RUPTURE DB L'ÉQUIUBRE DES FORCES VITALES
la non-exposition â l'air du foyer traumatique, sont justement expliquées avec facilité par la doctrine septicémique et ne sauraient l'être par la conception de Chauffard.
Au surplus Chauffard ne répondit guère mieux à l'argument fondé sur les succès de la thérapeutique et du traitement antiseptique. Il argua, en effet, que ces succès dépendaient uniquement de ce que les pansements antiseptiques, en mettant la plaie dans de bonnes conditions, influencent aussi favorablement l'état général et le mettent en état de soutenir sans en être ébranlé les chocs perturbateurs. C'était plus qu'insuffisant. Les succès indubitables et étonnants de la méthode antiseptique sont des arguments brutaux, mais irrésistibles, et qui coofîrraenl trop bien la doctrine septicémique pour être ainsi légèrement déclinés.
M. J. Guérin (1) entreprit encore de réfuter la théorie de Chauffard, déjà si fortement ébranlée. Il essaya de mettre Chauffard en contradiction avec lui-même, mais il n'apporta aucune objection nouvelle,
SéduisîMîte sous certains rapports et en particulier par sa simplicité, mais surtout éloquemment exposée et défendue, la doctrine de la rupture de l'équilibre des forces vitales mises en œuvre pour la réparation du traumatisme n'était en somme que théorie pure, et faisait trop bon marché des résultats acquis par l'anatomie pathologique et l'expérimentation pour avoir chance de se faire accepter.
En vain Chauffard, en 4872 (4), réunit et développa dans un livre ses discours et ses arguments; il montra que chez lui l'écrivain égalait l'orateur, mais il resta seul ou à peu près à défendre et à soutenir sa doctrine.
(1) Chauffard, de la Fièvre traumatiqae et de l'infection purulente; Paris,