‹ L'infarctus Pulmonaire des Artério-ScléreuxChapitre 21 sur 52 · AMEN (0 RE · texte numérisé non relu

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mais le fait est banal chez un sujet de 67 ans. Le cœur est augmenté de volume.

Sur le cliché du 30 décembre 1938, alors qu’il existait une légère opacité diffuse de la base due à un épanchement, on devine sous cette opacité, une zone arrondie, plus large que celle du 29 janvier, très floue et qui correspond vraisemblablement à ce qu'était infarctus à cette période.

Nous ne pensons pas que sur ce seul aspect radiologique du 30 décembre 1938, assez évocateur maintenant, que nous avons pu suivre son évolution, on se serait aventuré à porter le diagnostic d’infarctus.

Et nous avons affaire ici à un cas parmi les plus nets; dans les autres cas l’examen radiologique, répétons-le, n’a rien montré, ou seulement une image d’épanchement.

2° L’infarctus pulmonaire des artério-scléreux ne semble rien avoir, radioloigquement, qui ie différencie de celui des autres cardiopathies. Les descriptions habituellement données des images d’infarctus valent pour ceux-ci comme pour les autres et correspondent tantôt au type ici décrit, tantôt à un autre aspect :

— tantôt, «en effet, image arrondie à contours flous, comparée à une grosse pommelure (SERGENT, DE- LHERM et LAQUERRIÈRE), siégeant en plein champ pulmonaire ou à la base;

— tantôt, image triangulaire à contours estompés (BARJON, LAMARQUE, STÉPHANI). Cet aspect triangulaire pourrait même toujours être retrouvé si l’incidence des rayons est convenable (LAMARQUE, STÉPHANI).

NOUAILLE 4

Dr EEE

3° Souvent les images sont beaucoup moins caractéristiques; FAUST et HILKIN, cités par ANTONELLI, disent que souvent on ne peut que penser à l’infarctus pulmonaire devant une infiltration des bases, surtout de la base droite, jointe à un épaississement pleural, surtout si l’infiltration présente un aspect nettement triangulaire.

Cette infiltration n’est cependant souvent que peu accentuée, même à la période initiale. On peut ne constater qu’une obscurité de l’angle costo-diaphragmatique.

Ils signalent cependant que la radiologie permet parfois de mettre en évidence des infarctus en labsence de signes cliniques et de révéler des infarctus multiples et leurs complications.

SERGENT, dans les gros infarctus intéressant tout un lobe ou une portion importante d’un territoire lobaire dit que l’image peut rappeler celle des hépatisation pneumoniques et peut en particulier, suivant leur localisation, affecter tous les caractères du triangle pneumonique.

Rappelons encore que LAUBRY, SOULIÉ, POUMEAU- DELiLLE chez un sujet de 41 ans en pleine insuffisance ventriculaire droite ont constaté anatomiquement existence de deux infarctus volumineux alors que l'examen radiologique montrait des aspects tels «qu’on aurait pu abandonner l’hypothèse d'infarctus pour celle d’apoplexie ou de congestion pulmonaire dif-

fuse ».

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4° D’autres images peuvent être notées qui risquent de faire errer le diagnostic en particulier faisant penser au néoplasme puimonaire. Nous rappelons le cas de BENHAMOU et FOURÈS signalant chez un tabétique atteint d’ectasie aortique une ombre arrondie, très dense, très homogène avec des contours nets et comme tracés à la plume sur un champ pulmonaire absolument normal.

Le cas de Coste et BoLGERT, opacité assez dense, des contours assez nets, arrondie, d’un diamètre apparent de 5 cm. 5 siégeant à la partie moyenne du poumon droit.

Dans un cas recueilli dans le service du Professeur HARVIER, ANTONELLI a observé chez un malade de 61 ans une image allongée, de forme losangique, à grand axe vertical, longue de 10 cm. environ, large de 3 cm. à bords rectilignes, nettement dessinée, séparée de la paroi externe par une mince clarté de penrenchyme normal, et du hile par une bande plus large où les arborisations vasculaires paraissent plus accentuées. Cette image allongée en forme « d’os de seiche », fit discuter de nombreux diagnostics, entre autres celui de calcification pleurale. L’autopsie montra la présence d’un infarctus" volumineux occupant presque tout le lobe supérieur avec artérite pulmonaire.

Enfin, dans un cas de SERGENT et POUMEAU-DELILIE, particulièrement intéressant pour notre sujet, il s'agissait d’une femme de 70 ans, entrée pour une hémoptysie abondante de sang rouge avec dyspnée

assez marquée.

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