ORIGINE SPONTANÉE DU PUS DAKS LE SANG
j'admets avec M. Tessier que la maladie se produit le plus habituellement sous l'influence délétère de l'encombrement ; mais je suis en opposition avec lui en ce qui touche la phlébite, car j'admets que si l'action miasmatique peut porter sur tous nos tissus, c'est sur les veines que son influence se fait le plus vivement sentir. i> Mais là n'était pas la différence fondamentale. Le typhus chirurgical de M. A. Guérin avait pour condition essentielle l'existence d'une plaie, tandis que la diathèse purulente de Tessier était indépendante du traumatisme.
En même temps, d'ailleurs, Monneret et Fleury (1) (1847) réfutaient les objections faites par Tessier à la phlébite, et montraientque la diathèse purulente ne reposait sur aucune base positive et que la nature de la modification de l'organisme était ignorée. Est-ce la sérosité, la fibrine, ou sont-ce lesglobules du sang qui se transforment en pus? Les globules sanguins peuvent devenir des globules purulents : voilà à quoi se borne cette affirmation. Tessier dit, il est vrai, longuement ce que n'est pas la diathèse purulente, il ne dit nullement ce qu'elle est.
En 4849, M. Sédillot (5) discuta encore la théorie de Tessier et insista de nouveau sur la relation nécessaire, inévitable entre la plaie et les accidents pyohémiques.
Enfin Nélaton, en 1860 et en 1868 (3), adopta bien pour désigner la pyohémie le nom de diathèse purulente, mais cette dénomination n'avait à ses yeux aucune portée doctrinale, et s'il s'en servit, c'est que, a: ne préjugeant rien sur la nature de cet état morbide, elle n'expose pas à consacrer une erreur ]>.
{!) Monneret et Fleury, art. Pyohémie in Gompendium, 1847, p. 278.
(2) Sédillot, de Tlnfcction purulente ou pyohénode, 1849, p. 424.
(3) Mélaton, Éléments de pathologie chirurgicale, revus par Jamaia, 1868, t. I, p. 200.