‹ L'Infarctus de la Trompe de FallopeChapitre 31 sur 33 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Essentiellement chirurgical, il doit s’inspirer de deux principes :

1) L’apoplexie tubaire n’est pas une extrême urgence chirurgicale. Certes, son association à d’autres infarctus utérins ou annexiels pourra rendre la situation dramatique et justifier une sanction opératoire immédiate. Mais, dans l’infarctus tubaire pur qui seul ici nous intéresse, on peut attendre. Il est même surprenant de voir comment des infarctus massifs, avec parfois inondation sanguine péritonéale, sont bien supportés. Nous n’en voulons pour preuve que l’une de nos malades chez qui une première manifestation de l’affection fut spontanément et totalement régressive. Point n’est donc besoin de se hâter pour opérer.

2) Il convient, dans l’exérèse des lésions, d’être aussi conservateur que possible. Si l’infarcissement génital massif implique l’hystérectomie totale, il importe par contre de respecter au maximum les ovaires. Si l’ovaire en effet n’est pas touché, c’est qu'il ne le sera jamais, n’étant pas fragilisé à l’action de la folliculine. Aussi convient-il de le conserver.

La thérapeutique médicale (analgésiques, hémostatiques) permet de patienter avant d’opérer. Elle pourrait aussi, par l’administration d'hormones mâles anti-æstro-

gènes avant les poussées follieuli iques, prév

cale, où l’existence dans les antécédents d'accide ts sem- blables permet d’ en redouter la formation. ONE

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