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L’étiologie est celle du paratyphus en général ; et les causes de localisation hépatique sont les mêmes que pour les autres infections biliaires. Deux hypothèses sont en présence pour expliquer l'envahissement des voies biliaires : celle de l'infection ascendante du cholédoque, et celle de l'infection descendante hématogène. Toules deux peuvent être vérifiées expérimentalement : nous avons provoqué chez le lapin le développement de cholécystites suppurées en injectant des cultures de bacilles paratyphiques soit * dans le canal cholédoque, soit par une veine périphérique où par unrameau de la veine porte. Cliniquement le mode de début des accidents par des symptômes d'infection générale tend à faire admettre l'existence d'une septicémie primitive. Cépendant, dans quelques cas, les troubles initiaux sont exclusivement d’ordre digestif, et on ne péut rejeter complètement l'hypothèse d’une infection ascendante à point de départ intestinal.
Le diagnostic étiologique de cette infection repose sur la connaissance du germe pathogène, que l’on recherchera soit dans le contenu des voies biliaires, soit dans le sang, soit dans les matières fécales ; il pourra encore être établi par l’étude des propriétés du sérum du malade, ou de sérums expérimentaux, en tenant compte des agglulinations spontanées et des coagglutinines.
Le pronostic ordinairement favorable comporte des réserves à cause de la persistance possible de l'infection intestinale : celle-ci commande des mesures prophylac-
tiques.
L'étude d'un bacille paratyphique B, trouvé par nous dans le sang d’une malade atteinte de cholécystite, nous a permis de vérifier les caractères généraux de culture de ce groupe de bacilles. L'examen spécial de ses propriétés bio-chimiques nous a conduit aux conclusions suivantes :
Technique générale. — Les milieux de culture employés seront constitués par des solutions minérales, ou par des solutions de peptone exactement neutralisées par le carbonate de calcium, à l’exclusion de tout milieu nutritif complexe à base de bouillon, de gélatine ou de gélose. Ils seront stérilisés par filtration ou par chauffage discontinu à basse température pour les substances facilement altérables par la chaleur.
Action sur les sels minéraux. — Les nitrates sont transformés en nitrites.
Action sur les alcools. — Les alcools mono-atomiques (alcool méthylique et alcool éthylique) donnent lieu à une acidification du milieu, et à la formation d’aldéhydes, et de produits-aromatiques. Plusieurs alcools polyatomiques, le glycol, la glycérine, la mannite et la dulcite subissent également une fermentation acide.
Action sur les sucres. — Les milieux contenant de l’arabinose, du xylose, du glucose, du galactose, du lévulose sont légèrement acidifiés, sans que l'examen polarimétrique puisse mettre en évidence l'attaque du sucre. Parmi les hexobioses, le maltose seul, et parmi les glucosides, l’'arbutine donnent des produits acides. Parmi les polyglucosides, le bacille n'a d'action que sur le glycogène et
l’'amidon.
Les composés ammoniacaux et les corps de la série cyclique (peptone, albumines) ne sont pas attaqués.
L'inoculation aux animaux permet de reproduire des lésions diverses du foie et des voies biliaires.
En injectant la culture dans le cholédoque, nous avons obtenu constamment des cholécystites suppurées.
L’inoculation par les veines périphériques provoque aussi le développement de cholécystites suppurées et d’'abcès microscopiques intra-hépatiques ; nous avons constaté une fois la formation de calculs.
Quand on a fait pénétrer la culture par un rameau de la veine porte, le bacille entraîne plus facilement la mort et son passage dans le foie se traduit par de petits foyers de nécrose, ou par le développement d’une cholécystite purulente intense. |
Vu : Le Président de la thèse
ROGER Vu : le Doyen
LANDOUZY Vu et permis d'imprimer :
Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris