‹ L'Infection Paratyphique des Voies BiliairesChapitre 43 sur 55 · EPP PEER EN NS PS OPPOSER VE · texte numérisé non relu

EPP PEER EN NS PS OPPOSER VE

ne pe

Mie

plusieurs molécules de sucre, avec un alcool, un aldéhyde

ou un acide.

4° Enfin les polyglucosides ; corps de composition mal

-connue, mais que l'on peul envisager comme dérivant des

sucres par condensation et élimination d'eau ; sous certaines influences ils peuvent régénérer le sucre.

De tous ces corps nous avons fait, pour y semer notre bacille, des solutions à 20/0 soit en milieu minéral, soit en eau peptonée. Les premières ontétéexaminées au bout de quinze jours ; les secondes après huit jours de passage à

l’étuve.

S1:— Les sucres proprement dits sont les plus facilement attaquables par les microbes ; ce sont aussiles plus altérables ; il ne faut les stériliser que par filtration ou par chauifage discontinu à basse température. Nous avons étudié:

Deux pentoses :

L'’arabinose et le xylose qui sont 4 fois alcool et 1 fois aldéhyde et ont pour formule CH?OH. (CHOH)’. CHO.

Trois hexoses : -le glycose (CH°OH. (CHOH). CHO) qui est b fois alcool et 1 fois aldéhyde, le lévulose et le galactose qui sont 2 fois alcool primaire, 3 fois alcool secondaire et 1 fois cétone.

Tous les ballons de culture nous ont donné une réac-

tion acide, comme le montre le tableau suivant :

TABLEAU II Acidité Sucres : De RE ar EP Or VA Ce CAE PERS en milieu minéral | en eau peptonée

Arabinose”,:4..0p0re o gr. 40 Xylose sens sine ee 0 32 GHUCOSELR DRE RES ) 24 lT.,0, gr. 48 Galactose .......... FAURE 0 ho Lévuloses 125" T Rene 0 48

Les cultures sur gélose glycosée profonde donnent un léger dégagement de gaz. Cependant l’acidification est

faible, surtout pour des cultures qui sont demeurées de

huit à quinze jours à l’étuve et ont abondamment poussé.

Nous avons cherché si l'attaque des sucres pouvait être mise en évidence par l'examen polarimétrique. Les ballons de culture en eau peptonée et les ballons témoins correspondants, qui avaient été stérilisés de même façon et étaient restés le même temps à l’étuve, capuchonnés pour éviter les erreurs dues à l'inégalité de l'évaporation, ont

été déféqués par le réactif de Patein (1), et additionnés.

d'eau distillée de manière à obtenir une dilution totale

à 9/10. Dans ces conditions nous avons fait l'examen,

1. Réactif de Patein : à 160 centimètres cubes d'acide azotique ajouter peu à peu 220 grammes d'oxyde rouge de mercure ;. ajouter 160 centimètres cubes d’eau distillée ; faire bouillir : après refroidissement ; verser 40 centimètres cubes de lessive de: soude, compléter à 1 litre avec de l’eau distillée et filtrée,

Les réactifs à l’acétate de plomb sont insuffisants pour défé-.

:quer les solutions de peptone. — Cf. Patein. (Spas de Bio-logie, 1902, Fi 1325.)

D dans des tubes de 20 centimètres au polarimètre Laurent, et nous n'avons pu constater aucune différence entre le témoin et la culture.

L'attaque des sucres est sans doute minime, comme

pouvait le faire prévoir le faible degré d'acidification du

| Témoin Cuiture Arabinose. ........ ai (2) 131" ae an 1031 Gigeoseshe oran, = (+) 1°28' — (+) 1°28' Galjetose 04550 = CU AP 4 — (+) 2°12/ Hévalose L émer ete —(—) 2°50° = (—) 2°50!

milieu. Le polarimètre est-il trop peu sensible pour la déceler ? Ou bien l’acidification se produit-elle, non pas aux dépens du sucre, mais aux dépens du milieu, de la peptone par exemple, le sucre n exerçant en ce cas qu'une action de présence qui favoriserait le développement du bacille et la formation de ferments acidifiants ?C'est là une question que nous ne pouvons trancher, et qui exige de nouvelles recherches actuellement en cours.

$S 2. — Parmi les sucres hydrolysables, le saccharose, susceptible de régénérer une moléculede glycose et une de lévulose, n’est ni acidifié, ni dédoublé. Il en est de même du lactose formé de une molécule de glycose,etune de galactose.

Le maltose, dédoublable en deux molécules de glycose, est acidifié, et à l'examen polarimétrique nous avons cons-

laté une légère diminution du pouvoir rotatoire : a (témoin) = (+) 4°30' « (culture) = (+) 44.

Le raffinose (glycose + lévulose + galactose) n'est pas modifié .

TaBLceaAu III

rer Acidité Sucres — en milieu minéral en eau peptonée Saccharose ..: ........ o LACLOS ESS ANNEES 0

$ 3. — La culture sur différents g/ucosides ne nous adonné

de résultat positif que pour l’arbutine ; celle-ci, décomposable en glycose et hydroquinone, est très faiblement acidifiée(0 gr. 16 de soude pour 1000), mais n’est pas dédoublée (pas de réduction de la liqueur de Fehling). La salicine glucose + saligénine), la phloridzine (glucose + phlorétine), l'amygdaline (glucose + acide cyanhydrique + aldé- | : hyde benzoïque) ne subissent aucune attaque.

S 4. — Les polyglucosides, au contraire, sont légèrement acidifiés. L’em plois d'amidon présente en outre des modifications physiques : il est fludifié, devient transparent et plus homogène. Il ne s’y forme pas de sucre réducteur mais seulement des traces de dextrine reconnaissables à la coloration rose, et non bleu franc, que prend la culture par addition d’eau iodée.

TagLzeau IV

2 EL op ”

Glucosides et poly glucosides Acidité (milieu minéral) 'Salieme tite tir RE Arbntine te ARC re 0-gr.220 l Phloridzineé; rer ones | Amygdaline....... LUE Pet L'DeExtrine SENDERRES en EUSS Ô 32 Glyeogéne rites 0 0, 10 ATONR CLR EN indosable

AQU.

Action sur les- composés ammoniacaux

Les composés ammoniacaux (wrée, asparagine) ne sont pas altérés. L’essai sur l'urée a été fait au moyen d'une

culture de douze jours en eau peptonée additionnée de

> 0/0 d'urée, ce corps ayant été stérilisé par chauf-

fage discontinu à + 90 degrés à sec pour éviter sa décompo-

Sion. Le milieu avait conservé son alcalinilé normale. La formalion de carbonate d'ammoniaque aux dépens de l'urée a élé recherchée par l'addition de lessive de soude qui aurait décomposé le carbonate d'ammoniaque avec dégagement de gaz ammoniac à chaud, et par l'addition d'acide sulfurique qui aurait donné lieu à la production de bulles d'acide carbonique. Les recherches sont restées

négatives.

Action sur les corps de la série eyclique

La peptone ne donne pas la réaction de l'indol. Gette réaction très importante. pour le diagnostic bactériologique, et en particulier pour la différenciation du colibacille et du bacille d'Eberth, exige certaines précautions pour être démonstrative, comme nous l'avons montré dans un travail précédent (1).

On a cherché à perfectionner les méhodes qui permettent de déceler l'indol, soit en recueillant la matière :

colorante par un dissolvant non miscible à l'eau (alcool

1. M. Nonnotte et R. Demanche. Sur la recherche de l’indol dans les cultures microbiennes. (Société de Biologie, 21 mars

RO

amylique), soit en extrayant l'indol par l’alcool-éther et en traitant le résidu sec suivant la méthode habituelle (Nencki). Mais ces procédés. outre qu'ils sont délicats, ne donnent de résultats que sur des cultures âgées

d'au moins vingt-quatre à quarante-huit heures; ils sont.

CR . . ° | ; d'ailleurs inconstants au point que plusieurs auteurs ont. pu mettre en doute la valeur de la réaction pour le-

diagnostic du colibacille (1). On a déjà insisté sur l'im--

portance de la qualité de la peptone employée (2), les ‘peptones pancréatiques seules étant susceptibles de donner la réaction de l’indol ; nous nous sommes servi de peptone Byla pour cultures. D'autre part nous avons remarqué que,

pour une même solution de peptone, la réaction était beau-

coup plus sensible lorsqu'on opérait à chaud, et nous avons.

modifié de la façon suivante la technique habituelle: À une

culture de 20 centimètres cubes d’eau peptonée, additionnée de 5 0/00 de chlorure de sodium et neutralisée, ajouter 1 centimètre cube d'une solution à 1 0/00 de nitrite de potasse et X gouttes d'acide sulfurique concentré, puis porter à l’ébullition la partie supérieure du tube de culture. Si la culture contient de l’indol, le liquide s'éclaircit et la coloration rose apparaît avec la plus grande netteté dans la partie chauffée sous forme d’anneau coloré qui tranche avec la partie inférieure du tube, incolore ou faiblement colorée.

En employant des cultures de plus en plus âgées on ob-

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