SES CARAUTÈRES. SES LOCALISATIONS
La première description de Jentérocoque remonte au 15 avril 1899, où M. Thiercelin, dans une communication qu'il fit à la Société de biologie, étudia les caractères de ce microbe. Il montra qu’il se rencontrait surtout dans certaines affections aiguës du tube digestif et se présentait alors sous forme de diplocoque à grains arrondis et lancéolés, quelquefois à éléments volumineux et aussi par chaïînettes de deux diplocoques; 1l étudia aussi ses cultures et les résultats de son inoculation aux animaux (caractères que nous exposerons dans la suite) et il conclut en disant qu’il s'agissait là d’une espèce microbienne, se présentant sous la forme diplococcique, qu’il rapprocha d’un microbe qu’il avait décrit avec M. Rosenthal dans deux cas de méningite cérébro-spinale, communiqués à la Soc. méd. des hôpitaux (17 février 1899). I proposa pour lui le nom d” « entérocoque ».
Rencontré par Thiercelin dans les mucosités de l’entérocolite aiguë de l’enfant, de l’entérite muco-membraneuse de l'adulte, dans le pus des appendicites et même dans les appendicites non suppurées, il est pour cet auteur «€ un des
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microbes normaux de l'intestin chez l’homme, susceptible ‘de devenir pathogène et de jouer un rôle des plus importants dans la plupart des affections du tube digestif et de ses annexes ».
Dans la séance du 2/ juin de lamême ne M. Thiercelin revint sur l'étude de ce microbe.
Après avoir rappelé les cas où ce microbe fut trouvé par lui, il étudia la morphologie et les modes de reproduction de l’entérocoque.
Ces caractères furent repris et exposés à nouveau dans une communication à la Société de pédiatrie (novembre 1899).
C’est cette communication où nous puisons les renseignements qui vont suivre. > |
« Après la découverte du bacterium coli par Escherich, ce microbe a accaparé à son profit toute l'attention des bac- -tériologistes, mais depuis quelques années une réaction s’est produite, réaction à laquelle du reste Escherich lui-même a contribué pour une large part, et aujourd’hui on admet qu’à côté du bacterium coli commune de nombreuses espèces microbiennes peuvent entrer en jeu dans la production de ces affections.
Cette étude des diverses espèces incriminées fut remar- -quablement traitée par M. Lesage dans une monographie très documentée (1) et par M. Marfan dans la Revue des maladies de l'enfance (août, sept., oct. et nov. 1899).
La maladie dans laquelle influence nocive du germe paraît - être la plus nette est cette forme de l’entérite infectieuse de l'enfant que M. le professeur Hutinel a décrite sousle nom
(1) A. LEesAGE, De la gastro-entérite aiguë des nourrissons (infections et auto intoæications digestives). Pathogénie et étiologie. L'Œuvre médico-chirurgical,