ROLE DES HORMONES
a) Folliculine.
Que la folliculine ait une action vaso-dilatatrice, cela n’est pas douteux. L’injection de folliculine provoque une vaso-dilatation des vaisseaux utérins, et CLAUBERG a attiré l’attention sur la pléthore aiguë du hile vasculaire de l’ovaire après action de la folliculine. Cette action vaso-dilatatrice est beaucoup plus intense du reste chez les primates que chez les animaux des groupes zoologiques inférieurs où elle n’aboutit pas à l’infarctus tissulaire qui est en dernier ressort la cause déterminante de l’hémorragie menstruelle. Notons de plus en passant, la relative fréquence dans les syndromes d’hyperfolliculinémie de zones de nécrose du parenchyme, accompagnées de thromboses vasculaires et entourées de zones d’hémorragies diffuses dans un ‘stroma généralement hyper-vascularisé. ;
Sur le mécanisme intime de cette action vaso-dilatatrice, on en est réduit aux hypothèses. La folliculine jouit-elle de propriétés para-sympathomimétiques ? Il ne semble pas et les travaux de MARKEE, DARON et REYNOLDS tendent plutôt à prouver que cette action sur la vascularisation utérine s’exerce par l'intermédiaire des médiateurs chimiques du type acétylcholine. |
Comment l’organisme va-t-il réagir contre cette influence hyperémiante de la folliculine, et maintenir l’état d'équilibre entre le système nerveux et les glandes à sécrétion interne ? Par divers mécanismes hormonaux d’importance du reste très différente.
Nous avons vue le parallélisme des courbes de sécrétion thyroïdienne et folliculaire. Dans l’antagonisme neuro-végétatif de ces deux substances se trouve un PICRUER et bien accessoire du reste, facteur d’équilibre.