CONCLUSIONS
1. — 1° M. Thiercelin a décrit un germe saprophyte qu’il a isolé de l'intestin et auquel il a donné le nom d’ « entérocoque ».
2° Ce germe est susceptible de devenir pathogène et de donner naissance à un certain nombre d’affections du tube digestif et de ses annexes.
3° Le microbe se présente sous les formes les plus variables : si, le plus souvent, il revêt la forme diplococcique, il peut également présenter un polymorphisme des plus remarquables et se montrer sous la forme de diplo-streptocoque, diplo-bacillaire, strepto-bacillaire, etc.
4° Ses caractères morphologiques et ses propriétés biologiques lui donnent une place intermédiaire entre le pneumocoque et le streptocoque qu’il semble réunir.
On peut, en effet, trouver toutes les formes intermédiaires entre le streptocoque et l’entérocoque, d’une part ; entre le pneumocoque et l’entérocoque, d'autre part.
5° Caractères différentiels. — HN peut être différencié du streptocoque de Fehleisen par :
a) Sa morphologie.
Dans l’organisme il se présente sous la forme d’un diplocoque lancéolé, parfois auréolé, où d’un diplo-streptocoque. Dans les cultures on a une disposition par paire des élé-
Cu. 6
oui
ments et surtout un polymorphisme sur lequel nous ne sau-
rions trop insister ;
b) Par sa longévité et sa grande vitalité (repiquage au bout de plusieurs mois, résistance aux agents physiques) ;
c) Par sa virulence pour la souris.
On peut le différencier du pneumocoque de Talamon :
a) Par son polymorphisme ;
b) Par sa culture possible à la température de la chambre et l'aspect streptococcique que prennent les cultures ;
c) Par sa longévité.
6° Il s’agit donc bien là d’un type microbien distinct inter-
médiaire entre le pneumocoque et le streptocoque.
IT. — 7° Dans la pathologie hépatique, ce diplocoque a été déjà rencontré dans la cirrhose hypertrophique, dans lPictère infectieux spléno-mégalique de M. Hayem par Thiercelin, et récemment dans un cas de cirrhose hypertrophique avec abcès par Lereboullet (obs. V). Enfin, nous-même, l'avons rencontré, à l’état de pureté, dans 3 cas d’abcès du foie, de véritables hépatites nostras (soit seul, soit associé au coli-
bacille), et dans 1 cas de kyste hydatique suppuré (obs. LE, If,