‹ L'Infection Paratyphique des Voies BiliairesChapitre 37 sur 55 · Duclaux. (Traité de microbiologie · texte numérisé non relu

Duclaux. (Traité de microbiologie

2. Grimbert. Diagnostic des bactéries par leurs fonctions bio-chimiques. (Archives de parasitologie, 1903, t. VII, , p.237). — Action du colibacille et du bacille d'Eberth sur les nitrates. » Société de Biologie, 1898, p. 385, 657, 1134 et 1135,et Comples rendus de l'Académie des Sciences, 12 décem-

bre 1898). — Action du colibacille sur le saccharose et la glycérine. (Société de Biologie, 1896, p. 694).

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règles. Déjà, M. Pottevin (1) a dressé le bilan de la fermentation de certains sucres par divers bacilles du groupe des Salmonelloses.

Technique générale

Les propriétés fermentatives d'un microbe sont très variables suivant les conditions où on les observe ; elles dépendent de l’âge et de l’origine de la semence d’une part, de la composition du milieu dans lequel elle est semée d'autre part.

Le choix du milieu de culture en particulier est de la plus grande importance. Pour la production de l’indol, par exemple, il faut éliminer tout autre aliment azoté que la peptone, et rejeter le bouillon de viande parce que le microbe, ayant plusieurs sources d'azote à sa disposition, ne s'attaque pas de suite aux peptones, les seules substances albuminoïdes dont la destruction donne le terme indol ; il faut éviter de même tout aliment hydro-carboné, parce que le microbe, trouvant en lui du carbone sous une forme qui lui convient, ménage son attaque de la peptone (2).

Ces précautions sont plus nécéssaires encore lorsqu'il s’agil de la fermentation de substances hydrocarbonées.Nous n'insisterons pas sur l'hydrate de carbone lui-même dont

la pureté devra toujours être vérifiée. Nous nous occupe-

1. Pottevin. Contribution à la bactériologie des gastroentériles infectieuses. (Annales de l'Institut Pasteur, 25 juil- . let rg05, p. 426).

2. Péré. (Annales de l'Institut Pasteur, 1892, t. VIT, p. 5x2).

PAR EAN

rons surtout des causes d’erreur tenant au milieu de culture. D'une manière générale, pour éviter de masquer la réaction que l’on étudie, il convient d'employer les milieux nutritifs les plus simples, et autant que possible ceux dont. la composition est chimiquement définie. L'attaque du milieu sucré, se traduisant toujours par une production d’acide, il s’agit de constater si le milieu s’est acidifié, puis de mesurer cette acidification. Cette opération, très simple en apparence, peut comporter de nombreuses erreurs, comme le montrent les résultats contradictoires obtenus par les auteurs.

Nous écarterons tout d’abord les milieux complexes à base de gélatine, de gélose, de nutrose ou caséine sodique (milieu de Barsiekow), qui. s'ils donnent des indications qualitatives faciles à constater, ne permettent pas un dosage, et sont tout à fait insuffisants dans les cas délicats, à cause de l'inconstance de leur composition, et à cause des. réactions mal connues auxquelles ils donnent lieu sous. l'influence du développement des microbes, réactions qui entravent le virage. Nous avons vu plusieurs fois la teinture de tournesol, non seulement changer de couleur, mais se. décolorer complètement, probablement par suite de la formation d’aldéhydes. Il en est de même du bouillon deviande qui contient une notable quañtité de sucre ; on peut, il est vrai, le désucrer en y faisant végéter du colibacillependant douze heures ; mais c’est là introduire, dans une manipulation chimique, un élément biologique dont l’influence complète reste inconnue, non seulement sur le milieu, mais sur le germe qu'on y sémera.

Les solutions aqueuses de peptone constituent déjà un:

er 4.

milieu plus simple. Encore faut-il vérifier la peptone: employée ; certaines peptones amylacées du commerce, riches en matière sucrée et pauvres en substances albuminoïdes, ne nous donnaient qu'à peine la réaction du Biuret, et par contre réduisaient fortement la liqueur de Fehling. Cependant ces solutions suffisent dans la plupart des cas, et fournissent un bon aliment aux microbes.

Il n'en est pas toujours ainsi des solutions purement minérales. dans lesquelles l'azote n’entre que sous forme de sel ammoniacal, et qui constitueraient à d’autres égards le milieu le plus parfait pour les recherches délicates. Les formules en sont nombreuses. Nous en avons fait l'essai, et nous avons constaté que notre bacille s’y développait entement, et que son action était moins énergique que dans la solution de peptone.

La neutralisation du milieu exige également certaines précautions. Elle ne doit pas être faite avec la lessive de soude, sous l'influence de laquelle certains sucres peu stables, tels que le galactose, le glucose, le lévulose, seraient décomposés à la stérilisation à l’autoclave, ce qu'il est facile de reconnaître à la teinte brune que prend le milieu. On se servira du carbonate de chaux lavé et exempt de carbonate de soude. Ce sel offre l'avantage de neutraliser exactement le milieu nutritif ; il importe en effet, pour obtenir des résultats comparables, de n’employer que des solutions exactement neutres, et non pas légèrement, c'està-dire plus ou moins, alcalines.

Enfin la stérilisation sera faite aussitôt après la neutralisation du milieu, pour éviter son acidification ultérieure .

Pour certaines solutions sucrées (glucose, galactose, lévu-.

lose) elle sera réalisée par filtration à la bougie, ou par tyndallisation ; c'est cette dernière méthode que nous avons employée.

Il va sans dire que pour chaque expérience des ballons témoins sont préparés et placés à l’étuve exactement comme le ballon ensemencé. |

Nous avons employé soit le milieu minéral recommandé

par Grimbert :

Phosphate d'ammoniaque............ E gr.

Sulfate d’ammoniaque ...... Ie CIBEE DUR Fauidistlliées. "tie RL “et et D 00e

soit une solution de peptone préparée de la façon suivante :

Faire dissoudre 5 grammes de peptone dans 1 litre d’eau distllée ; porter à l’ébullition ; ajouter en petite quantité du carbonate de chaux pur, maintenir l’ébullition pendant cinq mi-

nules et filtrer; vérifier la neutralité du milieu.

Nous avons fait avec ce milieu des solutions des substances étudiées à une concentration variant de 2 à 5 0/0. Le bacille que nous y semions était toujours un échan-

tillon virulent provenant d'un passage sur l’animal.

Action sur les sels minéraux

Le nitrates alcalins sont réduits en nitrites. Des ballons d'eau peptonée et de bouillon additionnés de 1 0/0 de ni-

trate de potasse, et examinés trois jours après l’ensemen-

cement nous ont donné en présence du réactif de Griess (4) une coloration rouge vif, caractéristique dela présence des

nitrites. Nous n'avons pas observé de dégagement ga-

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