‹ L'infection meningococciqueChapitre 11 sur 75 · CAUSES SECONDES · texte numérisé non relu

CAUSES SECONDES

Des causes secondes qui semblent favoriser davantage l'éclosion des complications méningées de l'infection méningococcique que la simple pullulation microbienne au niveau du rhino-pharynx (v. plus loin), les unes sont inhérentes à l'individu (causes intrinsèques), les autres lui sont étrangères (causes extrinsèques).

Facteurs intrinsèques. — Age. — Dans toutes les épidémies qui ont été décrites, les auteurs ont insisté avec juste raison sur l'influence de l'âge. La méningococcie sévit avec une surprenante prédilection sur les enfants et les adolescents, et cela d'une manière trop habituelle et dans des contrées trop diverses pour qu'on puisse invoquer l'effet des séries.

Quelques exemples suffiront à l'établir :

A Aiguesmortes en 1841-1842, en Suède, les enfants et les adolescents étaient presque seuls atteints.

A Bromberg, l'épidémie qui sévit du 1^^ février au 14 juin 1864 atteignit surtout les enfants de huit mois à quatorze ans et spécialement ceux de deux à sept ans : 132 malades sur 141 n'avaient pas sept ans : 93,8 p. 100.

A New- York, en 1872, les 40 cas décrits par Radenstein ont été compris entre trois et seize ans. Dans la même épidémie, le relevé de Morris, qui porte sur 412 cas, en montre 236 au-dessous de dix ans. Enfin Smith, sur 975 cas, donne les chiffres suivants :

De quelques mois à un an 125 cas.

De 1 à 5ans 336 —

Au-dessus de 30 ans 71 —

Dans l'épidémie des grands-duchés, L. Laveran a noté :

Au-dessous de 3 ans 19 cas.

De 3 à 10 ans 28 —

ETIOLOGIE. — CAUSES SECONDES

Cette prédilection pour l'enfance et l'adolescence se retrouve dans les épidémies plus récentes :

Dans les rapports sanitaires allemands établis pour les années compris.es entre 1905 et 1908, la statistique donne les renseignements suivants :

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