus que vous avez cruci/ie, est r ess us cite d'entre les marts ; il est la pierre que vous avez rejetee et que Dieu a