‹ L'Infection Paratyphique des Voies BiliairesChapitre 7 sur 55 · ÉTUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE CLINIQUE

Il est hors de doute actuellement que la bile ne constitue pas pour les microbes un milieu défavorable, et qu'elle ne saurait empêcher, du fait de sa composition, leur pullulation dans les voies biliaires. La fétidité des fèces, observée chez les ictériques et chez les animaux porteurs de fistules biliaires est due aux troubles dans l'absorption des graisses qu’entraine la suppression de la bile dans l'intestin. C'est au foie qu'appartient en réalité l’action défensive, ‘contre les infections. Déjà en 1886, MM. Charrin et Roger (1) avaient montré que l'addition de bile fraiche, même à dose élevée, aux milieux de culture, n’entraine pas le développement des microbes de de l'intestin, De nombreuses expériences ont confirmé ces faits. Nous citerons seulementles recherches récentes faites pour le bacille typhique par Fornet (2) : employant la

1. Charrin et Roger. (Note sur l’action antiseptique de la bile. Société de Biologie, 7 avril 1886, p. 425).

2. Fornet. Ueber die Bakterizidie der Gaille. (Archiv. fur Hygiene, 1907, LX, p. 134).

LEONE méthode de numération des microbes, cet auteur constate que la bile de bœuf fraiche n’entrave que très légèrement le développement du bacille typhique ; ce pouvoir bactéricide est surtout manifeste, quand l'ensemensement est fait avec un très petit nombre de microbes, et ilest en partie détruit par le chauffage. Bien plus la bile peut constituer un milieu de culture particulièrement favorable pour les bacilles du groupe typhique et paratyphique.

Pour la culture du sang chez les malades atteints de fièvre typhoïde ou para-typhoïde, Conradi (1), Fornet (2), Kayser (3) ont obtenu les meilleurs résultats en semant I ou IT gouttes seulement de sang dans des tubes contenant 5 centimètres cubes de bile de bœuf, additionnée de 10 0/0 de peptone et de 10 0/0 de glycérine, et stérilisés pendant deux heures dans un courant de vapeur. Cette méthode qui permel. de n’employer que des quantités minimes de sang à donné à ses auteurs des résultats positifs très précoces, avant que la réaction agglutinante du sérum püt être constatée ; en ce qui concerne les infections paratyphiques, Kayser a pu cultiver l’agent pathogène dans 9 cas sur 12.

Nous n'avons rappelé ces expériences faites 2x vitro que pour montrer combien les bacilles paratyphiques, loin d’être

gènés dans leur développement par la bile, peuvent y

1. CG onradi.Zur bakteriologischen Frühdiagnose des Typhus. (Münchener med, Wochenschrift, n° 2, 34 et 49, p. 2386).

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