‹ L'infarctus Pulmonaire des Artério-ScléreuxChapitre 47 sur 52 · PL TS RE ONTA · texte numérisé non relu

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d’autres domaines (ramollissement cérébral; infarctus de l’intestin), en même temps que les difficuliés d'expliquer linfarcissement par les diverses théorïes mécaniques proposées.

2° Du point de vue général, des données nouvelles sur les réactions vasculaires à l’oblitération et la mise en lumière ‘du rôle du système nerveux végétatif.

3° Du point de vue particulier de linfarctus pulmonaire, la mise en évidence du rôle du système nerveux végétatif dans sa genèse : conception présumée de longue date, mais que des travaux récents sur l’histologie des lésions d’une part, la reproduction expérimentale d’infarctus d'autre part, vont permettre d’étayer.

Il en résulte une conception actuelle de la genèse des infarctus pulmonaires qui nous semble particulièrement intéressante en ce qui concerne les infarctus pulmonaires des artério-scléreux, comme nous nous efforcerons ensuite de le montrer apres avoir exposé chacun de ces points.

1° On sait depuis longtemps qu’il existe des infarctus sans aucune cause locale, sans aucun obstacle vasculaire :

RIT et BARTHEZ en 1861 avaient signalé des foyers hémorragiques pulmonaires chez un enfant

mort de méningite tuberculeuse.

CHARCOT en 1869 avait décrit l’infarctus pulmonaire dans l’hémorragie cérébrale, beaucoup plus rare disait-il, que la pneumonie. De nombreux autres cas avaient été publiés dans le ramollissement cérébral, les fractures du crâne, les tumeurs cérébrales, etc. ainsi que dans diverses maladies générales, dans les brülures étendues, dans le sclérème des nouveaux-nés, dans certaines intoxications,

Ce sont dans la classification de LANGEREAUX les infarctus hémopathiques et neuropathiques, dans la classification de GERMAIN SÉE et TALAMON les apoplexies d’origine nerveuse ou les apoplexies dües à des maladies générales.

Certes on a tendance à les déclarer de pathogénie complexe et à les classer le plus souvent parmi les infarctus type Renaut. Mais ceci surtout, nous Pavons vu, en vertu précisément de l’absence vérifice d’obstacle vasculaire, beaucoup plus que sur la constatation de différences histologiques qui senr:blent assez discrètes.

Et on en vint à se deinander si cette complexité de la pathogénie des infarctus type Renaut, ne se retrouve pas au moins égale dans les infarctus dus à un obstacle vasculaire et à porter l’attention sur l'insuffisance maintes fois constatée des diverses explications mécaniques données de Phémorragie pulmonaire dans l’obstruc.ion artérielle : qu'il s'agisse de lexplication par rupture des vaissèaux collatéraux nés en amont de loblitération, par anévrysme disséquant des parois de l'artère thrombosée, par

aspiration appelant les hématies des capillaires voi. sins vers le territoire non irrigué.

- Pour d’autres lésions d’infarctus d’autre part, les mêmes constatations étaient faites, la possibilité reconnue de leur existence sans oblitération vasculaire mécanique : ramollissement cérébral, infarcius in-

testinal.

2° La connaissance de ces faits prouvant l’existence de lésions infarctoides en dehors de tous phénomènes d’obstruction vasculaire mécanique, incitait à se demander quei pouvait être le rôle de cette obstruction quand elle existe.

De trés importants travaux sur les réactions vasculaires à loblitération, et la mise en lumière du rôle du système nerveux végétatif vinrent modifier la conception du mécanisme des lésions hémorragiques de Pinfarctus.

A. Du point de vue physio-pathologie des réacions vasculaires, reprenant les travaux de CONHEIM sur la circulation collatérale, un certain nombre de physiologistes allemands et en particulier G. RICKER ont longuement étudié les réactions vasculaires à l’oblitération :

RicKER à montré qu’à une oblitération artérielle succèdent un certain nombre de phénomènes dans le territoire correspondant : tout d’abord une intense vaso-dilatation, une « hyperhémie réactive » ou « fluxion physiologique >» qui s’accompagne rapidement d’une exsudation plasmatique à travers

les parois capillaires.

LE AOL

Puis, ralentissement du courant sanguin et au cours de ce « stade préstatique » les éléments figurés et en particulier les globules rouges diapédésent.

Enfin, c’est la stase au cours de laquelle ces phénomènes diapédétiques s’accentuent aboutissant à de véritables infiltrations hémorragiques.

En somme, l'effet d’une obstruction artérielle est de déterminer une transsudation séreuse puis une diapédèse hémorragique, les deux phénomènes pouvant se succéder très rapidement.

Les infarctus ne sont en quelque sorte qu’un degré plus avancé des phénomènes vaso-moteurs dont la transsudation séreuse, l’œdème, est au contraire un des premiers termes.

Mais RICKER a non seulement montré cette filiation des phénomènes, il a prouvé également que l’obstruction artérielle n’était pas indispensable pour les produire et que toute irritation vasculaire déterminait des manifestations de même ordre aboutissant finalement à la stase et à ses conséquences.

Cette irritation peut du reste avoir son origine, non localement, mais à distance sur‘les troncs arté-

riels comme l’a soutenu SCHWARTZ.

B. D’autre part, des travaux expérimentaux très nombreux tendaient à reproduire les lésions d’infarctus des différents viscères et à metjre en lumière le rôle du système nerveux végétatif. Nombre d’auleurs soupçonnaient cette action dans la pathogénèse de certains accidents apoplectiques :

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C’est la conception du « choc anaphylactoïde » de A. LuMmiÈRE qu’il attribue à l’irritation de terminaïisons nerveuses du sympathique au niveau des endothéliums vasculaires et qu’il compare au choc anaphylactique décrit par RIGHET en 1902.

C’est la conception des infarctus par « choc d’intolérance > que GRÉGOIRE et BIiNEY, GRÉGOIRE et Cou- VELAIRE ont appliqué à nombre d’infarctus intestinaux, à certaines lésions de pancréatite aiguë hémorragique, ou d’œdème pancréatique. Cette hypothèse, ils ont tendance à l’étendre volontiers à toute une catégorie d’infarctus viscéraux qu’ils préfèrent appeler < apoplexies viscérales >» pour les différencier des accidents morphologiquement semblables dues à des obstructions vasculaires.

C’est surtout à REILLY et ses collaborateurs que revient l’honneur d’avoir prouvé le rôle du système nerveux végétatif dans la genèse des lésions d’infarctus : au cours de ses recherches sur la pathogénie des lésions de la fièvre typhoïde, REILLY est amené à constater que l’injection d’endotoxine typhique au contact du nerf splanchnique, tronc ou rameaux, détermine des lésions hémorragiques diffuses de tous les organes abdominaux et qu’en particulier au niveau de l'intestin peuvent être réalisés de véritables infarcissements.

Il pense que les simples phénomènes vaso-moteurs ne suffisent pas à expliquer toutes ces manifestations et insiste au contraire sur l’importance et la constance des lésions vasculaires allant de l’endothé-

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