ORIGINE SPONTÀNËE DU PUS DANS LE SARG
monie sympathique et ce consenms aboutissent à une si dangereuse perturbation lorsque les os participent au travail suppuratif? Qu'on ne me dise pas que la vie est plus profondément atteinte dans les cas où les os ont éprouvé une solution de continuité ; car jerenverrais à nos fractures sans plaies qui, si comminutives qu'elles soient, si violente qu'ait été Taction traumatique, ne sont suivies le plus souvent d'aucune fièvre et se consolident sans dérangement notable de la santé. Qu'on ne me parle pas non plus de l'ébranlement nerveux dans les fractures compliquées de plaies; car il est résulté des trop nombreuses blessures par armes à feu que nous venons de voir, que cet ébranlement n'était pas plus appréciable dans les cas de plaies sans fractures que dans ceux de fractures sans plaies. » A ces arguments, M. Gosselin ajoutait ceux non moins irréfutables de la thérapeutique, faisant ressortir que la septicémie <c dirige trop bien notre prophylaxie et notre thérapeutique, pour qu'on puisse l'en expulser et la remplacer par des vues théoriques qui ne donnent à la prophylaxie que la doctrine de la fatalité i>.
Chauffard répliqua, il est vrai (1), que l'existence seule de l'ostéomyélite suffisait pour expliquer la gravité des traumatismes des os. <c Eh quoi! dit-il, celte ostéomyélite, qui vient compliquer un traumatisme déjà profond et profondément perturbateur, n'est-elle rien par elle-même, en dehors du poison délétère qu'elle va, diton, fournir? Qu'est-il besoin d'autre chose que de sa propre présence pour expliquer la tournure funeste que va prendre l'évolution du traumatisme? »
Chauffard se borna à rejeter d'ailleurs toute possibilité de comparaison entre les fractures môme comminutives et les fractures avec plaies. C'était, il faut l'avouer, facilement tourner une objection capitale ; car entre les deux lésions les différences, consistant en l'exposition ou
(1) Chauffard, Bulletin de rAcadémie de médecine, 1871, ±2 août.