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8° La présence de l’entérocoque à l’état de pureté; sa virulence constatée, sa présence dans le sang et l’urine de nos malades nous montrent que ces lésions étaient bien dues à ce germe auquel nous faisons jouer le rôle prépondérant dans ces hépatites.
9° L'origine intestinale de l’infection due à ce germe nous semble prouvée par les antécédents d’entérite que nos malades ont présentés au début de ces affections, en sorte que nous
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avons eu affaire à de véritables « foies intestinaux », dénomination que nous adoptons par analogie avec le « foie appendiculaire » décrit par M. le professeur Dieulafoy.
10° Il s'agissait là de véritables hépatites nostras et nous en avons relaté un certain nombre d’autres cas où les germes constatés par les auteurs étaient soit un streptocoque, SOIt même des diplocoques que nous serions tenté d’assimiler au germe que nous avons décrit.
11° La stérilité dans le pus des abcès du foie nous semble devoir être une stérilité secondaire par disparition plus ou moins rapide des germes. Nous trouvons la confirmation de cette hypothèse dans notre observation TT.
12° La symptomatologie de ces hépatites nostras est encore bien obscure et il n'existe pas de signe pathognomonique qui permette de les diagnostiquer.
La notion d’une infection intestinale antérieure, la saillie et la douleur souvent marquée au creux épigastrique, la réaction fébrile peu intense, sont des signes incertains; la ponction exploratrice permet, si on tombe dans le foyer, d'affirmer le diagnostic.
13° [1 y a lieu de penser en clinique actuellement à l’existence de ces hépatites, plus fréquentes qu'on ne le pensait dans nos climats et de les traiter comme toute collection purulente par l’incision chirurgicale.