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Un facteur bien plus important est constitué par la fixation que fait l’ovaire, après l’ovulation, de lipides et de cholestérol, pour constituer le corps jaune. Ainsi Hoi WEGG injectant 100 U. R. par jour de folliculine à des rates blanches a vu apparaître des corps jaunes. La corticale ovarienne, par sa surcharge en cholestérol et la lutéinisation ovarienne joue un rôle essentiel dans le blocage de l’action folliculinique.
Mais il y a plus : la folliculine est une substance sympathicotrope, ainsi que l’ont récemment prouvé EFFKE- MANN et STRUYVER. Ces auteurs prenant comme test réactionnel, les variations de diamètre sous l'influence de diverses substances pharmacologiques de la pupille de l'œil du chat soumis ou non à l’action de la folliculine, ont démontré que cette dernière substance avait, à côté d’un effet para-sympathomimétique sans doute indirect, un effet sympathicotrope caractérisé par une excitation de la sécrétion adrénalinique.
Si bien qu’en définitive, la folliculine, par lPintermédiaire de l’acétylcholine a un effet vaso-dilatateur prédominant, non sur les grandes voies vasculaires, mais sur les cellules des capillaires des organes en état de croissance vive, par un mécanisme réflexe que HESs suppose d’origine « nutritive ». Contre cette hyperémie, l’organisme va réagir en la bloquant par son adrénaline et son corps jaune, et l’hyperémie folliculinique restera dans les limites physiologiques.
b) Hormones gonadotropes.
Pour certains auteurs, les gonadotropes hypophysaires sont la cause des apoplexies génitales.
Picaup, dans sa thèse, fait jouer à une hyperprola-
némie brutale et transitoire le rôle déterminant dans la Pr 2
La
création de l’apoplexie ovarienne. Voici les expériences sur lesquelles s’appuie son opinion.
:« Nous avons pratiqué chez des animaux-femelles prépubères des injections .intra-veineuses d'urine de femme enceinte. Une lapine a reçu deux injections de 20 cc. deux autres trois injections de 20 cc, deux autres respectivement six et huit injections quotidiennes de 20 cc. Toutes les urines étaient de provenance identique. L’aspect varie suivant l’animal et la dose injectée.
Chez la lapine ayant recu deux injections, il persiste des follicules primaires. La presque totalité de l’ovaire est occupé par des formations kystiques volumineuses. Ces kystes sont tous hémorragiques.
Chez la lapine ayant reçu trois fois 20 cce., il existe de nombreux corps jaunes pleins, hémorragiques ou non, des formations kystiques persistent et prennent un développement considérable. Elles sont de trois types :
1° kystes lutéiniques,
2° kystes du corps jaune constamment hémorragiques, 3° kystes téquaux.
Il faut noter également la présence de très nombreuses hémorragies interstitielles et pariétales.
Chez les deux animaux ayant reçu six injections, le nombre des corps jaunes a sensiblement augmenté. Les kystes sont volumineux. Il est à noter qu’un certain nombre ne sont pas hémorragiques.
Chez l’animal ayant reçu huit injections à raison cette fois d’une injection tous les deux jours, les kystes sont rares ét l’ovaire est occupé presque complètement par des
corps jaunes et du tissu interstitiel hyperplastique.
En résumé, au fur et à mesure que les injections se
PNA VE
répètent, la tendance à la réaction folliculisante et kystisante de l’ovairé diminue en même temps que diminue la tendance hémorragique.
Cette série de faits montre que la diminution de la réceptivité ovarienne est précoce et joue pour le facteur hémorragique. Il est donc logique de penser que les hémorragies d’ origine hormonale. chez la femme sont dues bien plus à une hyperprolanémie brutale qu’è à une hyper- -prolanémie prolongée. >
D'un autre côté, MoRICARD et PALMER ont publié l’ob-
servation d’une malade qui, après avoir présenté de nom-
breuses crises douloureuses intermenstruelles, fit une hémorragie intrapéritonéale brutale à partir d’un corps jaune de l’ovaire gauche. Après castration bilatérale et greffe de l'ovaire droit à la vulve, elle fit une nouvelle hémorragie dans la grande lèvre lors de la lutéinisation d’un follicule développé dans l’ovaire greffé. Les dosages hormonaux pratiqués chez cette malade avaient révélé
existence d’une hyperprolanémie manifeste.
COTTE a, de son côté, chez des femmes ayant présenté des hémorragies à partir d’un kyste de lovaire,
noté plusieurs fois une réaction de Zondek positive.
Et du reste, cette réaction de Zondek pratiquée, rap-
pelons-le, avec des urines très riches en prolans, ne consiste-t-elle pas en définitive en la production dans les follicules de l’animal d’expérience d’'apoplexies ovariennes en miniature ?
Nous verrons plus loin comment on peut interpréter ces faits.